« Je pense que certains trouverons cela bizarre et surprenant, mais on peut être gay et maghrébins », déclare Tom Prezman, le réalisateur de Maurice’s Bar, un court-métrage diffusé dans le cadre de la fête du court sur Arte. Il n’est pas facile d'entrer dans les livres d'Histoire quand on est juif algérien, gay et créateur d'un des premiers bars queer de Paris. Voilà pourquoi, Tom Prezman et son acolyte Tzor Edery nous proposent de découvrir un personnage dont peu se souviennent. Et pourtant, l’histoire qui nous est contée en 15 minutes, sort des radars. En 1942, dans un train vers nulle part, une ancienne drag-queen se remémore une nuit passée dans l’un des premiers bars queers de Paris. Mais comment faire pour narrer l’inconnu.
Les deux créateurs de génie ont pris le parti de laisser les échos des ragots des clients raconter ce bar légendaire et son mystérieux propriétaire. Derrière un récit entièrement imaginé, nous plongeons dans un monde entièrement dessiné aux effets de gravures animées, à la découverte de Moïse Zékri. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais ce parfait inconnu, tatoué, homosexuel et venant d’Afrique du Nord a ouvert un établissement où l’on est soi-même en 1906 à Paris.
Cet éclairage artistique et historique sur un des nombreux invisibilisé.e.s.x de notre patrimoine collectif est un petit chef d'œuvre à découvrir de toute urgence.
Disponible gratuitement avant le 10 mai 2025 dans l’émission Court-circuit « Fête du Court » du 23/03/2025 sur arte.fr
Burroughs présente Lee comme quelqu’un d’autodestructeur, « désespérément avide de contact », mais aussi perdu dans ses doutes sur lui-même et sur ce qui le pousse à agir. On le voit ainsi s’efforcer « d’établir un contact tacite » pour créer une relation intime avec un certain Allerton. Mais malgré ses efforts, leur connexion demeure fragile. Chaque échec de leur rapprochement est vécu comme une souffrance pour Lee, une douleur qui semble « trancher l'âme » ce qui le blesse, « comme si son cœur saignait ». L’auteur montre ainsi l’incapacité de Lee à se comprendre, sans le miroir de l’autre et avec pour risque d’engendrer une souffrance intérieure. Au point de s’y perdre ?
La deuxième édition a lieu à la mairie annexe du 14ème arrondissement le 26 avril 2025 (10h-19h). Au programme : rencontres et dédicaces autrices/auteurs, illustratrices, poétesses, ateliers, lectures et tables rondes. L’entrée est libre, 26 rue Mouton Duvernet.
La ville sera le théâtre de la 8ème édition du festival normand du cinéma LGBTQIA+ du 24 au 26 avril. Au programme : 8 séances en avant-première ou en exclusivité, des rencontres avec les équipes de films et des associations. L’année 2025 met davantage en avant la question de la transidentité. Comme chaque année, le public pourra voter à chaque séance pour élire son film préféré. À l’issue du festival, le “Prix du Public” sera remis. Les documentaires et courts métrages font également leur retour. Cinéma Omnia, 28 rue de la République.
Le Musée Maillol accueille l'exposition Robert Doisneau, Instants Donnés, marquant le retour tant attendu des œuvres du photographe dans Paris intra-muros. Avec plus de 400 clichés soigneusement sélectionnés parmi une collection de 450 000, l'exposition nous plonge dans l'univers unique de Doisneau, où le quotidien se mêle à la poésie.
Le monde du cinéma et de la télévision est en deuil avec le décès de Richard Chamberlain, survenu le 29 mars 2025, deux jours avant de fêter ses 91 ans. Célèbre pour son rôle emblématique dans la série Dr. Kildare dans les années 60, qui l’a fait connaître et en Père Ralph de Bricassart dans Les oiseaux se cachent pour mourir en 1983, Chamberlain, le beau blond au physique de surfeur a marqué plusieurs générations par son charisme et son talent. Sa carrière s'est étendue sur plus de cinq décennies, incluant des succès au théâtre et au cinéma.
Du 18 au 21 avril, la Cité de la Mode et du Design se transforme en un carrefour artistique et festif avec l’exposition photo de Mischa Fanghaenel, ancien videur du célèbre club berlinois Berghain. Fort de plus de 20 ans de carrière, ce photographe a passé 15 ans à capturer les visages et les âmes de la nuit. Sa série Nachts, présentée en noir et blanc sur aluminium, révèle une exploration documentaire de l’univers club et de ses transformations, mettant en lumière les fêtards anonymes et les artistes emblématiques de la scène techno.
Le très attendu second opus devrait arriver sur grand écran en 2025, avec les 3 actrices iconiques qui ont fait le succès du film en 2006.
Sorti en 1994, ce film australien représente la marque d’une époque pour toute une génération LGBTQIA+ et bien sûr pour l’art du drag, sans oublier une bande originale très recherchée. On s’attend donc à un message d’inclusion et de diversité avec des thèmes actualisés pour la version 2025.
En presque deux heures, Sebastian, le second long métrage du réalisateur finlandais Mikko Mäkelä, nous entraîne dans les méandres de l’addiction d’un jeune auteur en quête de reconnaissance. Max est un beau gosse de 25 ans qui, pour nourrir ses écrits, puise l’inspiration dans ses propres relations. Écrivain en herbe le jour, la nuit, il charme des hommes plus âgés sur des plateformes d'escorting sous le nom de Sebastian. En choisissant d'exploiter ces expériences personnelles et sexuelles pour enrichir son premier roman, il se laisse happer par l’appât du gain facile et la liberté que lui offre la prostitution sur Internet. La source d’inspiration qu’il en tire le conduit à noircir des pages blanches avec ses moments de sexe tarifés. Mais son éditrice souhaite plus d’authenticité. Max est-il prêt à abandonner son alter ego pour endosser l’identité de celui qui se cache derrière tout cela ? Est-il prêt à assumer les conséquences de cette décision ? Là est la question !
Ce salon qui se tiendra les 12 et 13 avril 2025 a pour objectif de promouvoir la littérature, l'expression populaire, et plus globalement la culture LGBTI+ dans la région et en libre accès.