
Fruit de 5 années de réflexion et publié en avril 2024, Dignitas infinita (une infinie dignité) est le titre de ce texte de 20 pages, qui définit, si besoin en était, la position de l’Eglise catholique sur de nombreux sujets de société. On vous offre un verbatim des sujets concernant les LGBTQIA+, histoire de ne pas passer trop de temps sur des positions éthiques d’un autre temps :
• « théorie du genre » : « toute intervention de changement de sexe risque, en règle générale, de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception », « vouloir disposer de soi, comme le prescrit la théorie du genre, ne signifie rien d’autre que céder à la tentation séculaire de l’être humain se faisant Dieu »;
• criminalisation de l’homosexualité : le texte dénonce « le fait que, dans certains endroits, de nombreuses personnes soient emprisonnées, torturées et même privées du bien de la vie uniquement en raison de leur orientation sexuelle » ;
• changement de sexe : « toute intervention de changement de sexe risque de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception. (…) Cela n’exclut pas la possibilité qu’une personne présentant des anomalies génitales choisisse de recevoir une assistance médicale afin de résoudre ces anomalies » ;
• gestation pour autrui : « l’enfant a le droit, en vertu de sa dignité inaliénable, d’avoir une origine pleinement humaine et non artificielle ».
Amen ?

Le 11 avril 1994 une vingtaine de personnes dans la tourmente de l’épidémie de SIDA qui s’abattait en France, créait SOS Homophobie. De toutes les luttes, le crédo de SOS Homophobie reste inchangé : prévenir, soutenir et militer ! De la ligne d’écoute destinée à aider et soutenir les victimes de l’intolérance et de la haine aux différents combats livrés pour les droits des LGBTI, la mobilisation est permanente.
Le 4 avril, le Conseil des droits humains des Nations Unies a adopté une première résolution condamnant les discriminations et violences régulièrement subies par les personnes intersexes. L’instance onusienne préconise « la rédaction d’un rapport mondial détaillé, afin de déconstruire les mythes et clichés, et veiller à ce que ces enfants puissent grandir », explique le site Stop Homophobie.
A Krasnodar (sud ouest), la justice russe a condamné deux femmes qui se sont embrassées devant un café, avant de publier la vidéo sur les réseaux sociaux. Elles devront payer l’équivalent de 500€ chacune.


Pour faire face à l’interdiction de vente de livres LGBTQIA+ dans certains états américains, la plus célèbre drag queen du monde a fondé un marché de livres en ligne dédié aux livres communautaires (
Une nouvelle étape pour ce beau projet de mise à l’abri des jeunes LGBT (Centre LGBT Côte d’Azur) : les clés du premier studio mis à disposition par le Centre d’Action Social de la ville. La suite : des locaux et d’autres appartements. Avec de la volonté, on peut déplacer des montagnes ! 
L’association 
Depuis l’arrivée du gouvernement d’extrême droite en Italie, les droits LGBTQIAP+ sont mis à mal. L’an dernier, il a été demandé aux mairies de supprimer rétroactivement les noms des mères non biologiques sur les certificats de naissances. C’est une volte-face notable qui vient d’être infligée à Giorgia Meloni. Le mardi 5 mars, le tribunal de Padoue a jugé que des enfants pouvaient avoir deux mères mentionnées sur leur certificat de naissance. Cela donne un nouvel élan aux procureurs de toute la botte afin de reconsidérer cette circulaire arbitraire et homophobe envoyée début 2023 aux autorités municipales.
La Fierté devrait être sûre et accueillante pour chacun d'entre nous. Pourtant, la participation de la police au carnaval Midsumma et à la Marche des Fiertés exclut de nombreuses personnes homosexuelles, en particulier celles qui ont été victimes d'abus, d'agressions, de harcèlement, de profilage et d'autres formes de maltraitance de la part de la police de l'État de Victoria. Selon les données de l'ABS, la moitié des gays, lesbiennes et bisexuels ne font pas confiance à la police.