
Le vendredi 20 mars est à marquer d’une pierre blanche. Le Cour administrative suprême de Pologne a brisé un tabou institutionnel. En annulant le refus de transcrire un acte de mariage entre conjoints de même sexe célébré dans l’Union européenne, elle impose à l'administration de garantir les droits concrets au séjour et à la vie familiale.
Ce verdict s’aligne sur la jurisprudence de la CJUE de novembre 2023 : la libre circulation des citoyens prime sur les blocages nationaux. Une avancée qui permet aux institutions de prendre note de ce mot d’ordre et ainsi adapter leurs pratiques comme le précise Stop.Homophobie. Même si la définition du mariage reste inchangée en Pologne, l'État ne peut plus ignorer les droits fondamentaux européens. Une victoire du pragmatisme juridique sur l'idéologie.

Les droits des couples homosexuels évoluent lentement mais sûrement en Ukraine. Alors que la guerre bat toujours son plein sur le territoire, la Cour suprême du pays reconnaît désormais les couples de même sexe comme des familles. Cette décision fait suite à la demande, en 2024, d'un diplomate ukrainien en poste en Israël pour que son compagnon l'accompagne en tant que membre de sa famille.
La Grèce vient de franchir une nouvelle étape dans l’égalité des droits pour les personnes LGBTQIAP+. Le Conseil d’État a confirmé vendredi 20 mars la constitutionnalité du mariage civil et de l’adoption pour les couples de même sexe, validant une réforme déjà adoptée en février 2024. 
On savait Zohran Mandani, le maire de NYC, engagé dans la protection des personnes LGBT ; il vient de frapper un grand coup en nommant l’avocate Taylor Brown, une femme trans, à la tête du premier Bureau municipal des affaires LGBT de l’histoire de la ville. Ce nouvel organe a notamment pour vocation de coordonner les politiques destinées à la communauté, de s’assurer du respect des règles d’égalité dans les institutions et de prévenir les discriminations.
La Cour suprême de Finlande a statué. Pour avoir qualifié l'homosexualité de « trouble du développement psychosexuel » dans un pamphlet publié en 2004, l’ancienne cheffe de file du parti des Chrétiens-démocrates et ex-ministre finlandaise de l’Intérieur, Päivi Räsänen, vient d’être définitivement jugée coupable d’insultes LGBTphobes. Elle est condamnée à une amende de 1 800 €.
On ne s’attendait pas à un programme progressiste de la part du chef de file de la droite « classique » pour les présidentielles. Dans la foire d’empoigne avec le RN et pour tenter de ramener des électeurs dans le giron de LR, Bruno Retailleau souhaite un « moratoire sociétal » sur tous les sujets de société.
Selon un sondage IFOP, les deux partis extrêmes se hissent en tête des intentions de vote des LGBT+ aux présidentielles : Bardella 27%, Mélenchon 25%, soit 10 à 15 points de plus que lors du dernier sondage de 2022. 56% des personnes LGBT+ interrogées affirment être de gauche, contre 44% de la population française, le RN recueillant 10 points de moins que dans l’ensemble de l’hexagone.
L’élection de Dominik Krause à la tête de la capitale de la Bavière est un double symbole historique. En plus de devenir, à tout juste 35 ans, le 1er maire écologiste de la ville de Munich après 42 ans aux mains du SPD, l’édile est ouvertement gay. Celui qui se surnomme « Bürgaymeister » a remporté le second tour avec 56,4 % des voix après une remontée fulgurante entre les deux tours, alors qu’il plafonnait au premier tour à 29,5 %. Une campagne sur les réseaux sociaux ultra-active autour des transports et des logements semble avoir fait la différence.
Le ministre malaisien des Affaires religieuses, Zulkifli Hasan, a suscité l'indignation en liant orientation sexuelle et épuisement professionnel. Selon lui, les pressions au travail pourraient pousser certains hommes vers l'homosexualité, une affirmation dénuée de tout fondement scientifique. Interpellé sur la hausse des comportements dits « déviants », le ministre a déclaré : « le stress et la pression environnementale, notamment sur le lieu de travail, sont des facteurs contributifs ». Cette sortie intervient dans un pays où l'homosexualité reste criminalisée et passible de peines de prison. Les associations de défense des droits humains dénoncent une rhétorique « absurde » qui stigmatise davantage la communauté LGBTQ+ sous couvert de santé mentale quand la futilité du propos a généré un vent d’hilarité sur les réseaux sociaux.
L’ARCOM peut-elle sévir contre les podcasts ? Pour la première fois l’autorité de régulation audiovisuelle a été saisie du contenu d’un podcast masculiniste, les 10 000 pas, animé par « Le raptor ». Dans un épisode intitulé Les Frances parallèles, mis en ligne le 31 août 2025, celui-ci lance des phrases charmantes comme « le monde souffre d’une épidémie d’homosexualité » ou « je ne veux pas m’encombrer de pédales à ma table ». Selon Le Monde, l’Arcom « a jugé cette requête recevable, et l’instruira dans les prochaines semaines ». Le quotidien souligne qu’une radio ou télé ne pourrait diffuser de tels propos sans se voir sanctionner.
C’est un bras de fer judiciaire sans précédent au sein de l'UE. Le parquet de Budapest a officiellement engagé des poursuites contre le maire libéral Gergely Karácsony pour avoir maintenu la Marche des fiertés le 28 juin 2025, malgré une interdiction policière. S'appuyant sur une loi de mars 2025 prohibant les manifestations promouvant l'homosexualité au nom de la « protection de l'enfance », la justice réclame une amende via une procédure sommaire. L'élu, qui a transformé le défilé en « événement municipal » pour contourner le veto, assume son acte de résistance culturelle. « Je suis passé de suspect fier à accusé fier. C’est le prix à payer pour défendre sa liberté », a réagi l'édile sur les réseaux sociaux. Alors que 300 000 personnes ont bravé l'interdiction l'été dernier, les ONG dénoncent une « attaque frontale » contre l’État de droit.