
Au lendemain de la Saint Valentin, le 15 février, la Grèce est devenue le premier pays à majorité chrétienne orthodoxe à légaliser le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par les couples de même sexe. Après deux jours de débat, le texte a été approuvé par 176 des 254 députés présents au Parlement. Le premier ministre, M. Mitsotakis a salué « un tournant pour les droits de l’homme dans un pays progressiste et démocratique, passionnément attaché aux valeurs européennes ». Les associations et la communauté LGBTQIAP+ ont manifesté leur joie dans les rues pour ce jour historique. Quelques jours plus tard, le 22 février, un synode extraordinaire des prêtres s'est réuni dans le diocèse du Pirée pour traiter des conséquences de l'adoption de la loi sur le mariage homosexuel. Dans la foulée, le métropolite du Pirée Séraphim a excommunié les 175 député.e.s ayant voté pour le mariage pour tou.te.s en Grèce tout en précisant qu’il annulera l'excommunication s'ils interdisent de nouveau le mariage pour tou.te.s.

Rien ne va plus en Afrique. Les pays les uns après les autres restreignent les droits des LGBT. Le dernier en date est le Ghana qui par la voix de ces députés vient de voter le texte, intitulé « Droits sexuels humains et valeurs familiales » qui est un élargissement des sanctions pénales à l’encontre des personnes LGBT+ et de leurs sympathisants, ainsi que la promotion et le financement d’activités liées, avec des peines allant jusqu’à 3 et 5 ans d’emprisonnement et 10 ans, si des mineurs y sont exposés.
La situation des activistes LGBT et alliés se complexifie en Argentine. A l’instar de Pierina Nochetti qui a été arrêtée pour avoir fait un graffiti en soutien à la communauté LGBT. Elle encourt une peine pouvant aller jusqu’à 4 ans de prison. Affaire à suivre avec le procès qui va s’ouvrir.
Dans la lignée des pays qui s’arqueboutent contre la communauté LGBT, la Biélorussie examine une proposition de loi visant à sanctionner la « promotion des relations familiales non traditionnelles ».
Viktor Orban n’a de cesse depuis son accession au pouvoir de restreindre tout ce qui a attrait à l’homosexualité et au changement de sexe. La culture est à ce titre l’une des premières cibles puisqu’elle est tenue de ne pas en faire la promotion. Force est de constater que parfois, quand ça ne veut pas, ben ça ne veut pas. En effet, en 2023, l’enseigne Lira avait été condamnée à payer une forte amende car l’ouvrage Heartstopper n’était pas emballé comme il se doit, laissant donc la possibilité aux jeunes de découvrir le contenu. Cette infraction à la loi et la pénalité qui a été exigée à la chaine vient de tomber à la suite d’une erreur d’interprétation du texte de loi. En effet, la justice hongroise a remarqué qu’une virgule mal placée changeait la manière de comprendre ce qui était réclamé. En fait, il était requis un emballage fermé que pour les livres « vendus séparément d’autres produits ». Étourderie volontaire ou non, nous ne retiendrons simplement que cette interdiction n’a plus lieu d’être.
L'année dernière, la Cour suprême de Russie a qualifié d'« extrémiste » le « mouvement LGBT international », précisant qu'il n'existe pas. De nombreuses descentes dans des clubs gays ont été effectuées afin de persécuter les personnes LGBTQ+.
Après un premier vote du Sénat, l’Assemblée Nationale a approuvé cette loi à l’unanimité des députés présents (331 votants) début mars. Le point le plus important est l’ajout d’une réparation financière : 10 000€ auxquels s’ajouteraient 150€ par jour de privation de liberté.
Manuel Guerrero Aviña, un ressortissant mexico-britannique de 44 ans vivant depuis 7 ans dans l’Emirat est détenu dans les geôles du Qatar depuis le 4 février parce qu’il est gay. Dans ce pays, où les rapports sexuels entre personnes du même sexe sont criminalisés, la police lui aurait tendu un piège sur l’application Grindr en utilisant un faux profil comme le rapporte le quotidien Le Parisien.
Lors d’une interview à Media97+, le sujet de l’homosexualité est abordé. Et comme on peut s’y attendre, l’ancien humoriste a excellé dans ses propos. Après avoir expliqué que l’homosexualité au Cameroun n’était pas une affaire publique puisqu’interdite, il a glissé sur Gabriel Attal en fustigeant le fait qu’il puisse être à un tel poste et ouvertement gay. « Je ne pense pas que ce soit possible de confier les responsabilités d'un pays, d'un gouvernement à une personne faisant partie de la communauté homosexuelle », a-t-il exposé. Pour lui, c’est une faute d’afficher aux yeux de tous cette « sensibilité » : « il n'aurait pas dit officiellement qu'il est homosexuel, il n'aurait pas pris cet argument-là comme étant le marqueur d'une démocratie qui fonctionne... Je pense que c'est le marqueur d'une démocratie qui défaille qu'un premier ministre vienne dire « je suis homosexuel.» C'est une erreur ! ». Et de poursuivre en argumentant sur le fait qu’« il est préférable d'avoir quelqu'un d'autre à la place. Il fait ce qu'il veut chez lui mais je ne veux pas être au courant. Je ne veux pas qu'il m'explique qu'il a un mari... ça ne m'intéresse pas ! Je préfère que ce soit une personne qui a une femme, qui a des enfants et qui est confronté aux mêmes problèmes que moi ». Donc ce qui coince, c’est le fait de ne pas pouvoir vous projeter dans ceux qui vous gouvernent. Au contraire, vous devriez en qualité de personnage issu de minorité vous réjouir de l’éclectisme du gouvernement quelle que puisse être sa tendance politique ; il doit être le reflet de la population française et ne vous en déplaise, les LGBT en sont partie prenante. Et plus de personnes issues de la classe politique, des responsables d’entreprises, des dirigeants seront out, plus cela permettra à d’autres de s’assumer sans craintes, car c’est ça la France, un pays qui accepte tout le monde.