
Le 12 août, la haute cour d’Eldoret a rendu une décision historique en Afrique : elle a contraint le gouvernement kenyan à légiférer sur les droits des personnes transgenres. Un jugement inédit, qui fait suite au combat d’une femme trans arrêtée en 2019 et victime de traitements humiliants en détention, notamment de fouilles dégradantes et d’examens médicaux invasifs. La justice a reconnu une violation de ses droits et lui a attribué 7 700€ d’indemnisation.
Plus important encore, le tribunal a donné ordre au gouvernement d’adopter une loi spécifique, le transgender protection rights act, ou d’amender le projet en cours sur les personnes intersexes. La décision marque une étape décisive, ouvrant la voie à une reconnaissance juridique et a une protection contre la discrimination. La balle est désormais dans le camp du parlement, dont la réponse déterminera si le Kenya devient un pionnier africain en matière de droits trans.

La Haute Cour de l’Andhra Pradesh a rendu un jugement historique en affirmant que les femmes transgenres doivent être reconnues comme des femmes au regard de la loi indienne, rejetant la définition basée uniquement sur la capacité à procréer.
L’association lgbtqia+ de la Sarthe, Homogène, a obtenu l’annulation d’un camp de trois jours prévus en août 2025 à Parigne-l’Evêque. La manifestation, organisée dans un lieu privé, devait accueillir Jannick Christen, militante reconnue pour ses propos transphobes et son engagement contre la transidentité. Craignant des pratiques de thérapies de conversion, interdites en France depuis 2022, l’association a alerté les autorités et le centre d’accueil.
Le militant LGBTQI+ turc Enes Hocaoğulları a été arrêté à son retour à Ankara suite à son intervention au 48e Conseil de l’Europe où il a exposé les abus multiples de son gouvernement à l’encontre de la démocratie, des droits civiques et LGBTQIAP+.
Nouvelle déconvenue judiciaire pour Donald Trump. Jeudi, une cour d’appel américaine a confirmé qu’il n’était pas légal de restreindre la délivrance de passeports aux seules mentions “masculin” et “féminin”.
Harvard University a supprimé ses sites pour le Centre LGBTQ+ et le Centre pour les femmes, semblant céder aux pressions de l'administration Trump. The Advocate explique que ces actions interviennent après la menace de retrait de financement fédéral et d'enquête sur ses programmes DEI (Diversité, Équité, Inclusion), jugés contraires aux intérêts du gouvernement.
Le 10 avril, lors d’un « café des parents » au collège Les Ormeaux, Réseau des parents a diffusé des conseils d’hygiène fortement stéréotypés : « produits tout-en-un pour les garçons » et « soins » ou « parfums » pour les filles, provoquant l’indignation d’Astrid Brobecker, élue écologiste dans les pages du quotidien gratuit 20 Minutes.
Dans un message publié sur Instagram, il accuse la présidente de la région d’avoir « épousé sans complexe les obsessions de l’extrême droite contre les droits des personnes LGBT ». La décision de réduire ce financement, qui soutenait depuis plusieurs années les actions en faveur de l’égalité et des droits des LGBT, a suscité une vive opposition.
Lors d’une séance le 26 juin, ils se sont habillés aux couleurs de l’arc-en-ciel et ont disposé leurs corps pour former un drapeau humain dans l’hémicycle, en réponse à la suppression de leur participation officielle. Nyke Slawik, députée transgenre, a dénoncé ce recul symbolique, rappelant que le drapeau arc-en-ciel flottait déjà en 2021 au sommet du Reichstag, marquant une avancée pour la visibilité LGBTQ+.
La juge Julia Kobick a jugé que cette politique, introduite en janvier 2025, constituait une discrimination injustifiée envers les personnes trans et non binaires, et a étendu une précédente suspension partielle à l’ensemble du territoire américain (source : stophomophobie.fr).
Le parti Vooruit et le ministre de l’Égalité des Chances, Rob Beenders, souhaitent inscrire le droit de se marier pour les couples de même sexe dans la Constitution belge.