

L'Assemblée nationale pourrait bientôt débattre d'un sujet sensible : le changement de genre à l'état civil. Les groupes de gauche, réunis sous le Nouveau Front Populaire, préparent une proposition de loi visant à simplifier ces démarches administratives, qui ont été suspendues suite à la dissolution précipitée de l'Assemblée.
La proposition s'inscrit dans le cadre d'une lutte continue, soutenue par diverses associations, pour déjudiciariser le processus de changement de genre, jugé long et complexe. Les personnes transgenres sont actuellement tenues de prouver leur identité devant un tribunal, une exigence que l'association Toutes des Femmes juge "stressante" et discriminatoire. En signe de protestation, cette association a pris l'initiative d'envoyer de fausses convocations à des députés, y compris Gabriel Attal, pour illustrer l'absurdité de la situation.
Maud Royer, présidente de l'association, a souligné la montée des attaques contre les personnes trans et a précisé que la procédure actuelle ne fait qu'aggraver les discriminations. Dans le but de sensibiliser, une campagne intitulée "Juge pas mon genre" a recueilli près de 40 000 signatures, témoignant du soutien massif en faveur de cette réforme.
Avec des figures politiques engagées comme Andy Kerbrat et Danièle Obono, l'Assemblée pourrait s'apprêter à marquer une étape significative dans la reconnaissance des droits des personnes trans en France. Alors que le débat promet d'être intense, la société semble prête pour un changement tant attendu.

Le dimanche 27 octobre, Séoul a été le théâtre d’un rassemblement exceptionnel. Près de 1 million de personnes (selon les organisateurs) se sont réunies pour dénoncer les droits des personnes LGBT+. Cette messe géante, organisée par des groupes chrétiens, visait à « expier les péchés du pays » face aux récentes évolutions législatives en matière de droits des homosexuels, notamment une décision de justice qui permet aux couples de même sexe de bénéficier de la Sécurité sociale. 
Le Golden State reste l'état providence des USA pour les LGBTQIAP+.


Une vidéo circule montrant un couple gay obligé de défiler dans les rues de Rumuewhara, au Nigéria, sous les coups et les propos homophobes d’une foule qui se délecte de la violence qu’elle fait subir à ces deux garçons. Dans ce pays qui condamne l’homosexualité avec de la prison, ce genre d’exaction est courant.
La police russe a fait une descente dans des boîtes de nuit et a arrêté plus de 50 personnes LGBT+ en une seule nuit. Sous couvert que le mouvement LGBT+ est depuis cette année aux yeux de la loi russe « un mouvement extrémiste terroriste », les autorités n’ont de cesse de traquer la communauté partout où elle se trouve. En visionnant les images qui circulent sur les réseaux sociaux, on assiste à des raids armés dans deux discothèques de Moscou. Les soirées ont été interrompues à l’improviste et dans une violence verbale et physique, les clients ont été mis à terre, à plat ventre au sol. La peur est palpable, l’incompréhension visible sur les visages pétrifiés de toutes ces personnes venues juste s’amuser. Mais tout ce qui est estampillé LGBT+ n’a plus le droit de citer en Russie. C’est la première fois qu’autant d’individus sont arrêtés en une seule fois. Dans le même temps, un propriétaire d’établissement de nuit fait aussi les frais de cette répression liberticide, puisqu’il vient d’être arrêté et son entreprise fermée puisque LGBT. 
Il semblerait que la Russie voie dans tous les aspects de l’homosexualité, la présence de Satan. En tous les cas, c’est sous couvert d’être « adepte du satanisme » qu’un directeur de centre médical à Oulianovsk a été arrêté par les services de sécurité russe, le 4 octobre. 
Alors que Salomé Zourabichvili, la présidente géorgienne avait exprimé son désaccord sur une loi controversée qui vise à restreindre les droits des personnes LGBT+ en refusant de la signer, le président du parlement en a décidé autrement. Pour ce pays qui emboite le pas à la Russie en adoptant des lois LGBTophobes toujours plus drastiques pour soi-disant renforcer les « valeurs familiales », cette nouvelle décision complique encore un peu plus son entrée dans l’Union européenne. En effet, le texte promulgué un large champ de liberté puisqu’il interdit le drapeau LGBT+ en public, les prides, le fait d’évoquer l’existence des LGBTQ+ dans les livres et les films et les transitions médicales. Dans la foulée, le parlement européen a voté la mise en place de sanctions ciblées et précise que si la législation n'est pas abrogée, les relations entre la Géorgie et l'UE ne pourront pas progresser. L’intégration du pays dans l'UE est donc à ce jour suspendue.
Eric Zemmour a été auditionné le jeudi 5 septembre à 13h30 devant le Tribunal correctionnel, à la suite d’une plainte déposée par STOP Homophobie, Mousse et Adheos, pour provocation publique à la haine ou à la violence envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle et identité de genre. Cela remonte à une de ses interventions publiques le 29 octobre 2021 à Pleurtuit, en Ille-et-Vilaine, où il avait déclaré, évoquant les personnes LGBTQ+ : « nous devons virer ces gens-là de notre école », « laisser entrer le lobby LGBT avec cette idéologie transgenre, je trouve ça criminel ». Espérons que les peines encourues soient à la hauteur de la virulence de ces propos.
Une circulaire de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), mise en circulation en juillet, suscite des inquiétudes chez les futurs parents ayant recours à la GPA à l’étranger, puisque la pratique est interdite en France. Ces derniers craignent que ce texte complique leurs démarches administratives. Dans un communiqué daté du 13 septembre, l'association des Parents et futurs Parents Gays et Lesbiens (APGL) a annoncé avoir saisi le Conseil d'État pour contester cette circulaire du 11 juillet. L'association dénonce une « atteinte grave aux droits fondamentaux des enfants » et une « volonté de discriminer les enfants nés de GPA », comme le rapporte La Voix du Nord.
Un projet de loi visant à interdire l’adoption d’enfants russes à des ressortissants de pays autorisant la transition de genre vient d’être voté par les députés russes. Le président de la Douma, qui porte ce texte, explique que cette décision a pour objectif « la protection de l’enfant ». Ce décret est une énième loi qui vient s’ajouter aux nombreux autres anti-LGBT. Bien que cette proposition doit encore être votée par le Conseil de la fédération, puis promulguée par Vladimir Poutine, cela ne devrait pas poser plus de souci que cela. La Grande Russie orchestre une disparition progressive de la communauté LGBT et des incidences qu’elle pourrait avoir sur le pays.