
En huit ans, les Seychelles, petites îles africaines, sont passées d'un pays qui menaçait les personnes LGBTQ de prison à un pays qui protège les personnes LGBTQ contre les violences motivées par la haine. Jusqu'en 2016, la loi seychelloise prévoyait des peines de prison allant jusqu'à 14 ans pour les relations homosexuelles entre hommes.
Aujourd'hui, une nouvelle loi révisée prévoit des peines d'emprisonnement plus lourdes pour les crimes violents motivés par l'hostilité envers les victimes en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur sérologie, de leurs caractéristiques sexuelles, de leur race, de leur religion ou de leur handicap.

La Présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen a missionné le 17 septembre Hadja Lahbib, en qualité de nouvelle Commissaire européenne à l'Égalité, pour interdire les thérapies de conversion dans toute l'Union européenne dans sa feuille de route, il est expressément notifié : « vous proposerez également une nouvelle stratégie pour l'égalité des LGBTIQ pour l'après-2025. Cette stratégie devrait notamment mettre l'accent sur la persistance du harcèlement et de la violence motivés par la haine, y compris en ligne, et sur l'interdiction de la pratique des thérapies de conversion ».
 Espérons que ces orientations permettront une avancée significative des droits LGBTQI+ en Europe qui n’a de cesse de sombrer dans des lois liberticides à l’attention de la communauté. 
En septembre, la Biélorussie s'est transformée en une zone de répression totale contre la communauté LGBTQ+. Au cours du mois dernier, on a recensé de nombreux cas de répression et de harcèlement de représentants de la communauté transgenre par les autorités biélorusses. Plus de 15 représentants de la communauté LGBTQ+ (dont 8 personnes trans) ont été détenus, torturés et maltraités physiquement. Ils ont été détenus pour avoir souscrit à des ressources jugées « extrémistes », ont subi des violences physiques et psychologiques et ont été contraints d'avouer des crimes qu'ils n'avaient pas commis. Nombre d'entre eux ont été contraints de fuir le pays pour sauver leur vie. TG House demande à chacun d'être attentif à sa sécurité : supprimez votre correspondance, utilisez des canaux de communication sécurisés et soyez prudent dans les communications. Il est important de minimiser les risques afin de ne pas devenir la prochaine victime de la répression.
Bonne nouvelle. Le gouverneur du Kentucky a signé le 17 septembre 2024 un décret interdisant l'utilisation de la thérapie de conversion sur les mineurs. 
Le 24 septembre 2024, le roi de Thaïlande a promulgué la loi ouvrant le mariage pour tous. L’ancien Royaume du Siam devient ainsi le 3ème pays d’Asie à reconnaitre l’union des couples de même sexe, après le Népal et Taïwan.
Nawaat, le média indépendant tunisien retranscrit la pression exercée par le « régime du président de la République, Kais Saied,de ses supporters et de ses suppôts médiatiques » sur les associations LGBT+. Après la manifestation du 13 septembre qui exprimait la colère face aux dérives autoritaires, certains activistes queer qui y participaient sont sous le coup de poursuites judiciaires sans explication particulière. Mais il semblerait que ces tensions sont le jeu d’un président qui joue sur « l’aversion persistante d’une grande frange de la société envers les minorités sexuelles », point électoral non négligeable pour Kais Saied qui est candidat à sa propre succession.
L’homophobie touche aussi les plus hautes sphères de l’Etat, jusqu’au Haut Conseil à l’Egalité. Sylvie Pierre-Brossolette, sa présidente, a été poussée vers la sortie après de nombreux signalements de propos sexistes, racistes, islamophobes et homophobes, rien que ça ! Pourtant, cette instance est chargée de produire des rapports d’expertise au Premier ministre, justement sur l’état des discriminations dans l’Hexagone. Il aura quand même fallu 7 mois pour la rendre démissionnaire, après de nombreux signalements syndicaux dès janvier 2024. Elle a été remplacée par Bérangère Couillard, ex-ministre de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations. C’est ça l’égalité, camarade ! 
Dans le quotidien Le Monde du 3 septembre, trois spécialistes de la reproduction s'expriment dans une tribune autour de la GPA. La Gestation Pour Autrui est un sujet qui divise en France alors que dans de nombreux pays, cette pratique est autorisée. Certains y voient un acte immoral à la limite de l’esclavagisme moderne quand d’autres y voient un nouveau moyen de faire famille. Nos politiques s’écharpent sur le concept même autour d’arguments moraux quand de plus en plus de nos concitoyens se disent favorables à une ouverture de cette nouvelle voie de procréation.
Rien ne va plus. On ne serait pas loin d’un autodafé tellement la directive en place est radicale : faire disparaître des rayons des bibliothèques tous les ouvrages faisant référence aux thématiques LGBTQ. Non, vous ne rêvez pas, c’est en bien vrai et c’est de l’autre côté de la Manche que cela est en train de se dérouler. C'est à chaque fois, le même modus operandi, une plainte de parent sur le contenu d’un ouvrage et c’est tout qui disparaît.
Face à la montée de la LGBTphobie en Bulgarie, l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara demande à la Commission européenne de prendre des mesures pour répondre aux dernières lois lgbtphobes en vigueur dans ce pays membre de l’Union Européenne. Dans le giron d’Orban, le président hongrois, les autorités bulgares viennent en effet d’interdire la propagande LGBTQIA+. Ce qui a pour objectif de cibler et stigmatiser la communauté et d’entraîner un climat de peur. Alors que de nombreux autres pays s’inquiètent de ces prises de positions, espérons que son appel se fera entendre et que des sanctions pourront être prises au plus vite.
Le pays serait en train de réfléchir à une proposition de loi pour punir l’homosexualité de 10 ans de prison. Si la plus lourde peine est réservée aux adultes, les enfants sont aussi la cible de cette proposition discriminatoire puisque à partir de 10 ans, ils seront emprisonnés 3 ans et ceux qui ont entre 16 et 18 ans le seront pendant 6 ans. Cette démarche en vue de réprimer au plus haut de l’état l’homosexualité, semble suivre la voie empruntée par des nombreux autres pays africains.