
La Présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen a missionné le 17 septembre Hadja Lahbib, en qualité de nouvelle Commissaire européenne à l'Égalité, pour interdire les thérapies de conversion dans toute l'Union européenne dans sa feuille de route, il est expressément notifié : « vous proposerez également une nouvelle stratégie pour l'égalité des LGBTIQ pour l'après-2025. Cette stratégie devrait notamment mettre l'accent sur la persistance du harcèlement et de la violence motivés par la haine, y compris en ligne, et sur l'interdiction de la pratique des thérapies de conversion ».
 Espérons que ces orientations permettront une avancée significative des droits LGBTQI+ en Europe qui n’a de cesse de sombrer dans des lois liberticides à l’attention de la communauté.

En septembre, la Biélorussie s'est transformée en une zone de répression totale contre la communauté LGBTQ+. Au cours du mois dernier, on a recensé de nombreux cas de répression et de harcèlement de représentants de la communauté transgenre par les autorités biélorusses. Plus de 15 représentants de la communauté LGBTQ+ (dont 8 personnes trans) ont été détenus, torturés et maltraités physiquement. Ils ont été détenus pour avoir souscrit à des ressources jugées « extrémistes », ont subi des violences physiques et psychologiques et ont été contraints d'avouer des crimes qu'ils n'avaient pas commis. Nombre d'entre eux ont été contraints de fuir le pays pour sauver leur vie. TG House demande à chacun d'être attentif à sa sécurité : supprimez votre correspondance, utilisez des canaux de communication sécurisés et soyez prudent dans les communications. Il est important de minimiser les risques afin de ne pas devenir la prochaine victime de la répression.
Bonne nouvelle. Le gouverneur du Kentucky a signé le 17 septembre 2024 un décret interdisant l'utilisation de la thérapie de conversion sur les mineurs. 
Le 24 septembre 2024, le roi de Thaïlande a promulgué la loi ouvrant le mariage pour tous. L’ancien Royaume du Siam devient ainsi le 3ème pays d’Asie à reconnaitre l’union des couples de même sexe, après le Népal et Taïwan.
Nawaat, le média indépendant tunisien retranscrit la pression exercée par le « régime du président de la République, Kais Saied,de ses supporters et de ses suppôts médiatiques » sur les associations LGBT+. Après la manifestation du 13 septembre qui exprimait la colère face aux dérives autoritaires, certains activistes queer qui y participaient sont sous le coup de poursuites judiciaires sans explication particulière. Mais il semblerait que ces tensions sont le jeu d’un président qui joue sur « l’aversion persistante d’une grande frange de la société envers les minorités sexuelles », point électoral non négligeable pour Kais Saied qui est candidat à sa propre succession.
L’homophobie touche aussi les plus hautes sphères de l’Etat, jusqu’au Haut Conseil à l’Egalité. Sylvie Pierre-Brossolette, sa présidente, a été poussée vers la sortie après de nombreux signalements de propos sexistes, racistes, islamophobes et homophobes, rien que ça ! Pourtant, cette instance est chargée de produire des rapports d’expertise au Premier ministre, justement sur l’état des discriminations dans l’Hexagone. Il aura quand même fallu 7 mois pour la rendre démissionnaire, après de nombreux signalements syndicaux dès janvier 2024. Elle a été remplacée par Bérangère Couillard, ex-ministre de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations. C’est ça l’égalité, camarade ! 
Dans le quotidien Le Monde du 3 septembre, trois spécialistes de la reproduction s'expriment dans une tribune autour de la GPA. La Gestation Pour Autrui est un sujet qui divise en France alors que dans de nombreux pays, cette pratique est autorisée. Certains y voient un acte immoral à la limite de l’esclavagisme moderne quand d’autres y voient un nouveau moyen de faire famille. Nos politiques s’écharpent sur le concept même autour d’arguments moraux quand de plus en plus de nos concitoyens se disent favorables à une ouverture de cette nouvelle voie de procréation.
Emboîtant le pas à sa voisine hongroise, ce pays de l’ex bloc soviétique interdit désormais toute « propagande LGBT » à l’école. Le 7 août, le parlement a adopté a la quasi unanimité une loi rendant illégal au sein des écoles, le fait d'encourager cette « orientation sexuelle non traditionnelle ». Dès lors, pas simple d’exposer la réalité en cours d’éducation sexuelle. Pire : ce texte rend difficile la lutte contre le harcèlement scolaire que subissent les jeunes LGBTQIA+
On connaissait le Texas conservateur. L’État organise tout pour entraver la vie des personnes trans.
Un de plus. Le 11 juillet dernier, l’Agence France Presse qui a pu consulter le compte rendu officiel d’un conseil des ministres Burkinabé nous informe d’un projet de loi interdisant l’homosexualité. Jusqu’à présent, celle-ci n’était absolument pas dans le collimateur des autorités. Mais depuis qu’une trentaine de pays africains prennent des lois discriminatoires à l’attention de la communauté LGBTQI+, il semblerait que les pays les plus ouverts du continent prennent la même direction. Le régime militaire à la tête du pouvoir au Burkina Faso en est l’exemple.
Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il aura fallu que le couple d’hommes Kim Yong-min et So Seong-wook soit face à une impasse pour que les choses changent, comme l’explique Stop Homophobie. Bien que mariés symboliquement, puisque le mariage n’est pas ouvert aux personnes de même sexe en Corée, ils bénéficiaient d’une assurance couverture sociale commune comme le prévoit la loi. Mais suite à la découverte que ce couple était homosexuel, les prestations ont été stoppées. Face à cette discrimination, ils ont porté plainte. Le tribunal administratif de Séoul a rejeté la demande, et un an plus tard la Haute cour de Séoul annulait à son tour la décision et demandait le rétablissement de leurs droits de santé. Jusqu’au 18 juillet, où le tribunal suprême a confirmé le fait au service public d’assurance santé (NHIS) de reconnaître les conjoints des couples de même sexe.