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  • Le pays serait en train de réfléchir à une proposition de loi pour punir l’homosexualité de 10 ans de prison. Si la plus lourde peine est réservée aux adultes, les enfants sont aussi la cible de cette proposition discriminatoire puisque à partir de 10 ans, ils seront emprisonnés 3 ans et ceux qui ont entre 16 et 18 ans le seront pendant 6 ans. Cette démarche en vue de réprimer au plus haut de l’état l’homosexualité, semble suivre la voie empruntée par des nombreux autres pays africains.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Face à la montée de la LGBTphobie en Bulgarie, l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara demande à la Commission européenne de prendre des mesures pour répondre aux dernières lois lgbtphobes en vigueur dans ce pays membre de l’Union Européenne. Dans le giron d’Orban, le président hongrois, les autorités bulgares viennent en effet d’interdire la propagande LGBTQIA+. Ce qui a pour objectif de cibler et stigmatiser la communauté et d’entraîner un climat de peur. Alors que de nombreux autres pays s’inquiètent de ces prises de positions, espérons que son appel se fera entendre et que des sanctions pourront être prises au plus vite.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Emboîtant le pas à sa voisine hongroise, ce pays de l’ex bloc soviétique interdit désormais toute « propagande LGBT » à l’école. Le 7 août, le parlement a adopté a la quasi unanimité une loi rendant illégal au sein des écoles, le fait d'encourager cette « orientation sexuelle non traditionnelle ». Dès lors, pas simple d’exposer la réalité en cours d’éducation sexuelle. Pire : ce texte rend difficile la lutte contre le harcèlement scolaire que subissent les jeunes LGBTQIA+

    D’éventuelles sanctions de l’Union européenne, dont le pays fait partie, pourraient-elles faire changer de direction ? On en doute, vu le peu d’actes concrets qui ont suivi la promulgation d’une loi similaire en Hongrie.

    Bruno De
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  • Rien ne va plus. On ne serait pas loin d’un autodafé tellement la directive en place est radicale : faire disparaître des rayons des bibliothèques tous les ouvrages faisant référence aux thématiques LGBTQ. Non, vous ne rêvez pas, c’est en bien vrai et c’est de l’autre côté de la Manche que cela est en train de se dérouler.  C'est à chaque fois, le même modus operandi, une plainte de parent sur le contenu d’un ouvrage et c’est tout qui disparaît.

    Dans une enquête menée par Index auprès de bibliothécaires scolaires britanniques, 53 % des personnes interrogées ont déclaré qu'on leur avait demandé de retirer des livres tous styles confondus, plus de la moitié de ces demandes émanant de parents.

    Parmi eux, 56 % ont retiré le ou les livres en question. Parmi les titres, citons This Book is gay, de Juno Dawson ; Julián is a mermaid, de Jessica Love ; et l'abécédaire ABC Pride, de Louie Stowell, Elly Barnes et Amy Phelps, ainsi que de nombreux autres titres à contenu LGBT+.

    Plus inquiétant encore, il semble qu'il y ait beaucoup d'autocensure - les bibliothécaires ne fournissent pas de livres de peur d'entrer en conflit avec les parents et le personnel supérieur des écoles religieuses ou de celles dont on pense que le corps étudiant est religieusement conservateur. Le même phénomène est en train de se produire aux USA.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On connaissait le Texas conservateur. L’État organise tout pour entraver la vie des personnes trans.

    Il leur est interdit de changer de sexe sur le permis de conduire. Cette politique ciblée empêche les Texans transgenres qui le souhaitent de faire correspondre les informations figurant sur leur permis de conduire à leur identité de genre.

    Avant le changement de politique, les personnes pouvaient effectuer le changement « en apportant une décision de justice originale certifiée ou un certificat de naissance modifié vérifiant le changement », indique le rapport de KUT.

    Jusqu'à très récemment, les habitants des 50 États étaient autorisés à changer le sexe sur leur pièce d'identité délivrée par l'État, même si la procédure variait d'un état à l'autre. 

    Le Texas n'est pas le premier à annoncer ce type de changement de politique, mais il fait partie du petit nombre d'états qui ont supprimé cette possibilité.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les meurtres de personnes transgenres sont désormais passibles d'une peine pouvant aller de 35 à 70 ans de prison à Mexico City. Les changements, promus par le parti Morena au pouvoir, ont été adoptés par 45 voix contre une, a indiqué l'assemblée législative de la capitale sur la plateforme de médias sociaux X.

    La « loi Paola Buenrostro », en mémoire d'une femme trans assassinée, condamne le meurtre de personnes transgenres en raison de leur sexe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Est-ce parce que le Président en fonction est ouvertement homosexuel que les droits pour les couples de même sexe évoluent ? Nous l’espérons fortement puisque pour la première fois de son histoire, la Lettonie met en place des mesures juridiques pour les LGBT.  En effet, une loi vient d’entrer en vigueur le 1er juillet ouvrant une union civile comprenant des avantages fiscaux. Cette reconnaissance doit être enregistrée auprès d’un notaire mais ne donne pas accès à l’ensemble des droits des couples mariés. Ils sont notamment toujours dans l’impossibilité d’adopter des enfants et ne peuvent hériter.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le torchon n’en finit pas de brûler entre Nicolas Noguier, fondateur du Refuge, et son actuel conseil d’administration. Après avoir été écarté de la direction de cette association créée en 2010 et devenue fondation, il a été mis sous contrôle judiciaire, notamment suite à plusieurs accusations d’agressions sexuelles. Il participe actuellement à la gestion courante de l’association Famille au grand cœur qui aide les migrants LGBTQIA+. D’un autre côté, il soutient les employés renvoyés depuis son départ, dont deux ont gagné leur procès aux Prud’hommes pour licenciement abusif.

    Bruno De
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  • Contre toute attente, la gauche a réussi à sortir victorieuse des élections législatives anticipées. Mais elle se retrouve loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner tranquillement. Une période d’incertitude s’ouvre. 

    La catastrophe a été évitée. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête du deuxième tour des élections législatives le 7 juillet. Cela n’a été possible que grâce à une forte mobilisation de la société et de la gauche pour faire barrage à l’extrême droite, qui avait obtenu le plus grand nombre de voix lors du premier tour et que de nombreux sondeurs annonçaient victorieuse au second. On n’avait en effet pas vu un tel taux de participation à des législatives depuis 1997. 

    Dans ce mouvement de résistance, les associations LGBT ont pris leur part. On a pu le voir dans les prides, comme à celle de Paris, qui se tenait la veille du premier tour. Les pancartes et slogans anti-extrême droite y étaient légion. L’Inter-LGBT et SOS homophobie avaient d’ailleurs appelé à utiliser « cette marche festive, politique, et antifasciste comme étendard de nos identités ». Si nous ne voulons pas qu’en 2025, sous la répression et la haine réactionnaire, nos marches soient interdites et nos vies proscrites, LGBTQIA+ et allié.e.s : marchons ! » 

    Citons également l’appel de la Fédération LGBTI, qui rassemble la plupart des Centres LGBT+ français. Rappelant l’opposition constante du FN/RN aux droits LGBT, la Fédération LGBTI a exhorté les personnes LGBT à faire battre le parti fondé par Jean-Marie Le Pen. La Pride Marseille qui se tenait la veille du second tour avait également appelé à « faire barrage au Rassemblement National et à Reconquête ». Elle a attiré un nombre record de participant.es  : plus de 40 000 selon les organisateurs. Voix légèrement discordante, Gaylib a publié un communiqué le 2 juillet où elle reprenait les propos d’une partie de la droite en invitant « à voter pour les candidats de l’arc républicain : pas une voix pour LFI, pas une voix pour le RN ».

    Reste que l’Assemblée Nationale se retrouve désormais scindée entre trois grands blocs, le Nouveau Front Populaire (182 sièges), la mouvance macroniste Ensemble (168 sièges), et le RN et ses alliés (143 sièges). Aucun ne peut prétendre à la majorité absolue. Cela ne signifie pas que personne ne pourra gouverner. Comme le rappelait le politiste Etienne Ollion le soir du deuxième tour sur Mediapart, « Dans la Vème République, il n’y a pas besoin d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée pour gouverner, il faut juste pas avoir une majorité contre soi et ne pas être sujet à une motion de censure. » Telle est l’équation que devront résoudre ceux qui gouverneront. 

    Au moment où nous bouclons cet article, Emmanuel Macron n’a pas encore nommé de Premier ministre. En attendant, Gabriel Attal expédiera « les affaires courantes », comme on dit. Du côté de l’Assemblée, les tractations entre groupes parlementaires vont sans doute aller bon train pendant plusieurs jours.  

    En revanche, dès le lendemain du 7 juillet les élu.es européen.ne.s RN ont rejoint le groupe de Viktor Orban, le Premier ministre Hongrois au Parlement européen. Orban, l’ami de Poutine, qui a fait passer dans son pays une loi inspirée de celle sur la « propagande gay » du leader russe. En France ou en Europe, le RN continue de placer ses pions. Sa semi-défaite aux élections législatives ne doit pas masquer cette réalité: le parti lepéniste progresse encore et toujours. Et ce n’est un bon signe pour personne. Marine Le Pen parle elle-même de « victoire différée ». On est prévenus.

    Photo: Marche des fiertés LGBT+ de Paris, 2024. Xavier Héraud.

    Cet article a été publié dans Strobo n°33

    Xavier Héraud
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  • Bonne nouvelle : les Jeux Olympiques ne sont pas qu’un grand raout sportif mondial qui va métamorphoser Paris en une forteresse pour ses habitants. Cela va aussi avoir du bon pour tous les touristes et les Parisiens. Du 1er juillet au 8 septembre, fin des Jeux Paralympiques, les terrasses estivales voient leur autorisation d’ouverture de deux heures supplémentaires au-delà des 22 heures habituelles pour se prolonger jusqu’à minuit. De quoi savourer plus longtemps les apéros et les dîners estivaux sous le soleil de Paname.

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  • La première femme politique ouvertement transgenre en Russie a décrit comment les autorités russes l'ont menacée de l'interner dans un hôpital psychiatrique si elle ne changeait pas de sexe, a rapporté Novaya Gazeta Baltic mardi.

    Yulia Alyoshina, qui a dirigé le parti d'opposition Civic Initiative dans la région de l'Altaï en Sibérie jusqu'en 2022, a annoncé sur sa chaîne Telegram en mai qu'elle avait repris le sexe qui lui avait été assigné à la naissance et changé le nom de sa chaîne en « Alyoshin », la version masculine de son nom de famille. « J'ai parcouru les albums de photos de mes proches et j'ai prié pour eux, ce qui m'a aidé à réaliser que je suis un homme », a écrit Mme Alyoshina dans un message dans lequel elle s'est également excusée « auprès de tout le peuple russe ». Toutefois, dans une interview accordée à Novaya Gazeta Baltic, Mme Alyoshina a déclaré qu'elle avait écrit ses messages Telegram dans un état de « stress extrême » après avoir appris que les autorités russes prévoyaient de l'envoyer dans un hôpital psychiatrique. Mme Alyoshina a effectué sa transition en 2020, trois ans avant que Vladimir Poutine ne signe une loi interdisant la chirurgie de réassignation de genre et la thérapie hormonale pour les personnes transgenres et rendant impossible la modification du genre dans les documents officiels.

    Julien Claudé-Pénégry
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