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Articles | Brèves
  • Le 19 novembre, la représentante républicaine Nancy Mace a proposé un texte controversé visant à interdire à Sarah McBride, première élue trans du Congrès américain, d'utiliser les toilettes pour femmes du Capitole. Cette initiative a suscité des réactions vives au sein du camp démocrate, qualifiant le projet de « cruel » et « odieux ». Des élus comme Becca Balint et Mark Pocan ont dénoncé une manœuvre politique visant à attirer l'attention de Donald Trump. Nancy Mace soutient que « les hommes biologiques n’ont rien à faire dans les espaces privés des femmes », tandis que des figures républicaines comme Mike Johnson ont botté en touche, apprend-t-on dans un article du Monde, plaçant la question dans un contexte de débat plus large sans se prononcer clairement. En réponse, Sarah McBride a qualifié le projet de Mace de « manœuvre de l'extrême droite », appelant à une plus grande compréhension et respect dans les interactions entre individus aux parcours divers.

    Dans un climat politique tendu, les droits des personnes LGBTQIA+ vont être mis à dure épreuve dans les mois à venir au regard des campagnes de pub anti-trans qui ont été diffusé pendant la campagne par le camp conservateur et les opinions affichées du 47eme Président des USA et de son gouvernement. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour la première fois en Chine, une femme trans, Ling'er, a remporté un procès historique contre un hôpital qui lui avait imposé des électrochocs dans le cadre d'une thérapie de conversion non consentie. C’est le média en ligne Slate qui relate cette histoire. L'hôpital de Qinhuangdao devra lui verser 60 000 yuans (environ 8 000€) en compensation de cette expérience traumatisante, qui lui a causé des problèmes cardiaques. Ling'er, admise après le rejet de son identité par ses parents, a subi sept séances d'électrochocs durant trois mois, subissant des effets dévastateurs sur sa santé.

    Ce jugement, considéré comme une victoire pour les droits des trans, met en lumière les défis que rencontrent près de quatre millions de personnes trans en Chine, soumises à des lois discriminatoires et à un accès limité aux soins médicaux appropriés. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Gabon a adopté une nouvelle constitution qui, tout en rejetant les appels à criminaliser l'homosexualité, garantit le respect de la vie privée. Le 16 novembre, lors d'un référendum, les Gabonais ont voté à plus de 90 % en faveur de ce texte, fruit de négociations entre les autorités militaires et la société civile, malgré une participation de 55 %. Bien que des avancées notables pour les droits des LGBT+ aient été intégrées, le texte définit le mariage comme union entre un homme et une femme, excluant ainsi les couples de même sexe.

    Ce tournant intervient après le coup d'État d'août 2023, mettant fin à 56 ans de régime Bongo et marquant une volonté de retour à la démocratie. Le Gabon, qui a criminalisé l'homosexualité en 2020 [et l'a dépénalisée l'année suivante], montre qu'une autre voie est possible, sans posture électorale ni cadrage manichéen du bien contre le mal. 

    Bruno De
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  • L’éradication des LGBTQ+ se poursuit en Russie. Le groupe de soutien LGBTQ+ Lupta à Ekaterinbourg vient de fermer en raison de pressions croissantes contre la communauté queer dans le pays. Fondé en avril 2023, Lupta visait à fournir des services de santé mentale et un soutien juridique aux personnes LGBTQ+ victimes de discrimination. Son précédent groupe, le Centre de ressources LGBT, avait été qualifié « d'agent étranger » par les autorités, ce qui avait conduit à la création de Lupta. La décision de fermer Lupta survient dans un contexte de répression sévère, aggravé par une décision de la Cour suprême de Russie qui a criminalisé la défense des droits LGBTQ+, déclarant le « mouvement LGBT international » comme « extrémiste ». Lupta a signalé que la situation pour la communauté queer en Russie était devenue « dévastatrice » et qu'ils ne pouvaient garantir la sécurité de leurs membres. Les conséquences profondément néfastes sur la santé mentale et le bien-être des individus LGBTQ+, exacerbées par des lois telles que celle de 2013 interdisant la « propagande gay auprès des mineurs ». 
    Des organisations internationales et des défenseurs des droits humains ont condamné ces mesures et appelé à un soutien global pour protéger les droits LGBTQ+ en Russie. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après une descente fracassante et brutale de la police russe dans des boîtes de nuit, plus de 50 personnes LGBT+ ont été arrêtées en une seule nuit, la Sibérie a subi le même sort. Sous couvert que le mouvement LGBT+ est depuis cette année aux yeux de la loi russe « un mouvement extrémiste terroriste », les autorités n’ont de cesse de traquer la communauté partout où elle se trouve. En visionnant les images qui circulent sur les réseaux sociaux, on assiste à des raids armés dans deux discothèques de Moscou et un bar de Chita. Les soirées ont été interrompues à l’improviste et dans une violence verbale et physique, les clients ont été mis à terre, à plat ventre au sol. La peur est palpable, l’incompréhension visible sur les visages pétrifiés de toutes ces personnes venues juste s’amuser. Mais tout ce qui est estampillé LGBT+ n’a plus le droit de cité en Russie. Cette descente policière n’est pas la première, mais c’est la première fois qu’autant d’individus sont arrêtés en une seule fois. Dans le même temps, un propriétaire d’établissement de nuit fait aussi les frais de cette répression liberticide, puisqu’il vient d’être arrêté et son entreprise fermée puisque LGBT.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Donald Tusk, ancien président du Conseil européen et premier ministre de Pologne, a annoncé qu'il soumettra bientôt un projet de loi en faveur des unions civiles. Le gouvernement a présenté une initiative visant à légaliser ces unions pour les couples de même sexe. La ministre polonaise à l'Égalité, Katarzyna Kotula, a déclaré dans un communiqué que cette mesure marque un « nouveau chapitre dans la longue marche vers l'égalité », tout en rendant hommage au « travail acharné de nombreuses organisations LGBT ».

    Mais avant que cela rentre en vigueur, il faut que le texte de loi soit soumis à des consultations interministérielles ainsi qu'aux partenaires sociaux, avant d'être examiné par le gouvernement puis présenté au Parlement. Si le projet fait l’objet d’un vote favorable, il devra ensuite être approuvé par le président conservateur Andrzej Duda. A ce moment-là, la nouvelle législation, si elle est adoptée, permettra à « deux personnes », quelle que soit leur identité de genre, de formaliser un partenariat civil à la mairie. De plus, elle inclurait une clause visant à reconnaître les unions des couples de même sexe qui sont légalement mariés dans d'autres états, mais qui ne sont pas actuellement reconnus en Pologne.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Toulouse : quel slogan pour la Marche des Fiertés 2025 ?

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Pride Toulouse en appelle à votre créativité pour le slogan de la prochaine Marche qui aura lieu le 7 juin 2025. Comme chaque année, des affiches seront présentes en ville, dans la presse, et sur les réseaux sociaux pour annoncer cet événement majeur de la communauté LGBTQIA+ toulousaine et régionale. Adhérent.e, associatif, militant.e, bénévole, ou sympathisant.e, trouvez la phrase choc qui sera présente sur toute la communication ! Vous avez jusqu’au 6 décembre pour rendre votre copie.
    Infos ici.

    Bruno De
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  • Alors que les citoyens américains étaient invités à voter pour l’avenir de leur pays et qu’ils ont choisi massivement de remettre Donald Trump à la Maison Blanche, un autre scrutin se jouait en même moment. En effet, ils ont du se prononcés pour différents autres sujets tout aussi cruciaux dont le mariage homo. Ainsi trois États américains, la Californie, Hawaï et le Colorado, ont tenu des référendums pour protéger le droit au mariage, menacé par une nomination récente de juges conservateurs.

    Au moment où nous écrivons, le Colorado a déjà validé la modification de sa Constitution pour garantir ce droit où les électeurs ont supprimé la clause constitutionnelle limitant le mariage à une union hétérosexuelle.

    En Californie, un nouvel amendement affirme le mariage comme un « droit fondamental pour tous ». Bien que la Cour suprême assure cette protection au niveau fédéral, des groupes LGBTQ+ craignent un renversement qui mettrait en péril ces avancées. Affaire à suivre.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Vous avez bien lu. « Toute personne s’adonnant à cette pratique, en faisant sa promotion ou son apologie, sera poursuivie », a annoncé Mamadou Kassogue, le ministre de la Justice du Mali. Tout a changé jeudi 31 octobre. Alors que jusqu’à présent aucune sanction pénale n’était en vigueur contre l’homosexualité. Les militaires à la tête du pouvoir depuis 2020 viennent de faire des homosexuel.le.s des parias. Les peines encourues ne sont pas encore connues. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis le 1er novembre, changer de genre en Allemagne est une formalité ultra simple. Déjà 15 000 personnes auraient déposé une demande selon le magazine Der Spiegel. Le gouvernement d’Olaf Scholz a adopté une loi qui permet sur simple déclaration à l’état civil de choisir entre féminin, masculin, divers ou « sans mention de genre ». 
    Une évolution majeure qui permet aux allemand.e.x.s de ne plus vivre dans un monde binaire et de se définir comme ielxs le désirent. Voilà une très bonne nouvelle. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le dimanche 27 octobre, Séoul a été le théâtre d’un rassemblement exceptionnel. Près de 1 million de personnes (selon les organisateurs) se sont réunies pour dénoncer les droits des personnes LGBT+. Cette messe géante, organisée par des groupes chrétiens, visait à « expier les péchés du pays » face aux récentes évolutions législatives en matière de droits des homosexuels, notamment une décision de justice qui permet aux couples de même sexe de bénéficier de la Sécurité sociale. 
    Cette mobilisation s'inscrit dans une dynamique qui dure depuis une décennie en Corée du Sud, où les groupes chrétiens ont intensifié leur opposition à la reconnaissance des droits LGBT+. Alors que le pays ne dispose pas encore de lois prohibant la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, des voix s'élèvent contre les propositions législatives favorisant l'égalité. Malgré les tensions, la situation des personnes LGBT+ en Corée du Sud reste préoccupante : selon divers sondages, environ 50 % des individus issus de cette communauté affirment avoir été victimes de discrimination en raison de leur sexualité. 

    Julien Claudé-Pénégry
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