

L'Assemblée nationale pourrait bientôt débattre d'un sujet sensible : le changement de genre à l'état civil. Les groupes de gauche, réunis sous le Nouveau Front Populaire, préparent une proposition de loi visant à simplifier ces démarches administratives, qui ont été suspendues suite à la dissolution précipitée de l'Assemblée.
La proposition s'inscrit dans le cadre d'une lutte continue, soutenue par diverses associations, pour déjudiciariser le processus de changement de genre, jugé long et complexe. Les personnes transgenres sont actuellement tenues de prouver leur identité devant un tribunal, une exigence que l'association Toutes des Femmes juge "stressante" et discriminatoire. En signe de protestation, cette association a pris l'initiative d'envoyer de fausses convocations à des députés, y compris Gabriel Attal, pour illustrer l'absurdité de la situation.
Maud Royer, présidente de l'association, a souligné la montée des attaques contre les personnes trans et a précisé que la procédure actuelle ne fait qu'aggraver les discriminations. Dans le but de sensibiliser, une campagne intitulée "Juge pas mon genre" a recueilli près de 40 000 signatures, témoignant du soutien massif en faveur de cette réforme.
Avec des figures politiques engagées comme Andy Kerbrat et Danièle Obono, l'Assemblée pourrait s'apprêter à marquer une étape significative dans la reconnaissance des droits des personnes trans en France. Alors que le débat promet d'être intense, la société semble prête pour un changement tant attendu.

Le Golden State reste l'état providence des USA pour les LGBTQIAP+.
Une vidéo circule montrant un couple gay obligé de défiler dans les rues de Rumuewhara, au Nigéria, sous les coups et les propos homophobes d’une foule qui se délecte de la violence qu’elle fait subir à ces deux garçons. Dans ce pays qui condamne l’homosexualité avec de la prison, ce genre d’exaction est courant.
Il semblerait que la Russie voie dans tous les aspects de l’homosexualité, la présence de Satan. En tous les cas, c’est sous couvert d’être « adepte du satanisme » qu’un directeur de centre médical à Oulianovsk a été arrêté par les services de sécurité russe, le 4 octobre. 
Alors que Salomé Zourabichvili, la présidente géorgienne avait exprimé son désaccord sur une loi controversée qui vise à restreindre les droits des personnes LGBT+ en refusant de la signer, le président du parlement en a décidé autrement. Pour ce pays qui emboite le pas à la Russie en adoptant des lois LGBTophobes toujours plus drastiques pour soi-disant renforcer les « valeurs familiales », cette nouvelle décision complique encore un peu plus son entrée dans l’Union européenne. En effet, le texte promulgué un large champ de liberté puisqu’il interdit le drapeau LGBT+ en public, les prides, le fait d’évoquer l’existence des LGBTQ+ dans les livres et les films et les transitions médicales. Dans la foulée, le parlement européen a voté la mise en place de sanctions ciblées et précise que si la législation n'est pas abrogée, les relations entre la Géorgie et l'UE ne pourront pas progresser. L’intégration du pays dans l'UE est donc à ce jour suspendue.
En huit ans, les Seychelles, petites îles africaines, sont passées d'un pays qui menaçait les personnes LGBTQ de prison à un pays qui protège les personnes LGBTQ contre les violences motivées par la haine. Jusqu'en 2016, la loi seychelloise prévoyait des peines de prison allant jusqu'à 14 ans pour les relations homosexuelles entre hommes.
La Présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen a missionné le 17 septembre Hadja Lahbib, en qualité de nouvelle Commissaire européenne à l'Égalité, pour interdire les thérapies de conversion dans toute l'Union européenne dans sa feuille de route, il est expressément notifié : « vous proposerez également une nouvelle stratégie pour l'égalité des LGBTIQ pour l'après-2025. Cette stratégie devrait notamment mettre l'accent sur la persistance du harcèlement et de la violence motivés par la haine, y compris en ligne, et sur l'interdiction de la pratique des thérapies de conversion ».
 Espérons que ces orientations permettront une avancée significative des droits LGBTQI+ en Europe qui n’a de cesse de sombrer dans des lois liberticides à l’attention de la communauté. 
Bonne nouvelle. Le gouverneur du Kentucky a signé le 17 septembre 2024 un décret interdisant l'utilisation de la thérapie de conversion sur les mineurs. 
Le 24 septembre 2024, le roi de Thaïlande a promulgué la loi ouvrant le mariage pour tous. L’ancien Royaume du Siam devient ainsi le 3ème pays d’Asie à reconnaitre l’union des couples de même sexe, après le Népal et Taïwan.
Nawaat, le média indépendant tunisien retranscrit la pression exercée par le « régime du président de la République, Kais Saied,de ses supporters et de ses suppôts médiatiques » sur les associations LGBT+. Après la manifestation du 13 septembre qui exprimait la colère face aux dérives autoritaires, certains activistes queer qui y participaient sont sous le coup de poursuites judiciaires sans explication particulière. Mais il semblerait que ces tensions sont le jeu d’un président qui joue sur « l’aversion persistante d’une grande frange de la société envers les minorités sexuelles », point électoral non négligeable pour Kais Saied qui est candidat à sa propre succession.
Dans le quotidien Le Monde du 3 septembre, trois spécialistes de la reproduction s'expriment dans une tribune autour de la GPA. La Gestation Pour Autrui est un sujet qui divise en France alors que dans de nombreux pays, cette pratique est autorisée. Certains y voient un acte immoral à la limite de l’esclavagisme moderne quand d’autres y voient un nouveau moyen de faire famille. Nos politiques s’écharpent sur le concept même autour d’arguments moraux quand de plus en plus de nos concitoyens se disent favorables à une ouverture de cette nouvelle voie de procréation.