
Dans une étude publiée le 7 août 2026 dans Science Advances, une équipe de l’Institut Pasteur dirigée par Francesca Di Nunzio révèle que cet antiviral injectable tous les 6 mois agit jusque dans le noyau des cellules, où il dévie le génome du VIH de ses cibles habituelles.
Premier médicament dans la famille des inhibiteurs de capside, le médicament cible la coque protéique qui protège le matériel génétique du virus. Il est utilisé en traitement et recommandé depuis 2025 par l’OMS comme option de prévention pré-exposition (PrEP).
Pour se multiplier, le VIH doit placer son brin d’ARN dans l’ADN de la cellule. Grâce à l’imagerie de pointe, les chercheurs ont observé que le lénacapavir maintient la capside intacte jusque dans le noyau. Le génome viral peine alors à rejoindre les zones propices à son intégration. Il est redirigé vers les corps de PML, des structures hostiles à son expression. Résultat observé : l’intégration recule fortement et la quantité d’ADN viral diminue.
Ces travaux pourraient éclairer de nouvelles stratégies contre les réservoirs où le VIH persiste malgré les traitements. Mais la prudence reste de mise : obtenus in vitro sur des macrophages, ces résultats doivent encore être confirmés dans des conditions biologiques plus complexes. À ce stade, ils ne changent ni les protocoles de soin ni ceux de prévention.

Le 12 octobre 2026 à 19h, l’association AIDES Bretagne s’associe au Breizh Pup’Club pour organiser un webinaire virtuel dédié à la réduction des risques sanitaires. Intitulée « S’informer, c’est se protéger », cette rencontre entend offrir « un temps d’échange bienveillant pour parler de santé sexuelle entre nous, sans tabou ».
Pour sa troisième édition, ce festival queer et féministe prend une dimension particulière, car le Planning Familial a 70 ans. Samedi 26 septembre (14h-23h), la journée sera consacrée à des rencontres, de la prévention et des moments festifs, avec une trentaine d'associations, collectifs et artistes du territoire.
Ce n’est que la deuxième personnalité politique à faire état de son statut sérologique. En effet, l'élue communiste parisienne Raphaëlle Primet a révélé publiquement être séropositive. Un choix fort pour briser le silence et combattre les préjugés liés au VIH. Dans un entretien accordé à l’Humanité, la prise de parole de la conseillère de Paris intervient en marge d'un mouvement de mobilisation autour de la sérophobie : une grève de la faim menée par Christophe Paco et Nicolas Aragona, tous deux militants engagés contre les discriminations faites aux personnes vivant avec le VIH.
La journée de visibilité des personnes vivants avec le VIH et contre la sérophobie
Se faire dépister est la responsabilité de chacun et doit être une routine. Faciliter la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) est au cœur du nouveau dispositif « Mon test IST ». Les hommes de 18 à 25 ans, ainsi que les personnes transgenres et non binaires de cette tranche d’âge, peuvent désormais commander gratuitement un kit d’autoprélèvement à domicile.
Prévenir l’infection par le VIH grâce à une simple pilule mensuelle : c’est la promesse de l’Alimatravir (MK-8527), une nouvelle stratégie de PrEP développée par le laboratoire MSD. Lors la conférence AIDS 2026 de Rio, la firme américaine suscite déjà un vif intérêt comme le relate le journaliste Fred Lebreton dans les pages de Remaides, le magazine de l’association AIDES.
Présenté par certains comme une alternative plus rapide aux traitements classiques tels que le Viagra ou le Cialis, le Vardénafil suscite la curiosité. Cet inhibiteur de la famille des PDE5 agit en favorisant le flux sanguin vers le pénis lors d’une stimulation sexuelle.
Face aux risques de santé et à l’isolement liés à l’usage de substances psychoactives en contexte sexuel, l’association Chems Pause déploie son action en Seine-Saint-Denis. À l’instar de la dynamique initiée à Paris, un groupe de parole s’installe à Aubervilliers pour offrir un espace sécurisant d’écoute et de solidarité.
Alors que la PrEP injectable bimestrielle (Apretude) vient d’être déployée et remboursée en France au début de l’année 2026, la recherche scientifique passe déjà à la vitesse supérieure. Les regards de la communauté médicale se tournent désormais vers le lénacapavir, une molécule révolutionnaire administrée par injection sous-cutanée seulement tous les six mois.
