Face à la montée alarmante des souches résistantes, la gonorrhée, infection sexuellement transmissible due à Neisseria gonorrhoeae, le traitement contre la gonorrhée retrouve un espoir thérapeutique. Deux nouveaux antibiotiques oraux viennent d’être validés par la FDA pour traiter la gonorrhée devenue un casse‑tête sanitaire : le zoliflodacin, développé par la GARDP (Le Partenariat mondial pour la recherche et le développement d'antibiotiques, ndr ) et Innoviva, et le gepotidacin, conçu par GSK. « C’est une étape majeure pour endiguer une crise mondiale », résume Science et Vie. Le premier, administré en une seule dose, a guéri 90,9% des cas lors d’essais internationaux publiés dans The Lancet. « Le zoliflodacin n’est destiné qu’à traiter la gonorrhée, ce qui réduit le risque de résistance croisée », explique le Dr Manica Balasegaram, directeur exécutif du GARDP.
Le deuxième, efficace dans 92,6% des infections, agit par un mécanisme inédit. En effet, il interfère avec deux enzymes bactériennes simultanément. Cette double action rend l’émergence de résistances beaucoup plus difficile. Alors que les cas ont explosé, multipliés par six dans certains pays depuis 2022, ces traitements marquent une avancée décisive pour éviter qu’une « super‑gonorrhée » ne devienne incurable.
