Deux poids, deux mesures. Alors que Doxycycline en prévention post‑exposition (doxyPEP) freine certaines IST, son usage massif fait émerger des gonocoques plus résistants aux antibiotiques.
Dans l’essai français ANRS 174 DOXYVAC, mené entre 2021 et 2023 chez des hommes sous PrEP, tous les isolats de Neisseria gonorrhoeae étaient déjà résistants à la tétracycline.
Plus inquiétant, la proportion de souches à haut niveau de résistance, médiée par le gène tetM, bondissait à 35,5% chez les usagers de doxyPEP, contre 12,5% dans le groupe sans prophylaxie. Ces bactéries restaient sensibles à la ceftriaxone et au céfixime, mais cette dérive génétique traduit une pression de sélection jugée préoccupante par les chercheurs, qui appellent à encadrer strictement cette stratégie préventive et à renforcer la surveillance de l’antibiorésistance.
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