Publié chez Nami, La Supérette du bord de mer, de Sonoko Machida, nous plonge dans un konbini de province où l’essentiel ne se trouve pas seulement dans les rayons, mais aussi dans la vie de celles et ceux qui y travaillent ou y passent. La Supérette du bord de mer raconte les envies, les frustrations et les petits fantasmes du quotidien.

Au cœur du magasin, on fait la connaissance de Shiba Mitsuhiko, le responsable charismatique qui attire tous les regards. Hommes et femmes, jeunes ou plus âgés, semblent sensibles à son charme, comme si sa simple présence produisait quelque chose de particulier. Pourtant, Mitsuri, elle, reste de marbre. Le roman ne le présente pas comme un simple séducteur, mais plutôt comme un miroir des désirs des autres, au point que « ce trop-plein de phéromones devait les perturber ». La jeune femme observe chacun de ses échanges, notamment avec un client qu’il voit régulièrement. Son surnom de « Phero Boss » traduit avec humour cette aura presque mystérieuse qui l’entoure.
D’autres personnages passent par cette supérette de quartier. On apprend peu à peu à les connaître, avec leurs doutes, leurs envies et les petits déclics qui traversent l’histoire. L’écriture reste simple et fluide. Leurs pensées résonnent parfois avec les nôtres et éclairent certaines scènes de notre quotidien.
La Supérette du bord de mer se construit comme une suite de tranches de vie reliées entre elles. Chaque chapitre met en lumière un personnage différent tout en gardant un lien avec les autres, ce qui permet aussi de les lire presque séparément.
La Supérette du bord de mer est une lecture touchante, qui rappelle que les relations humaines peuvent être riches et parfois plus complexes qu’on ne l’imagine.
La Supérette du bord de mer Sonoko Machida Ed. Nami à 17,90 € (05/03/2026).
Droits réservés : Sonoko Machida Ed. Nami.
