Le Brésil conserve son sinistre titre de champion mondial de la violence LGBTphobe. Selon le rapport annuel du Grupo Gay da Bahia (GGB) publié le 18 janvier, le pays a enregistré 257 morts violentes en 2025, soit un décès toutes les 34h. Malgré une baisse de 12 % par rapport à 2024, le bilan reste effroyable : 204 homicides et 20 suicides ont été recensés. Les hommes gays (156 victimes) et les personnes trans (64 victimes) demeurent les cibles prioritaires.
L'anthropologue Luiz Mott, fondateur du GGB, dénonce une « invisibilité statistique » persistante : « les chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg du sang et de la haine » en raison de l'absence de données officielles d'État. Face à cette « violence structurelle », les associations réclament d'urgence des politiques publiques de protection réelles.
