En France comme en Europe, le changement de genre et de prénom se joue entre clarifications juridiques et bataille pour l’autodétermination. Une circulaire française du 8 janvier 2026 rappelle que ces démarches doivent être accessibles, rapides et respectueuses de l’intimité, et confirme leur démédicalisation totale : aucun traitement, certificat ou opération ne peut être exigé. Elle recadre aussi des pratiques illégales, comme l’exigence d’attestations médicales ou le jugement de la « cohérence » entre apparence et prénom, et rappelle que les agents ne doivent pas reproduire de stéréotypes de genre.
Mais elle ne va pas jusqu’à la déjudiciarisation souhaitée par la Défenseure des droits. Au niveau européen, deux arrêts de la Cour de justice de l’UE (Mousse et Deldits) renforcent la possibilité de supprimer ou corriger la mention de genre, en faisant du RGPD un levier pour passer du contrôle des identités à la reconnaissance de la parole des personnes concernées.
