L'atelier magique de Kobe

Alexis Massoutier

Et si un simple objet du quotidien pouvait tout faire basculer ? Avec L’atelier magique de Kobe, de Kyoko Hasumi chez Kibun, on entre dans un récit apaisant qui donne envie de ralentir et de croire, un peu, aux petits miracles. 

« Elle s’apprêtait à rebrousser chemin quand ses yeux tombaient sur une pancarte : expert, stylos-plume et conseils divers, votre vie va changer ! » Tout part de là. Une promesse étrange qui attire autant qu’elle intrigue.

Dans la boutique « Medico Penna », on ne vient pas seulement réparer un stylo. Comme le dit l’annonce « Réparer votre stylo-plume peut changer votre vie », il est surtout question de réparer quelque chose de plus personnel. Le propriétaire, Tōma Fuyuki, semble lire en chacun, deviner ce qui ne va pas, et guider sans jamais forcer.

Sawa, étudiante un peu perdue, entre dans cette boutique presque par hasard : « Je ne te l’ai pas dit, mais l’autre jour je suis tombé sur une drôle de boutique qui prétend pouvoir changer notre vie. » Peu à peu, ce lieu devient un vrai tournant. On suit ses doutes, ses questions sur le travail, sur le fait de ne pas trouver sa place, et cette idée qui revient : tout le monde ne vit pas forcément de sa passion. Le roman montre aussi que parfois, il faut avancer sans tout maîtriser : « fais-toi embaucher où le hasard te conduira et une fois là-bas, cherche ta vocation ». À travers ses souvenirs, Sawa remet en question son passé et sa famille. Et ça dit quelque chose d’important : on n’est pas obligé d’avoir une relation parfaite avec ses proches pour avancer.

Le livre avance tranquillement, sans brusquer. Chaque rencontre compte, chaque geste a du sens. On est dans une healing fiction, ces livres dits de guérison qui mise sur la reconstruction et les émotions avec une ambiance douce et réconfortante.

Un roman simple et touchant, qui rappelle que parfois, il suffit de peu pour aller mieux.

L'atelier magique de Kobe de Kyoko Hasumi Ed. Kibun à 16,95 €

© Illustration de couverture: Parakid/ Agence Marille Bastille

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