Chemsex : Aides appelle à la dépénalisation des drogues

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Face à l’augmentation des pratiques de chemsex, la revue Remaides, éditée par l’association AIDES, livre un plaidoyer sans équivoque : la répression actuelle est une impasse sanitaire. Pour les acteurs de terrain, la pénalisation de l’usage de drogues constitue le principal obstacle à la prévention, au soin et à l’accompagnement des usagers
L’enjeu est de briser le mur du silence. En raison de la crainte des sanctions pénales, de nombreux « chemsexeurs » s’isolent, fuyant les structures de santé par peur du jugement ou des retombées juridiques. « La peur du gendarme ne doit plus primer sur l’accès aux soins », souligne la publication. Cet environnement répressif favorise les pratiques à risques et retarde la prise en charge des complications (addictions, overdoses, infections).
Pour Remaides, il est urgent de changer de paradigme en faveur d’une politique centrée sur la réduction des risques. « Punir ne prévient pas, cela fragilise », martèle le média. La dépénalisation permettrait de sortir l’usager de la clandestinité pour en faire un sujet de santé publique plutôt qu’un délinquant. L’objectif est clair : substituer une approche sécuritaire inefficace par un accompagnement humain et médicalisé, garant d’une meilleure protection pour toutes et tous.

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