Le pouvoir politique s’apprête à porter un coup sévère aux droits des personnes trans et intersexes au Portugal. Plusieurs projets de loi portées par la droite et l’extrême droite visent à réintroduire une évaluation médicale obligatoire pour modifier l’état civil, tout en restreignant l’accès des mineurs aux traitements hormonaux.
Rappelons que le pays lusitanien fait figure de pionnier en matière de droits LGBT : depuis 2018, il est possible, dès 16 ans, de changer de genre sur simple déclaration à l’état civil.
Pour les associations, il ne s’agit pas d’un simple ajustement législatif, mais d’un recul préoccupant, qui remet en cause l’autodétermination de genre et re-pathologise des parcours déjà fragilisés. « On ne protège pas les jeunes en les privant de leurs droits », résument les collectifs mobilisés. Longtemps cité en exemple, le Portugal semble ici s’inscrire dans une logique de contrôle plutôt que de protection.
