À seulement 19 ans, Noahm a payé de sa vie sa liberté d’être soi. Sauvagement lynché en plein centre-ville de Metz, l’étudiant a succombé à ses blessures. Face à l’indignation générale et à la mobilisation acharnée des proches, le parquet de Metz a enfin tranché en délivrant un réquisitoire supplétif.
Désormais, l’homicide volontaire est officiellement assorti de la circonstance aggravante d’homophobie. « Les investigations s'attacheront à examiner le caractère potentiellement homophobe de l’agression », confirme le procureur. Un tournant crucial. Pour les associations, les agresseurs présumés — maintenus en détention provisoire — ont ciblé Noahm car il était jugé « efféminé ».
Cette requalification est une première victoire contre l’invisibilisation des crimes de haine. Mais le combat ne fait que commencer. La haine ne passera pas : face à la barbarie ordinaire, la réponse judiciaire se doit d’être implacable !
