Kylie, en toute intimité

Julien Claudé-Pénégry

La mini-série documentaire consacrée à Kylie Minogue cartonne sur Netflix. Entre paillettes rétros et confidences brutes, le programme lève le voile sur une survivante de la pop culture.

Une femme qui refuse d'être une simple poupée mécanique téléguidée par l'industrie. Dès les premières minutes, la voix de Kylie Minogue pose le ton d’un show qui rejette le cirage de pompes et l'hagiographie lisse. Netflix frappe fort avec cette série documentaire qui ausculte les quarante ans de carrière de la diva australienne, de ses débuts précoces dans le feuilleton Neighbours jusqu’à son couronnement comme reine mondiale de la dance-pop.


Le rythme est une tornade de nostalgie, alternant images d'archives explosives et confessions face caméra. La critique salue unanimement ce grand déballage, à la fois pudique et sans fard, qui réussit le tour de force de dépasser le vernis des strass pour révéler la véritable machine de guerre qu’elle est. Rien ne l’a épargné : un cancer du sein, victime d’un sexisme impitoyable des tabloïds des années 90, elle a toujours su se battre, relever la tête et avancer. C'est une authentique leçon de survie où le tragique côtoie constamment la légèreté des dancefloors. On vibre face à ses doutes, on ressent la pression de l'industrie, on voit l’artiste renaître de ses cendres à chaque décennie.


Une plongée fascinante qui prouve que derrière les micros-shorts dorés de sa période impériale battait le cœur d'une redoutable femme d'affaires. Vous pensiez tout savoir de la reine de la pop ? La véritable surprise de ce documentaire n'est pas sa discographie, mais sa solitude : celle d'une femme restée prisonnière de sa propre bande-son.

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