Julien Claudé-Pénégry
Pékin efface méthodiquement toute visibilité LGBT+ de l'espace public comme du monde virtuel. La censure ne cesse de s'imposer : après l'annulation de la Shanghai Pride en 2020 et la fermeture de bars gays, le pouvoir s'en prend au numérique. Grindr a été retiré des stores, suivi des applications locales Blued et Finka. Télévision purgée des hommes jugés « efféminés », arrestations d'autrices de romans érotiques gays pour « obscénité » : l'offensive culturelle vise le contrôle moral absolu.
En étouffant ces rares espaces de liberté, Pékin espère imposer son modèle conservateur. Mais effacer des applications ne suffira jamais à faire disparaître toute une communauté.
