Ghana : prison ou thérapie : un choix cornélien

Julien Claudé-Pénégry

Au Ghana, être soi-même pourrait bientôt devenir un crime pénal. Alors que le Parlement s’apprête à reprendre ses travaux, le projet de loi anti-LGBTQ+ menace d'imposer un dilemme inhumain aux minorités sexuelles : purger trois ans de prison ou subir des « thérapies de conversion » assimilables à de la torture.

Le texte vise également à asphyxier tout soutien militant, prévoyant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour quiconque financerait leurs actions. Plus grave encore, le projet prévoit d'obliger la population à la délation sous peine de trois ans de détention. En érigeant l’intolérance et la suspicion en dogme d'État, ce projet de loi ne se contente pas de criminaliser l'amour : il institutionnalise la traque collective et brise le pacte social ghanéen.

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