Ce n’est que la deuxième personnalité politique à faire état de son statut sérologique. En effet, l'élue communiste parisienne Raphaëlle Primet a révélé publiquement être séropositive. Un choix fort pour briser le silence et combattre les préjugés liés au VIH. Dans un entretien accordé à l’Humanité, la prise de parole de la conseillère de Paris intervient en marge d'un mouvement de mobilisation autour de la sérophobie : une grève de la faim menée par Christophe Paco et Nicolas Aragona, tous deux militants engagés contre les discriminations faites aux personnes vivant avec le VIH.
« Je ne m’en suis jamais cachée, mais je ne l’avais jamais déclaré publiquement, exprime Raphaëlle Primet. Plusieurs personnes m’avaient déjà demandé pourquoi je ne le faisais pas ». L'élue rappelle une réalité essentielle mais encore trop méconnue : aujourd'hui, grâce aux traitements, les personnes séropositives sous traitement ne transmettent plus le virus (selon le principe I=I soit Indétectable = Intransmissible).
Pourtant, la peur, l'ignorance et le rejet demeurent ancrés dans la société. En s'exposant, Raphaëlle Primet espère faire bouger les lignes politiques et juridiques, plaidant pour une meilleure reconnaissance de la sérophobie comme une discrimination à part entière nécessitant des sanctions et une protection accrue des droits des personnes concernées.
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