VIH : le lénacapavir change la donne

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Dans une étude publiée le 7 août 2026 dans Science Advances, une équipe de l’Institut Pasteur dirigée par Francesca Di Nunzio révèle que cet antiviral injectable tous les 6 mois agit jusque dans le noyau des cellules, où il dévie le génome du VIH de ses cibles habituelles.
Premier médicament dans la famille des inhibiteurs de capside, le médicament cible la coque protéique qui protège le matériel génétique du virus. Il est utilisé en traitement et recommandé depuis 2025 par l’OMS comme option de prévention pré-exposition (PrEP).
Pour se multiplier, le VIH doit placer son brin d’ARN dans l’ADN de la cellule. Grâce à l’imagerie de pointe, les chercheurs ont observé que le lénacapavir maintient la capside intacte jusque dans le noyau. Le génome viral peine alors à rejoindre les zones propices à son intégration. Il est redirigé vers les corps de PML, des structures hostiles à son expression. Résultat observé : l’intégration recule fortement et la quantité d’ADN viral diminue.
Ces travaux pourraient éclairer de nouvelles stratégies contre les réservoirs où le VIH persiste malgré les traitements. Mais la prudence reste de mise : obtenus in vitro sur des macrophages, ces résultats doivent encore être confirmés dans des conditions biologiques plus complexes. À ce stade, ils ne changent ni les protocoles de soin ni ceux de prévention.

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