
Ringardes, drôles, surréalistes ? Ces chansons, célèbres ou tombées dans l’oubli, retrouvent vie dans un spectacle musical émaillé d’humour queer.
Tout commence par le coup de cœur créatif de deux artistes : Flannan Obé, qui a joué le beau gosse de la série Clara Sheller, l’une des rares séries gay en 2005, ainsi que le rôle-titre de La Nuit d’Eliot Fall, et Vincent Gaillard, chanteur-compositeur sous le nom de SEL, pianiste dans Palermo Palermo de Pina Bausch et membre de la troupe du cabaret Le Secret.
« J’ai une passion pour les chansons idiotes, explique Vincent, mais c’est dit avec tendresse : elles sont faites pour faire rire et étonner. » Certains titres, qui se voulaient sérieux à leur sortie, deviennent avec le temps mélancoliques ou involontairement drôles. Le duo a dû faire un tri parmi ses préférences : Vincent penche du côté de Bourvil, Richard Gotainer et Patricia Carli, tandis que Flannan ne jure que par Arletty, Francis Blanche et Francis Lopez…
De cette sélection naît une complicité scénique aussi ambiguë que réjouissante : le duo entretient le flou sur la nature de la relation de ses personnages et revendique un refus joyeux du sérieux. On passe ainsi d’une reprise queer de J’aime trop ton boule — « le clip de Fatal Bazooka était déjà très second degré », se souvient Flannan — à Nougaro, sans oublier Marie-Paule Belle et son chef d’œuvre Où est-ce qu’on les enterre ?, dont les paroles sont signées Françoise Mallet-Joris, qui fût sa compagne. Au programme, éclats de rire et déluge de talents.
Chansons impossibles, du 8 avril au 24 juin, Théâtre Essaïon, Paris.
www.essaion-theatre.com
ierre Maillet réveille les fantômes d’Edith et Edie Bouvier Beale dans un écrin nocturne et queer : le mythique club Reno Sweeney. Adaptée de l'œuvre de Sara Stridsberg, cette pièce dissèque la relation fusionnelle et punk de ces « anges déchus » de l'aristocratie américaine. Recluses dans leur manoir délabré, mère et fille transforment leur misère en acte de résistance subversif.
L’élection de Dominik Krause à la tête de la capitale de la Bavière est un double symbole historique. En plus de devenir, à tout juste 35 ans, le 1er maire écologiste de la ville de Munich après 42 ans aux mains du SPD, l’édile est ouvertement gay. Celui qui se surnomme « Bürgaymeister » a remporté le second tour avec 56,4 % des voix après une remontée fulgurante entre les deux tours, alors qu’il plafonnait au premier tour à 29,5 %. Une campagne sur les réseaux sociaux ultra-active autour des transports et des logements semble avoir fait la différence.
Selon un sondage IFOP, les deux partis extrêmes se hissent en tête des intentions de vote des LGBT+ aux présidentielles : Bardella 27%, Mélenchon 25%, soit 10 à 15 points de plus que lors du dernier sondage de 2022. 56% des personnes LGBT+ interrogées affirment être de gauche, contre 44% de la population française, le RN recueillant 10 points de moins que dans l’ensemble de l’hexagone.
Le sport féminin ferait-il un bond en arrière de 30 ans ? À l’approche des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, le retour des tests de féminité dans le sport de haut niveau suscite une vague de critiques en France et à l’international. Près de 70 associations et organisations de défense des droits humains ont signé un communiqué commun pour dénoncer cette éventualité. Selon plusieurs médias, le Comité international olympique (CIO) envisagerait d’imposer des tests génétiques pour autoriser la participation aux épreuves féminines. Une hypothèse perçue par ses détracteurs comme une régression majeure.
• à Evry-Courcouronne (91), une permanence d’accueil mensuelle a été mise en place par le centre parisien, en collaboration avec la mairie et l’association Fiert’Essonne. Chaque premier jeudi du mois (10h-13h), information et aide sont apportées au Point Justice (10 rue du Marquis des Raies).
A Nanterre, le centre LGBT+ du 92 vient d’ouvrir ses portes. La Boussole dispose d’un local et a mis en place un programme d’accueil et d’activités hebdomadaires a retrouver sur i
A Saint Denis (93), le Queer Lieu propose des activités chaque jeudi, samedi et dimanche à la Bourse du Travail. Il se veut un « tiers-lieu écolo et inclusif » et un « endroit safe et chaleureux pour chacun·e, pleinement ouvert sur la ville et ses habitant·es ».
Adieu pop-corn, place aux stroboscopes. Dix ans après la fermeture de l’historique cinéma Le Méliès, l’équipe de La Marbrerie ressuscite le site avec Bal Chavaux, un lieu hybride « entre format club, concerts et enseignement de la danse ». Situé place Jacques-Duclos, ce complexe de trois salles promet d'injecter une dose de radicalité sonore au pied du métro Croix de Chavaux.
À Paris, le sport de combat fait sa mue avec Neo Fighting Club, un espace dédié au MMA, à la boxe et au Grappling qui place la bienveillance au centre du ring. Bien plus qu’une salle de sport, ce club se revendique fièrement transfriendly et inclusif, offrant un véritable safe space pour les personnes LGBTQIA+ et leurs allié·es.
Une menace infectieuse sérieuse mobilise actuellement les autorités sanitaires britanniques. La shigellose, une infection intestinale souvent confondue à tort avec une banale intoxication alimentaire, connaît une recrudescence notable. Selon les données de l’UK Health Security Agency, l'Angleterre est passée de 2 052 cas en 2023 à 2 560 signalements en 2025. Cette progression inquiète d'autant plus qu'elle concerne des souches multirésistantes, ce qui limite considérablement les options de traitement antibiotique disponibles pour les médecins.
Sensuel, voire érotique, le tango n’est plus réservé aux couples hétéros. Au-delà de la légende (fausse) qui veut qu’à l’origine, il se dansait entre hommes, la version queer libère la danse des rôles traditionnels homme-femme.