
Au théâtre Clavel, les Dieux transpirent à nouveau ! Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la comédie « mythécologique » signée Michel Heim, revient du 10 au 29 février 2026 sous la houlette de Jean-Pierre Rouvellat — et c’est une reprise qu’on attendait comme une divine canicule. Tout y brûle : les vanités célestes, les alexandrins en fusion et l’humour acide d’un auteur qui manie la satire comme Zeus son éclair.
Le casting originel remonte sur son nuage avec un plaisir contagieux : Jérôme Cuvilliez, Laurent Plessi, Hélène Hamon, Franck Isoart, Gilles Pénissard, Michel Heim et Cécile Billand, portés par le piano espiègle de Jonathan Goyvaertz. Entre toges dégoulinantes et refrains détournés (de Brel à Sanson, en passant par Offenbach et Gainsbourg), la troupe épingle nos travers écologiques, nos lâchetés et notre hypocrisie avec un sens du burlesque jubilatoire. Fausse opérette, vraie satire, Olympe en chaleur confirme qu’on peut faire rire du désastre climatique sans se brûler les ailes. Les Dieux n’ont jamais paru si humains.
Infos : www.theatre-clavel.com.

Au Moyen Âge, on brûlait les sorcières… aujourd’hui, Alex Lebaz, lui, finit « au cachot ». L’humoriste et auteur parisien signe un premier one-man-show explosif, entre stand-up, théâtre et introspection. « Catapulté au Moyen Âge et jugé coupable d’être moi-même », explique-t-il. Mis en scène par Adrien Gahinet, Au Cachot aborde avec autodérision identité, coming-out et acceptation de soi. Sur scène, « une véritable tornade d’énergie », selon un spectateur conquis. 
Le Chili bascule radicalement. Avec l’arrivée de José Antonio Kast admirateur assumé de Pinochet et fils d'un ancien soldat de la Wehrmacht à la tête du Chili, le pays bifurque dans le groupe des nations gérées par l’extrême-droite. Et comme il faut s’y attendre, le monsieur a un programme qui s'appuie sur une ligne ultra-conservatrice et xénophobe. Contre le mariage pour tous, Kast considère la famille hétérosexuelle comme le seul « noyau de la société ». Il entend revenir sur les droits LGBTQIA+. 
La République dominicaine franchit une étape historique en abolissant la criminalisation de l’homosexualité dans l’armée et la police. 
La web-série Ruby, portée par Daphné Chollet, met en scène une super-héroïne LGBTQIA+ en quête d’identité et de valeurs. Après une rupture difficile avec Bâton, son ex toxique incarnée par Aloïse Sauvage, Ruby revient à Tours, sa ville natale, pour repartir à zéro. Recrutée comme serveuse dans le bar de Lou Trotignon, un ami transgenre, elle entame un parcours d’émancipation mêlant humour, vulnérabilité et rencontres inattendues. Composée de 7 épisodes courts, la série aborde avec légèreté des thèmes profonds comme l’amour, la différence ou la construction de soi. 
Du 11 au 15 mars, la Snow gay envahit les pistes et les rues d’Ax-les-Thermes (Pyrénées) pour un rassemblement sportif et festif. La journée sur des skis et en soirée sur la piste de danse, ce sont 4 jours d’événements organisés par l’association Lune & l’Autre, à des tarifs raisonnables.
L’Union européenne franchit une étape historique en matière de droits LGBT+. La Cour européenne de justice (CJUE) a statué le 25 novembre que tout mariage entre deux citoyens de même sexe, légalement contracté dans un pays membre, doit être reconnu par tous les États membres, même ceux qui interdisent encore le mariage pour tous. Cette décision, née du cas de deux Polonais mariés en Allemagne, affirme que le refus de transcrire leur union en Pologne, où la loi interdit et la Constitution protège l’union homme-femme, va à l’encontre du droit européen. Si la reconnaissance peut prendre différentes formes, elle doit rester équitable, sans discrimination basée sur l’orientation sexuelle. La CJUE n’oblige pas cependant les États à légaliser le mariage homosexuel, mais ouvre la voie à une harmonisation plus juste, pouvant potentiellement donner naissance à un PACS européen.
« Makoumé » (créole) pourrait se traduire par « PD », « tante » ou tout autre terme employé dans le petit homophobe illustré (!). Noam Sinseau a repris ce terme pour en faire sa force, celle d’un jeune queer émancipé qui n’oublie pas de mettre quelques paillettes et beaucoup d’humour dans son discours, ce qui donne un stand up drôle mais aussi revendicatif. On ajoute une pincée de voguing et ça donne Makoumé superstar !
Connaissez-vous Rainbow Wool ? C’est une initiative insolite et engagée qui met en lumière la lutte pour les droits LGBTQIA+ : des moutons gays, élevés dans une ferme biodiverse en Allemagne, fournissent leur laine pour une mode solidaire. Ces petites bêtes, souvent destinés à l’abattoir, vivent désormais en liberté, protégées et aimées, grâce à Michael, éleveur ouvertement gay. Leur laine, transformée en produits fashion, finance des projets pour la communauté queer via l’association LSVD+ - (Fédération pour la diversité queer), la plus grande ONG allemande qui représente les intérêts des personnes queer dans la politique, les médias et la société. La démarche allie respect animalier, écologie et solidarité, tout en dénonçant la criminalisation de 62 pays où l’homosexualité reste punie. En achetant ou en adoptant un mouton, chacun peut soutenir cette cause, faire avancer l’égalité et rappeler que la diversité est une richesse universelle. Un vrai plaidoyer pour un monde plus juste, avec style.
Cette action judiciaire, menée notamment par la Californie, New York et le Massachusetts, vise à contester une série de directives et de projets de loi soutenus par l’ancien président, jugés contraires aux droits civiques. Les plaignants dénoncent une politique fédérale qui, selon eux, aurait cherché à restreindre l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection contre les discriminations pour les minorités de genre. Depuis son investiture, voilà déjà un an, Trump se livre à une guerre de sape et d’usure, multipliant les actions législatives à leur encontre.