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  • La session estivale du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, qui s’est terminée le 12 juillet à Genève, a mis en lumière une offensive conservatrice, principalement orchestrée par la Russie et des pays majoritairement musulmans, visant à supprimer des termes protégeant les droits et les minorités sexuelles et de genre.

    Malgré des tentatives de modification, de nombreuses résolutions sur ces sujets ont été adoptées. Les amendements proposés par la Russie, qui souhaitait éliminer des références au « genre » et l’« autonomie corporelle », ont été largement rejetés. Les représentants occidentaux ont manifesté leur inquiétude face à ces tentatives.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le torchon n’en finit pas de brûler entre Nicolas Noguier, fondateur du Refuge, et son actuel conseil d’administration. Après avoir été écarté de la direction de cette association créée en 2010 et devenue fondation, il a été mis sous contrôle judiciaire, notamment suite à plusieurs accusations d’agressions sexuelles. Il participe actuellement à la gestion courante de l’association Famille au grand cœur qui aide les migrants LGBTQIA+. D’un autre côté, il soutient les employés renvoyés depuis son départ, dont deux ont gagné leur procès aux Prud’hommes pour licenciement abusif.

    Bruno De
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  • Des drapeaux dédiés à la célébration du mois des fiertés LGBTQ ont été vandalisés à la mi-juin à New York, selon le service de police de la ville. Les drapeaux colorés près du monument national de Stonewall, situé dans le quartier de Greenwich Village à Manhattan et dédié à un tournant dans le mouvement moderne des droits civiques des LGBTQ, ont été enlevés et endommagés dans la nuit, a indiqué le département de la police de la ville de New York dans une déclaration à CNN.

    L’enquête préliminaire a révélé qu'une personne non identifiée avait enlevé et détruit 160 drapeaux dans la zone vers 20 heures jeudi 13 juin selon la police. Le maire de New York, Eric Adams, a commenté l'acte de vandalisme dans un message publié sur X, anciennement Twitter, en écrivant : « la haine n'a pas sa place dans notre ville, et rien ne changera cela ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le pays serait en train de réfléchir à une proposition de loi pour punir l’homosexualité de 10 ans de prison. Si la plus lourde peine est réservée aux adultes, les enfants sont aussi la cible de cette proposition discriminatoire puisque à partir de 10 ans, ils seront emprisonnés 3 ans et ceux qui ont entre 16 et 18 ans le seront pendant 6 ans. Cette démarche en vue de réprimer au plus haut de l’état l’homosexualité, semble suivre la voie empruntée par des nombreux autres pays africains.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Afin de donner le plus large éventail d’égalité à ses concitoyens, le gouvernement allemand propose d’intégrer l’orientation sexuelle à sa Constitution. Jusqu’à présent, les discriminations basées sur le genre, la race ou la religion sont interdites par la Loi fondamentale de 1949.

    Les LGBT se verraient offrir par cette proposition une protection supplémentaire et ainsi cela comblerait une lacune juridique importante. Mais il semblerait que des divisions sur le sujet animent les bancs des partis politiques. Affaire à suivre.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Bastia: Corse : enfin un lieu LGBTQIA+ ?

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’association Arcu, jeune mais très active, soutient le projet d’un bar féministe et queer à Bastia. Il est porté par l'association U Soffiu qui souhaite ouvrir un lieu associatif inclusif qui proposera une programmation culturelle et artistique variée avec expositions, soirées musicales, scènes ouvertes, viewing parties, ateliers artistiques, groupes de paroles… Un bon début, l’île de Beauté étant dépourvue de lieu communautaire. Et pourquoi pas rêver à un vrai centre ? A suivre sur l’Instagram de l’association.

    Bruno De
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  • Carton rouge

    Les Dégommeuses, l’association sportive qui a pour objectif de faire connaître le foot féminin a bien failli perdre la subvention de la mairie de Paris.

    En effet, lors d’un conseil de Paris, les élus de droite se sont tout simplement opposés à sa reconduction sans donner aucune explication. Jean-Luc Romero-Michel, l’adjoint à la maire de Paris, chargé des Droits Humains, de l’Intégration et de la lutte contre les Discriminations s’en est offusqué en séance. Et grâce à la majorité en place, la subvention a pu être validée. Une bonne nouvelle. Rappelons qu’outre le sport, les Dégommeuses sont impliquées dans la lutte contre les discriminations sexistes et lgbtphobes et au-delà de nos frontières, elles dénoncent le génocide palestinien en cours. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Emboîtant le pas à sa voisine hongroise, ce pays de l’ex bloc soviétique interdit désormais toute « propagande LGBT » à l’école. Le 7 août, le parlement a adopté a la quasi unanimité une loi rendant illégal au sein des écoles, le fait d'encourager cette « orientation sexuelle non traditionnelle ». Dès lors, pas simple d’exposer la réalité en cours d’éducation sexuelle. Pire : ce texte rend difficile la lutte contre le harcèlement scolaire que subissent les jeunes LGBTQIA+

    D’éventuelles sanctions de l’Union européenne, dont le pays fait partie, pourraient-elles faire changer de direction ? On en doute, vu le peu d’actes concrets qui ont suivi la promulgation d’une loi similaire en Hongrie.

    Bruno De
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  • Entre juin et juillet, à Toulouse, 10 individus interpelés, 2 autres à Compiègne (dont 8 mineurs au total) : ce serrage de vis intervient dans la foulée de la fermeture du site Coco, fréquemment utilisé pour des agressions à caractère homophobe.

    Ils donnaient rendez-vous à leurs victimes dans des lieux isolés pour les violenter et les extorquer, certains filmant leurs méfaits pour les diffuser sur les réseaux sociaux.

    On ne saurait que prôner la méfiance aux adeptes de ce type de rencontres fortuites. 

    Bruno De
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  • Un jour avant la cérémonie de clôture des JO Paralympiques, la bonne nouvelle est venue du sportif - so sexy - Dimitri Pavadé.

    Il a été la cerise sur le gâteau de ces jeux Paralympiques 2024, parfaitement réussis dans l’ensemble, avec leur lot de surprises et de suspens. Lui, c’est l’athlète français Dimitri Pavadé, qui, s’il n’a pas réussi à ramener de médaille dans la catégorie saut en longueur, nous a fait la surprise, via son compte Instagram, de faire son coming-out samedi dernier.

    Un long texte où le sportif, d’origine réunionnaise qu’on avait remarqué pour son sex-appeal et son sourire craquant, s’épanche intimement sur les motivations qui l’animent et sa philosophie de vie.

    "Dans ma vie aussi banale qu’elle a pu être je n’avais jamais eu de projet, d’ambition, d’objectif mais juste me laisser porter par le vent et vivre ma vie à l’instant présent, écrit Dimitri Pavadé, depuis mes débuts dans le monde sportif, je peux dire que certaines choses ont mûri en moi, une pensée ou un rêve de faire partie de l’équipe de France, aujourd’hui je peux dire avec une grande fierté que c’est chose faite. Aujourd’hui j’ai pu trouver ma voie et donner un sens à ce que j’accomplis chaque jour : vouloir être l’icône des personnes en situation de handicap. "Un autre combat m’attends dès à présent et j’attendais ce moment avec impatience. Me voilà aujourd’hui prêt encore une fois à affronter, surmonter et à avancer sans prendre en compte ce que les autres peuvent dire ou penser de moi. Oui je suis PETIT, MÉTIS, UNIJAMBISTE, et pour en remettre une couche, GAY !!!!!! La personne que je suis et comme d’autres, n’ont jamais eu à faire un choix alors arrêtez avec vos discours pitoyables et vos jugements sans raisonnements parce que vous n’allez jamais changer le monde."

    Un coming-out excessivement touchant par lequel l’athlète s’engage à prendre désormais, après celles des personnes porteuses de handicap, la défense des LGBTQ+ et d’aider les sportives et sportifs homosexuel.les à sortir du placard, tout en luttant contre l’homophobie dans le sport. 

    De quoi confirmer que Dimitri Pavadé est vraiment le héros de cette année haut la main.

    (Photo compte Instagram Dimitri Pavadé)

    Jean Jacob
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