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  • Le Brésil conserve son sinistre titre de champion mondial de la violence LGBTphobe. Selon le rapport annuel du Grupo Gay da Bahia (GGB) publié le 18 janvier, le pays a enregistré 257 morts violentes en 2025, soit un décès toutes les 34h. Malgré une baisse de 12 % par rapport à 2024, le bilan reste effroyable : 204 homicides et 20 suicides ont été recensés. Les hommes gays (156 victimes) et les personnes trans (64 victimes) demeurent les cibles prioritaires.

    L'anthropologue Luiz Mott, fondateur du GGB, dénonce une « invisibilité statistique » persistante : « les chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg du sang et de la haine » en raison de l'absence de données officielles d'État. Face à cette « violence structurelle », les associations réclament d'urgence des politiques publiques de protection réelles.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Par trois fois depuis le début de l’année, le local de J’en suis j’y reste a été dégradé par des tags et des bris de vitres. La direction du centre ne peut pas confirmer qu’il s’agit d’attaques de l’extrême-droite : « ça reste un acte qui vise le centre, qu'il faut prendre au sérieux et qui n'est pas isolé du contexte actuel, mais nous ne pouvons l’affirmer ».

    Tandis qu’à Maubeuge, ce sont des inscriptions à caractère discriminant qui ont été découvertes sur la vitrine du centre LGBT+ le Fil : « white boy » et croix celtique (symbole de l’extrême-droite). « Nous avons l’habitude des insultes ; elles font malheureusement partie de notre quotidien. La différence, dans ce cas-ci, c’est qu’elles se concrétisent » a déclaré Richard Meunier, le président de l’association.

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  • Le Kremlin intensifie sa répression. Le ministère russe de la Justice a officiellement classé ILGA World, la plus grande fédération mondiale de défense des droits LGBTQI+, comme « organisation indésirable ». Ce label infamant criminalise de fait toute coopération avec l'ONG pour les citoyens russes, sous peine de lourdes sanctions pénales. Julia Ehrt, directrice exécutive de l’organisation, dénonce un acte « cynique ». Elle affirme : « peu importe les efforts des gouvernements pour légiférer contre l’existence des personnes LGBTI, les mouvements resteront engagés et la solidarité vivante par-delà les frontières ».  

    Julien Claudé-Pénégry
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  • À Nouméa, Joëlla, 45 ans, femme transgenre, a été tuée après avoir rouée de coups dans la nuit du 7 au 8 février dans le quartier isolé de Saint‑Quentin. Ce meurtre a été qualifié de « transféminicide » par plusieurs associations. Deux hommes de 19 et 24 ans, déjà connus pour des faits de vols, ont reconnu avoir porté « une quinzaine de coups de pied à la tête » de la victime et ont été mis en examen pour meurtre puis placés en détention provisoire. À l’arrivée des secours, le visage de Joëlla présentait un « enfoncement massif » et elle n’a pu être réanimée, a précisé le procureur de Nouméa. Une information judiciaire pour homicide volontaire afin d’établir notamment si le passage à l’acte est lié à son identité de genre. 
    Passionnée de volley‑ball et figure engagée de la communauté locale, Joëlla laisse un archipel sous le choc. « Une atteinte majeure à la vie humaine », dénonce l’association La Tresse Nouvelle‑Calédonie, qui voit dans ce crime l’expression de « violences systémiques envers les personnes transgenres ». Rainbowlution Nouvelle‑Calédonie appelle à « renforcer la prévention, la sensibilisation et la protection des personnes LGBTQIA+ ». 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Près de trente ans après sa disparition, l’aura de Barbara reste intacte. À la BnF François-Mitterrand, l'exposition gratuite Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public explore jusqu'au 7 juin 2026 le lien fusionnel, presque sacré, que la chanteuse entretenait avec son auditoire.
    Loin d'une rétrospective classique, le parcours s'appuie sur le don exceptionnel de ses archives personnelles à la Bibliothèque nationale. On y découvre des manuscrits, des costumes de scène iconiques, mais surtout une correspondance bouleversante. « Cette exposition montre que Barbara ne chantait pas pour le public, mais avec lui », souligne le commissariat de l'exposition dans les colonnes de Beaux Arts Magazine.
    Entre deux partitions de « L'Aigle noir », les visiteurs déambulent au son de sa voix singulière. l'événement souligne combien l'artiste puisait sa force dans cette « plus belle histoire d'amour » vécue sur scène. Un hommage vibrant à celle qui, selon la BnF, a transformé la chanson française en une confidence intime et collective.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un tag a été apposé sur une photo présentant deux hommes portant une pancarte « not married but willing to be » (« pas mariés mais souhaitant l’être »). L’inscription au marqueur noir « Lévitique 18:22 » fait référence à un verset de l’Ancien Testament : « tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». L’exposition à l’église protestante Saint Guillaume réunit 30 clichés d’hommes amoureux issus de la collection américaine de Hugh Nini et Neal Treadwell, pris entre 1850 et 1950, alors que l’homosexualité était encore un délit. L’acte a été dénoncé par l’organisateur de l’exposition, tandis que le pasteur de l’église a porté plainte. Ce dernier avait déjà reçu des menaces de mort en 2023.

    Bruno De
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  • L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a franchi une étape historique en réclamant l'interdiction totale des « pratiques de conversion » à travers le continent. Le 29 janvier 2026, celle-ci a été votée par 71 voix contre 26 (et 2 abstentions). Elles sont désormais qualifiées de « torture » par l'institution.

    La résolution souligne que ces méthodes sont intrinsèquement discriminatoires : « ces pratiques constituent des violations graves des droits humains et de la dignité humaine ».  Alors que des pays comme la France ont déjà légiféré, le Conseil de l'Europe exhorte les États membres à adopter des cadres pénaux stricts. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’association Fiertés Colorées lance ce projet participatif : à vous d'ajouter des lieux et de voter sur ceux déjà répertoriés dans la ville. Cet annuaire sous forme de carte permettra à tous.tes de trouver des lieux où sortir, se voir, s’amuser… Tout repose sur vos contributions alors à vos marques !
    fiertescolorees.org.

    Bruno De
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  • Malgré un arsenal législatif consolidé depuis quarante ans, le quotidien des personnes LGBTQIA+ en France reste marqué par des violences et des discriminations persistantes. « Les protections légales seules ne suffisent pas à assurer l’égalité réelle », souligne STOP homophobie. D’après un état des lieux récent des droits et protections, publié par le site Vie-Publique.fr, près d’une personne LGBTQIA+ sur cinq déclare avoir déjà été discriminée lors d’un entretien d’embauche.

    Dépénalisation de l’homosexualité en 1982, PACS en 1999, « mariage pour tous.tes » et adoption en 2013, interdiction des « thérapies de conversion » en 2022, ou encore accès à la PMA pour toutes les femmes en 2021 dessinent pourtant un cadre juridique en constante progression.

    Depuis 2001, la loi sanctionne les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, étendues à l’identité de genre en 2016, tandis que des plans nationaux 2020‑2026 renforcent la reconnaissance des actes LGBTphobes et la formation des agents publics. Mais, prévient STOP homophobie, nombre de victimes restent silencieuses, freinées par la peur des représailles ou la défiance envers les institutions, ce qui nourrit un « angle mort » statistique et politique. Alors qu’une vague homophobe aux relents extrémistes se fait sentir, l’association appelle à « une vigilance constante des pouvoirs publics », à des campagnes de sensibilisation dans tous les secteurs et à un suivi effectif des plans de lutte contre les LGBTphobies, pour que les avancées juridiques se traduisent enfin en égalité vécue. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La philanthropie et la mode s'unissent face aux pressions législatives croissantes aux États-Unis. Mackenzie Scott, l’ex-femme du patron d’Amazon Jeff Bezos vient d'octroyer un don record de 4,5 millions de dollars à The Trevor Project pour renforcer ses services d'écoute 24h/24. Ce soutien financier historique offre une autonomie cruciale à l'ONG pour agir là où l'urgence est vitale.

    En parallèle, la marque J.Crew lance sa campagne Summer of Self-Expression avec l'acteur Elliot Page. Plus qu'une promotion, cette initiative en partenariat avec The Trevor Project transforme les vitrines en plateformes de visibilité. Entre financement massif et résistance culturelle, ces actions rappellent que l'affirmation de soi reste le plus bel accessoire.

    Julien Claudé-Pénégry
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