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  • Par trois fois depuis le début de l’année, le local de J’en suis j’y reste a été dégradé par des tags et des bris de vitres. La direction du centre ne peut pas confirmer qu’il s’agit d’attaques de l’extrême-droite : « ça reste un acte qui vise le centre, qu'il faut prendre au sérieux et qui n'est pas isolé du contexte actuel, mais nous ne pouvons l’affirmer ».

    Tandis qu’à Maubeuge, ce sont des inscriptions à caractère discriminant qui ont été découvertes sur la vitrine du centre LGBT+ le Fil : « white boy » et croix celtique (symbole de l’extrême-droite). « Nous avons l’habitude des insultes ; elles font malheureusement partie de notre quotidien. La différence, dans ce cas-ci, c’est qu’elles se concrétisent » a déclaré Richard Meunier, le président de l’association.

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  • Josh Cavallo, premier joueur pro de foot à avoir fait son coming-out en 2021, balance : « mon départ n’avait rien à voir avec le football » comme il le relate. Il quitte l’Adelaide United FC en décembre dernier, et pointe une homophobie latente. « L’homophobie m’a mis sur le banc », lâche-t-il au Parisien. Des remarques homophobes en interne, un vestiaire pesant : le joueur gay décrit un environnement toxique post-révélation. Stop Homophobie relaie : Cavallo dénonce un club qui l’aurait marginalisé. Malgré sa notoriété mondiale, il rejoint Macarthur FC, mais alerte sur le sport roi. « J’ai tout perdu à cause de ça », confie-t-il. Une enquête doit être diligentée. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Brésil conserve son sinistre titre de champion mondial de la violence LGBTphobe. Selon le rapport annuel du Grupo Gay da Bahia (GGB) publié le 18 janvier, le pays a enregistré 257 morts violentes en 2025, soit un décès toutes les 34h. Malgré une baisse de 12 % par rapport à 2024, le bilan reste effroyable : 204 homicides et 20 suicides ont été recensés. Les hommes gays (156 victimes) et les personnes trans (64 victimes) demeurent les cibles prioritaires.

    L'anthropologue Luiz Mott, fondateur du GGB, dénonce une « invisibilité statistique » persistante : « les chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg du sang et de la haine » en raison de l'absence de données officielles d'État. Face à cette « violence structurelle », les associations réclament d'urgence des politiques publiques de protection réelles.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Coup de projecteur sur un pan mythique de la musique électro française : Disney+ annonce « Une Histoire de la french touch », mini-série documentaire en trois épisodes, attendue en 2027. 
    Derrière ce projet, le réalisateur Thibaut de Longeville, à qui l’on doit la non moins exceptionnelle série consacrée à DJ Mehdi : Made in France  (disponible sur Arte). Celle-ci que l’on suppose dans la même veine, nous plongera dans la genèse des années 90-2000, de ce mouvement né à Versailles et qui a conquis le monde avec ses filtres disco, samples funky et beats house. 
    Au programme : Daft Punk, Cassius, Étienne de Crécy, Air, Modjo ou encore Alan Braxe et Pedro Winter (ex-manager Daft Punk, Ed Banger) témoigneront via archives inédites et interviews exclusives. Des clubs comme Le Palace, Rex ou Queen aux hits planétaires Around the world, Music sounds better with you), la série retracera comment ces amis ont révolutionné l'électro, imposant un son français global. L'occasion de (re)découvrir comment Paris est devenue capitale de l'électro. Prenez date, et rendez-vous en 2027 sur Disney+ pour un voyage unique.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Près de trente ans après sa disparition, l’aura de Barbara reste intacte. À la BnF François-Mitterrand, l'exposition gratuite Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public explore jusqu'au 7 juin 2026 le lien fusionnel, presque sacré, que la chanteuse entretenait avec son auditoire.
    Loin d'une rétrospective classique, le parcours s'appuie sur le don exceptionnel de ses archives personnelles à la Bibliothèque nationale. On y découvre des manuscrits, des costumes de scène iconiques, mais surtout une correspondance bouleversante. « Cette exposition montre que Barbara ne chantait pas pour le public, mais avec lui », souligne le commissariat de l'exposition dans les colonnes de Beaux Arts Magazine.
    Entre deux partitions de « L'Aigle noir », les visiteurs déambulent au son de sa voix singulière. l'événement souligne combien l'artiste puisait sa force dans cette « plus belle histoire d'amour » vécue sur scène. Un hommage vibrant à celle qui, selon la BnF, a transformé la chanson française en une confidence intime et collective.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Strasbourg : l’exposition Ils s’aiment dégradée

    exposition, gay

    Un tag a été apposé sur une photo présentant deux hommes portant une pancarte « not married but willing to be » (« pas mariés mais souhaitant l’être »). L’inscription au marqueur noir « Lévitique 18:22 » fait référence à un verset de l’Ancien Testament : « tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». L’exposition à l’église protestante Saint Guillaume réunit 30 clichés d’hommes amoureux issus de la collection américaine de Hugh Nini et Neal Treadwell, pris entre 1850 et 1950, alors que l’homosexualité était encore un délit. L’acte a été dénoncé par l’organisateur de l’exposition, tandis que le pasteur de l’église a porté plainte. Ce dernier avait déjà reçu des menaces de mort en 2023.

    Bruno De
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  • À Nouméa, Joëlla, 45 ans, femme transgenre, a été tuée après avoir rouée de coups dans la nuit du 7 au 8 février dans le quartier isolé de Saint‑Quentin. Ce meurtre a été qualifié de « transféminicide » par plusieurs associations. Deux hommes de 19 et 24 ans, déjà connus pour des faits de vols, ont reconnu avoir porté « une quinzaine de coups de pied à la tête » de la victime et ont été mis en examen pour meurtre puis placés en détention provisoire. À l’arrivée des secours, le visage de Joëlla présentait un « enfoncement massif » et elle n’a pu être réanimée, a précisé le procureur de Nouméa. Une information judiciaire pour homicide volontaire afin d’établir notamment si le passage à l’acte est lié à son identité de genre. 
    Passionnée de volley‑ball et figure engagée de la communauté locale, Joëlla laisse un archipel sous le choc. « Une atteinte majeure à la vie humaine », dénonce l’association La Tresse Nouvelle‑Calédonie, qui voit dans ce crime l’expression de « violences systémiques envers les personnes transgenres ». Rainbowlution Nouvelle‑Calédonie appelle à « renforcer la prévention, la sensibilisation et la protection des personnes LGBTQIA+ ». 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Kremlin intensifie sa répression. Le ministère russe de la Justice a officiellement classé ILGA World, la plus grande fédération mondiale de défense des droits LGBTQI+, comme « organisation indésirable ». Ce label infamant criminalise de fait toute coopération avec l'ONG pour les citoyens russes, sous peine de lourdes sanctions pénales. Julia Ehrt, directrice exécutive de l’organisation, dénonce un acte « cynique ». Elle affirme : « peu importe les efforts des gouvernements pour légiférer contre l’existence des personnes LGBTI, les mouvements resteront engagés et la solidarité vivante par-delà les frontières ».  

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour l’ultime étape de sa tournée européenne, le DJ et producteur Myd de la team « french touch » d’Ed Banger, métamorphose le 13 mars le Centquatre en véritable « club XXL ». Ce show, baptisé « Myd Live Expérience », s’annonce comme une épopée sonore sans limite. Sur Facebook, l'artiste l'assure : « on fait une fête encore plus longue ». L'effervescence est palpable pour ce live qui s'affranchit des codes. Le producteur mise sur une scénographie immersive pour transformer le 104 en épicentre de la nuit parisienne. Un final solaire et démesuré, où l'énergie du live rencontre l'ivresse des dancefloors. C’est où il faut être !
    Infos et billetterie : https://shotgun.live/en/web/events/myd-live.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On va battre le pavé à nouveau cette année. Plusieurs villes ont déjà arrêté des dates :

    • Agen le 9 mai
    • Valence le 16 mai
    • Poitiers et Reims le 23 mai
    • Tinqueux (banlieue de Reims), Laval, Rodez, Niort, Vernon 
        et Bordeaux le 30 mai
    • Aubenas, Bourges, Douarnenez et Toulouse le 6 juin
    • Perpignan, Ajaccio, Biarritz, Lyon, Nantes et Toulon le 13 juin
    • Montpellier les 19 et 20 juin
    • Rouen, Strasbourg et Grenoble le 20 juin
    • Paris, Albi, Carcassonne, Saint Gaudens et Saint Malo le 27 juin
    • Marseille et Le Mans le 4 juillet

    C’est bien parti pour égaler, voire dépasser le score de 2025, avec plus d’une centaine de manifestations.

    Bruno De
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