
Les évènements de la Big Bertha vous manquaient, avouez-le ! Bonne nouvelle, La Bertha’s Fantasia version Mad Cirkus revient le 12 juin au sein de l’écrin de la Machine du Moulin Rouge pour une soirée endiablée. La drag queen comme à son habitude aime être bien entourée. Les meilleurs preformeurs du monde des arts vivants, du cirque, du drag, du burlesque vont s’emparer de ce lieu mythique pour plus de 2h de show.
On retrouve sur scène pour cette nouvelle édition Misty Phoenix, une performeuse en or 24 carats et reine de Drag Race France Saison 3, Mara de Nudee, résidente burlesque des soirées Bertha’s Fantasia, Shananigans, une ensorceleuse aux doigts de feu tout droit venue d’Angleterre, Julie Demont, une déesse acrobate à te faire perdre la tête, Demi Noire, légende burlesque londonienne et Snookie Mono, un Écossais gentleman avaleur de sabres !
Et après le cabaret, la Fantasia se transforme en mode clubbing pour se déhancher sur le DJ set du Madrilène Matth Van Mayrit. Préparez-vous à une expérience hors du temps, toute en frivolité, légèreté et excentricité.

Amazon Prime vidéo a supprimé le replay du match OM-Lens en raison de chants homophobes émanant du public (« il faut tuer ces pédés de Lensois ! »). Depuis mi-décembre, ce sont 15 matchs de ligue 1 et 2 qui ont subi le même sort.
Visionnez illico presto L comme Lesbienne sur la plateforme indépendante de contenus queers et féministes on.suzane. Ce documentaire en trois épisodes d’une demie-heure chacun, imaginé par Eve Simonet passe en revue ce qui constitue le parcours des identités lesbiennes. Passionnant à bien des égards, il met en lumière celles qui écrasées par une société hétéronormée et qui ont dû se chercher des repères, se créer des voies pour être qui elles sont avec fierté. Pour donner du corps à ces histoires individuelles, la réalisatrice a sollicité des sociologues qui analysent les faits, parsème de témoignages son récit et fait intervenir des personnalités publiques lesbiennes. Là où l’hétérosexualité semblait être l’unique voie pour une vie heureuse et épanouie, l’attrait de ces femmes pour d’autres femmes a radicalement rebattu les cartes. Trois focus donc pour trois moments majeurs dans la vie des lesbiennes : se découvrir lesbienne et après, s’afficher et s’affirmer en tant que telle et enfin faire famille quand on est un couple de femmes. Une exploration du monde lesbienne qui ne fait pas dans la dentelle, abordant sans concession les charges dont elles sont les cibles. Elles ne laissent rien passer à leurs détracteurs, chaque fait et geste se veut militant, revendicatif donc forcément politique.
Une association australienne a entrepris de rénover ce véhicule iconique de Priscilla, queen of the desert, film qui l’est tout autant pour la communauté LGBTQI. Le bus Hino Freighter de 1976 avait été laissé à l’abandon après le tournage. History Trust of South Australia cherche 2,2 millions de $ australiens (1,35 millions d’euros) pour l’intégrer dans une exposition immersive.
Alors que se tient le Brussels international fantastic film festival (BIFFF), le dernier film de Rose Glass avec Kristen Stewart, intitulé Love lies bleeding, a été émaillé de propos misogynes et lesbophobes. L'événement est survenu le samedi 13 avril. Présenté dans le cadre de ce festival par le distributeur Searchers, ce film explicitement « lesbian friendly » a fait se déplacer un public féminin mais pas que. Parmi elles, des hommes qui sont venus voir un film lesbien mais avec de mauvaises intentions. On entend des « sales gouines », « elle aime ça la bite », « ta gueule sale pute », les insultes fusent et s’accompagnent de beurks lors des scènes d’amour, décrivent des spectatrices sur les réseaux sociaux. Des femmes lesbiennes quittent par dizaines la salle et essaient, choquées, de faire arrêter la projection du film. Mais rien n’y fait, le film reprend. Les organisateurs du BIFFF ont déclaré sur leur site internet que « les événements qui se sont déroulés lors de la séance sont inadmissibles et ne reflètent en aucun cas l’esprit libertaire du festival. Nous n’acceptons PAS les commentaires misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, racistes, ni aucune autre forme de discrimination, de harcèlement, de honte ou de violence, physique ou verbale, ni aucune forme d’insulte. »
Underground de A à Z. The Revolution Is My Boyfriend, publié par Baron, le dernier livre de Bruce LaBruce, icône du mouvement queercore, est une anthologie visuelle sans complaisance de l'homoérotisme et de la contre-culture non conformiste.
Le 4 avril, les éditions Gallimard publient Heliogabale, une pièce inédite en 4 actes de Jean Genet. Le manuscrit de ce drame jamais monté sur scène sort des oubliettes, 80 ans plus tard. Jamais publiée, cette création écrite lors de son séjour en prison de Fresnes en 1942 pour vol de livre dans la librairie Stock. Il n’a que 31 ans et parmi ces premiers écrits, on constate que celui-ci est une recherche, il tâtonne sur le vocabulaire, le style. Il nous présente les dernières heures de Héliogabale, un jeune prince romain assassiné. Jean Genet joue sur les thèmes qu’il affectionne avec un lyrisme incomparable : homosexualité, travestissement, réprobation et déchéance. Il magnifie l’abject. Un écrit qui en apparaissant de la Houghton Library de Harvard pose les bases de la légende qu’il se construit. Le génie de Genet à l’état pur.
Quel beau nom pour cette première compilation du label Warriorrecors. C’est un florilège aux couleurs du rainbow flag que cet album entièrement curatée par Rebeka Warrior, elle-même. Au menu, 15 morceaux originaux imaginés par 15 artistes provenant d’horizon multiples et toustes issues de la scène queer. L’occasion de se laisser emporter par un flow qui va vous booster. C’est enivrant, punchy et diablement bon. L’occasion aussi de retrouver toute l’ambiance de cet opus au plus près de chez vous avec le RainboWarriors Tour qui fera escale le 1er juin à la Laiterie de Strasbourg, le 7 au Warehouse de Nantes, le 22 au Slalom de Lille ou encore le 23 juin au Large Festival de Marseille. 
Papacito a été condamné à 5000€ d’amende pour injures homophobes et incitation à la violence le 26 avril. Le youtubeur avait pris part à un conflit de voisinage d’un petit village d’Occitanie dans deux vidéos, en s’en prenant au maire. Il avait décrit un arrêté municipal comme « un polycopié de tarlouzes ». Verbatim : « qu’est-ce qui leur arrivait aux déviants au Moyen-âge, je vais te dire. Ok Google, qu’est-ce qu’on leur fait aux déviants au Moyen-âge. Bûcher, écartèlement, pendaison, décapitation, catapultage ». Le maire de Monjoi a aussi obtenu 4 000 € de dommages et intérêts. La chaîne Youtube du condamné a par ailleurs été fermée.
Ce qui fut à une époque le Thermik, puis les Souffleurs vient de raccrocher. Enième lieu à baisser le rideau dans le Marais, cette adresse discrète en journée, rameutait toute la scène queer alternative la nuit venue. Espace étriqué en apparence, mais à l’esprit ultra ouvert, on venait boire des verres, refaire le monde, explorer de nouvelles sensations, se déhancher jusqu’à plus d’heures dans la cave voûtée où la chaleur humaine vous laissait un goût de plaisir infini.
Quant au Bar’Ouf, le bar lesbien de la rue Saint Martin qui proposait des apéros-concerts, des expositions et des jeux de société et bien d’autres activités, il vient lui aussi à son tour de fermer ces portes. En guise de clap de fin, une soirée dansante pour une dernière fois, faire vibrer cette aventure humaine, lieu d’échange unique où les filles se sentaient comme à la maison. Merci pour ces moments.