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  • Imaginez ce que peut provoquer la collaboration entre « l’enfant terrible de la mode » Jean Paul Gaultier et le chausseur de talent romanais connu pour son fameux tressé cuir Stéphane Kélian ! Le musée de la Chaussure à Romans-sur-Isère propose jusqu’au 3  novembre de vous glisser dans la magie des réalisations nées de l’imagination de ces deux génies français. 

    Quand l’audace rencontre l’excentricité. C’est bien cela qu’Olivier Jault, designer de chaussure et collectionneur, co-commissaire de l’exposition Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre » a voulu mettre en scène au cœur d’une chapelle. Un lieu unique, tel un écrin pour la rétrospective d’une aventure créative faite de confiance, d’insolence, de savoir-faire et de désinvolture. Olivier Jault, le passionné d’histoire et des techniques de confection autour du monde de la chaussure, qui a longtemps travaillé aux côtés de Jean Paul Gaultier s’est pris de passion à l’idée de mettre en lumière les trésors qui sur plus d’une vingtaine de défilés prêt-à-porter du créateur ont vu naître des chaussures qui accompagnaient les tenues.

    Une rencontre, un partage

    De 1984 à 1996, ce qui va émerger de « l’union » de ces deux artistes va dépasser l’entendement. Bien plus que de simples réalisations, ces chaussures sont de véritables œuvres d’art. Fusion fantastique et détonante entre l’univers atypique et tourbillonnant du jeune créateur et la capacité presque renversante de l’expert à concrétiser tout concept même les plus impensables en réalité. Pour rendre hommage à ce mariage de déraison consenti entre deux esprits loin des stéréotypes, qui de mieux que ceux qui ont été les acteurs historiques des deux maisons, les amis, les férus de mode ?

    Tout tenté, tout créé

    Il en ressort, une scénographie qui invite à explorer l’anticonformisme du duo, la technicité dans chaque réalisation, les détails, l’exécution, le rendu, l’âme de chaque pièce qui ne fait pas qu’habiller une paire de pieds, mais surtout les sublime et leur donne une visibilité toute nouvelle, dans un ensemble esthétique. Car de la fantaisie, il y en a eu en plus de 10 ans de collaboration parsemés de projets originaux. L’un inspirant l’autre, c’est la mutualisation de leur liberté d’imaginer un produit fini, de qualité, beau et souvent très complexe à élaborer qui les excitait. Rien n’était impossible, rien. De la paire de boots pour homme à talons haut avec le talon transparent avec un flash lumineux au derby évidé d’une partie de son cuir, en passant par les bottines à talon mi-mollet issues de la collection Les rap’pieuses ou encore les sneakers montants avec bout et broche métal de la collection French gigolo, l’humour flirte avec les références culturelles quand le sportswear et le streetwear envahissent les podiums.

    Une aventure hors pair qui laissera à jamais ses empreintes au fil des paires qui ont été imaginés et foulé les défilés comme autant d’accessoires de mode à part entière. En répondant aux « désirs les plus fous » de Jean Paul Gaultier, chaque innovation de Stéphane Kélian « laisse place à une chaussure « tendance», adaptée à chaque silhouette, devançant chaque nouvelle mode, donnant naissance à de nouvelles identités », comme l’explique si joliment le journaliste Patrick Cabasset, un proche de jean Paul Gaultier.

    Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre », jusqu’au 3 nov. 2024 au musée de la Chaussures, 26100 Romans-sur-Isère.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Partir dans un autre pays pour les vacances est un véritable casse-tête pour les LGBT, comme le démontre un sujet de BFMTV. Choisir une destination donne l’impression de devoir faire le parcours du combattant pour s’assurer que tout est safe sur place. Comprenez par-là que les LGBTphobies sont dans de nombreux Etats monnaie courante. 

    L'homosexualité est illégale dans une soixantaine de pays et la transidentité n'est toujours pas reconnue dans une large partie du monde, selon l’association ILGA.

    Force est de constater que pour contrecarrer de mauvaises surprises à l’arrivée, il est primordial d’aller consulter les recommandations mises à jour et à disposition pour le ministère des Affaires étrangères.

    Pour garantir aussi de ne pas souffrir d’actes verbaux ou physiques, des sites et des plateformes de réservations comme Misterbnb proposent un large choix de logements à travers le monde destinés aux LGBTQIAP+.

    Néanmoins, il faut rester sur ses gardes, et bien que cela soit dur à écrire, avouer que dans certains lieux, il vous faille soit mettre votre fierté de côté pour éviter tout incident soit changer de zone de villégiature. Alors oui, faire semblant, se cacher n’est pas ce que nous souhaitons mais à vous de décider : boycotter les nations qui n’autorisent pas l’homosexualité ou jouer le jeu en connaissance de cause et à vos risques et périls à flirter avec la loi en vigueur dans le territoire de vos rêves.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dérapage policier

    Tout va bien dans le meilleur des mondes. Au lendemain des résultats des élections européennes, Mediapart relate que Camille, un jeune homme de 31 a été mis en garde à vue pour un tag « Bardella meurt ». Soit ! On ne vandalise pas le bien public. Mais là où le bât blesse, c’est la manière dont les choses se sont ensuite déroulées. 

    Il a été reçu au commissariat sous des injures de la part des policiers aussi fleuries que « ta casquette de pédé qui se fait enculer par des migrants ! » explique-t-il. Le tout accompagné par un « comité d’accueil » qui reprenait en chœur une chanson en l’honneur du candidat RN. La préfecture de police de Paris a ouvert une enquête administrative. Où est la déontologie et le serment prêté par ces membres des forces de l’ordre ?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pas d’hystérie collective, la série ne repart pas pour une énième saison. La chaîne de télévision anglaise Gold a annoncé la réalisation d’un grand documentaire sur ce phénomène de société. On y retrouvera tous les comédiens et guests, mis à part June Whitfield (qui jouait la mère d’Edina), décédée en 2018. Anecdotes, fameux extraits et retrouvailles feront revivre ce véritable ovni des années 90.

    https://gold.uktv.co.uk

    Bruno De
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  • Le 6 juillet, la 3e édition de Queer Amann qui est la marche des fiertés de Quimper accueillait la Hart Family, une famille de drag-queens haute en couleurs made in Bretagne. Pour découvrir cette tribu perchée sur des talons de 15 cm avec faux cils et perruques qui ambiancent les nuits de la ville, il vous faut regarder sur la plateforme France.tv, Queens in Finistère, le pétillant documentaire de Vanessa Le Reste qui la met en lumière.

    Ces belles se nomment Anthony, alias Britany Hart, la drag mother et ses filles Lily, Oly, Agnoy, Ixy. Elles se racontent en toute simplicité, évoquent leurs transformations, ce que l’art du drag leur a apporté personnellement et professionnellement. Une rencontre passion qui est pour elle un moyen d’expression, de réalisation et de revendication. Un portrait intimiste qui vient casser les codes du genre.

    A voir et à revoir ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis quelques jours vous pouvez visionner sur Netflix un documentaire très bien monté entièrement consacré à l’histoire de l’humour queer. Outstanding : a comedy revolution, comme son nom l’indique, va bien plus loin qu’une compilation des bons jeux de mots et sketchs par des grands noms du stand up LGBTQIAP+, c’est une magistrale rétrospective historique de cette visibilité que la scène à pu apporter à la communauté par le biais de l’humour. En effet, lorsqu'on sait qu’on ne peut pas forcément rire de tout, montrer que ceux qui sont les premiers intéressés peuvent une fois de plus retourner le sujet pour en faire une arme est juste génial. Adossé à Stand Out, un spectacle organisé en mai 2022 et dans lequel de 22 artistes queer ont performé, ce documentaire parsemé d’une sélection d’images d’archives, de spectacles et de témoignages démontre comment la scène est devenue une tribune de revendications à chaque époque pour réclamer l’égalité des droits.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le fast food de Segré-en-Anjou-Bleu a été reconnu coupable de harcèlement moral et discrimination en raison de l’identité de genre à l’encontre d’une employée. Si ses collègues avaient compris et accepté la transition de Syntia, il n’en était pas de même pour sa direction. 

    Interdiction de se maquiller, obligation pour ses coéquipiers de l’appeler par son ancien prénom masculin.

    Si son identité à l’état civil est encore masculine, le tribunal a indiqué que l’employeur a un devoir d’inclusion.

    Bruno De
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  • Au lieu de supporter Némo, le gagnant suisse de la dernière édition de l’Eurovision, les médias de la Suisse romande n’ont de cesse de mégenrer le jeune artiste queer, rapporte le site 360.ch. 

    Un comportement aussi fâcheux qu'irrespectueux. Lui, qui dans le texte de sa chanson explique casser les codes de la binarité de genre, bute face à des journalistes entêtés à le définir exclusivement par un genre masculin, lui qui a exprimé expressément « son désir de s’identifier par des pronoms neutres ou, faute de mieux, d’utiliser son prénom ». Cela démontre au-delà de la bêtise des plumes de ces journaux qui s’évertuent à ne pas considérer la non-binarité de Némo que le problème est bien plus profond. En effet, il semblerait que la Suisse ait encore une réticence flagrante faire exister la notion de troisième sexe.

    Les partis politiques ne s’entendent pas sur ce changement bien que tous s’accordent à reconnaître la Suisse dans sa pluralité. Espérons que les choses évoluent dans le bon sens.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Création du Rézo

    Face au regain de LGBTQI-phobie depuis plusieurs années, le fonds de dotation Queer as You a lancé le Rézo, « un partenariat avec des entreprises privées et des administrations qui s’engagent à rendre l’accueil des LGBTQIA+ fluide, inclusif, respectueux, rassurant et égalitaire ».

    La charte comprend plusieurs mesures concrètes comme l’accueil inclusif, la prise en compte du pronom et du prénom d’usage pour les factures et les quittances de loyers ou pour tout autre document administratif, la possibilité de choisir le vestiaire de son choix à la salle de sport, etc.

    Plus d’infos ici.

    Bruno De
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  • Il est des personnalités hors cadre, foutraques, plurielles et tellement singulières. Elian Lille dit Elian pine Carrington en est une. Dans EpC L’inqueerable, aux éditions Maïa, tout est dit sans pincette, ni délicatesse quoique si parfois. Mais ce qui est bon, c’est d’aller à sa rencontre. Et quoi de plus efficace qu’une autobiographie pour tout balancer. Plus de 353 pages qui filent comme la folie douce de cette créature. De 1961 à 2023, 40 anecdotes nous sont comptées comme autant de moments qui ont façonné une existence entre le vrai, le faux et le réel. Une accumulation de mots qui s’enchevêtrent et qui brossent le portrait d’un performeur en perpétuelle transformation.

    Mais de ces multiples instants, on traverse toute une époque, on croise des amis, on foule des lieux mythiques, on vit par procuration la rétrospective d’une vie aux multiples facettes, où jamais rien n’est définitif. Une galaxie percutante qui crie la fureur de vivre, les désillusions, les joies insolentes, le pire comme le meilleur, mais franc du collier à n’en pas douter. Etes-vous prêt.e.x.s ? Prenez une grande inspiration, embarquement immédiat pour une virée en apnée un récit queer, celui de l’Inqueerable par excellence, l’incontournable EpC !

    EpC L’Inqueerable, de Elian Lille, Ed. Maïa, 26€

    Julien Claudé-Pénégry
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