Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Le divin nectar aurait dû couler à flot au Théâtre Clavel si le réchauffement climatique ne s’était pas invité dans le Saint des saints grec. Dans Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la nouvelle opérette mythécologique signée Michel Heim, c’est un peu la débandade, il faut bien l’avouer.

    La montée de la température n’impacte pas que les humains, les habitants de l’Olympe bien que pourvus de tout plein de pouvoirs sont aussi aux prises avec cette chaleur insupportable.

    En situation de crise, Junon convainc Jupiter, son mari, de réunir le Conseil des Dieux pour trouver comment faire pour que les hommes arrêtent les émissions de gaz à effet de serre, responsables de tout ce chambardement. Jupiter, Junon, Mercure, Neptune, Mars, Eros, Diane y vont toutes et tous de leurs idées mais aucun accord ne semble se détacher jusqu’à la décision de Junon : fuir tout en haut de l’Himalaya. Entre toges de circonstance, soleil assommant, préoccupations et intérêts individuels, ce spectacle est une critique douce-amère de la situation dans laquelle notre planète sombre inévitablement. Michel Heim en profite pour épingler le détachement de nos leaders qui préfèrent prendre la tangente et renvoyer la responsabilité sur d’autres, plutôt que de mettre tout en place pour résoudre ce problème.

    Et quoi de mieux pour accentuer le trait que de n’utiliser que des alexandrins et de chanter sur des musiques empruntées à Offenbach, mais aussi à Rossini, Trenet, Brassens, Brel, Barbara, Gainsbourg, Boris Vian, Michel Berger, Véronique Sanson, Mika, etc… pour faire passer des messages.

    Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, du 10 septembre au 30 octobre, Théâtre Clavel, 75019.

     Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Une suite du film Le Diable s’habille en Prada serait envisagée pour 2025, avec les comédiens du premier opus, dont bien sûr Meryl Streep dans le rôle de la redoutable rédactrice en chef de mode Miranda Priestley, avatar d’Anna Wintour. En revanche, pas d’info sur le retour d’Anne Hathaway. Mais l’intrigue du film se détournerait du livre dont il est issu. En effet, Emily Blunt, souffre-douleur de Miranda, prendrait plus d’importance dans l’intrigue et pourrait prendre sa revanche.

    En attendant, la comédie musicale, pilotée par Elton John, fera ses premiers pas à Londres en octobre.

    Si ça vous chante, les billets sont disponibles ici.

    Bruno De
    Partager:

  • En septembre aussi, on peut prendre de bonnes résolutions. Et pourquoi pas emboîter le pas aux athlètes qui ont fait vibrer Paris cet été? La Fédération sportive LGBT+ propose donc les 14 et 15 septembre de venir rencontrer les nombreuses associations sportives, qui feront des démonstrations. Du sport oui, mais inclusif, c’est mieux…

    Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, 75004 Paris.

    Plus d’infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Documentaire : c’est la lutte finale !

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer, cinema

    Un documentaire à visionner absolument pour tout cinéphile inverti-averti (!). L’auteur présente une rétrospective occidentale des LGBTQ+ dans le cinéma depuis 1895. Oui oui, dès les débuts du 7ème art sont apparu des personnages en marge.  Bien au-delà des suggestions et des sous-entendus, mais aussi de la moquerie, des cinéastes ont depuis le début osé et transgressé. Passionnant.

    L’homosexualité au cinéma, les chemins de la victoire, en streaming sur www.tv5unis.ca.

    Bruno De
    Partager:

  • Tommy Marcus sort enfin son 3ème album intitulé Musique Moderne. Après presque 30 ans en tant que DJ, 2 albums Brut et Airtime, l’habillage de la revue du Paradis Latin et quelques centaines de singles sous différents alias, cet album est une invitation à explorer la culture club underground actuelle et ce qu’elle doit aux différentes cultures club passées. 10 titres aux sonorités beaucoup plus orientés dancefloor que ses deux précédents opus, Musique moderne est un condensé de dance music qui redonne la part belle aux DJs avec ses versions extended pour les morceaux les plus dancefloors. Après un premier single au nom très explicite, Music for sex club, qui puise dans l’énergie tech-house et une bonne dose de son 80’s, Soda, le deuxième extrait, est un concentré de house music qui file sur de la tech house. Avec ces tracks, on plonge dans une période clubbing emblématique. Vous ne pourrez pas vous empêcher de remuer votre corps sous les bonnes vibes de Musique Moderne.

    Disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le torchon n’en finit pas de brûler entre Nicolas Noguier, fondateur du Refuge, et son actuel conseil d’administration. Après avoir été écarté de la direction de cette association créée en 2010 et devenue fondation, il a été mis sous contrôle judiciaire, notamment suite à plusieurs accusations d’agressions sexuelles. Il participe actuellement à la gestion courante de l’association Famille au grand cœur qui aide les migrants LGBTQIA+. D’un autre côté, il soutient les employés renvoyés depuis son départ, dont deux ont gagné leur procès aux Prud’hommes pour licenciement abusif.

    Bruno De
    Partager:

  • Entre juin et juillet, à Toulouse, 10 individus interpelés, 2 autres à Compiègne (dont 8 mineurs au total) : ce serrage de vis intervient dans la foulée de la fermeture du site Coco, fréquemment utilisé pour des agressions à caractère homophobe.

    Ils donnaient rendez-vous à leurs victimes dans des lieux isolés pour les violenter et les extorquer, certains filmant leurs méfaits pour les diffuser sur les réseaux sociaux.

    On ne saurait que prôner la méfiance aux adeptes de ce type de rencontres fortuites. 

    Bruno De
    Partager:

  • Pour les personnes appartenant à la communauté LGBTQ, il n'y a plus de restrictions concernant l'ouverture d'un compte bancaire conjoint ou la désignation d'une personne ayant une relation homosexuelle en tant que bénéficiaire, a déclaré le ministère des finances indien fin août. Cette décision vient mettre un terme à une discrimination de longue date.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le futur ex quartier gay de Paris (!) n’en finit pas de se transformer en centre commercial de luxe à ciel ouvert. Désormais, en lieu et place de l’Open café, un des premiers bars gays de la zone dans les années 80, se tient une boutique de chaussures, tout comme Doc Martens qui a remplacé la librairie les Mots à la Bouche. Ce n’est pas que la vie communautaire qui en prend un coup, puisque de nombreux commerces de bouche disparaissant, c’est la vie d’un village qui s’éteint à petit feu. Spéculation immobilière et désintérêt des plus jeunes pour une sociabilité « en réel » auront-ils la peau du Marais ?

    Bruno De
    Partager:

  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
    Partager: