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  • Le Comité International Olympique (CIO) pourrait interdire la participation des femmes transgenres dans les épreuves féminines dès les Jeux de Los Angeles en 2028, selon plusieurs sources, dont Sky News. Cette décision potentielle, attendue d'ici douze mois, marquerait un tournant après que le CIO ait précédemment laissé les fédérations fixer leurs propres règles. Elle fait suite à une présentation scientifique de la Dr Jane Thornton, directrice de la santé du CIO, qui aurait exposé les avantages physiques permanents des athlètes nés hommes. Un groupe de travail « protection de la catégorie féminine » a été mis en place.

    Des spéculations indiquent que le CIO étudierait l'instauration de tests de vérification du sexe systématiques. Cette initiative, poussée notamment par la nouvelle présidente Kirsty Coventry et les pressions américaines, vise à protéger la catégorie féminine, malgré les appels à l'inclusion. Un porte-parole du CIO a toutefois tempéré, affirmant qu'aucune décision finale n'a été prise pour l'instant. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au théâtre Clavel, les Dieux transpirent à nouveau ! Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la comédie « mythécologique » signée Michel Heim, revient du 10 au 29 février 2026 sous la houlette de Jean-Pierre Rouvellat — et c’est une reprise qu’on attendait comme une divine canicule. Tout y brûle : les vanités célestes, les alexandrins en fusion et l’humour acide d’un auteur qui manie la satire comme Zeus son éclair.

    Le casting originel remonte sur son nuage avec un plaisir contagieux : Jérôme Cuvilliez, Laurent Plessi, Hélène Hamon, Franck Isoart, Gilles Pénissard, Michel Heim et Cécile Billand, portés par le piano espiègle de Jonathan Goyvaertz. Entre toges dégoulinantes et refrains détournés (de Brel à Sanson, en passant par Offenbach et Gainsbourg), la troupe épingle nos travers écologiques, nos lâchetés et notre hypocrisie avec un sens du burlesque jubilatoire. Fausse opérette, vraie satire, Olympe en chaleur confirme qu’on peut faire rire du désastre climatique sans se brûler les ailes. Les Dieux n’ont jamais paru si humains.
    Infos : www.theatre-clavel.com.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au cachot

    Au Moyen Âge, on brûlait les sorcières… aujourd’hui, Alex Lebaz, lui, finit « au cachot ». L’humoriste et auteur parisien signe un premier one-man-show explosif, entre stand-up, théâtre et introspection. « Catapulté au Moyen Âge et jugé coupable d’être moi-même », explique-t-il. Mis en scène par Adrien Gahinet, Au Cachot aborde avec autodérision identité, coming-out et acceptation de soi. Sur scène, « une véritable tornade d’énergie », selon un spectateur conquis. 
    Entre rires complices, anecdotes (toutes vraies !) et provoc joyeuse, Alex Lebaz captive « dès la première minute ». Et si, pour une fois, on acceptait d’être enfermés… juste pour le plaisir de rire ?
    Infos et billetterie : www.billetreduc.com.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Brésil lance la Platform of Respect, une nouvelle IA pour surveiller les discours anti-LGBTQ+ en ligne. Développée en partenariat avec l'ONG Aliança Nacional LGBTI+ et financée en partie par la députée trans Erika Hilton, cette plateforme utilise Aletheia, un outil capable d'analyser en continu réseaux sociaux, blogs et sites d'info en portugais, en détectant les propos haineux ou mensongers. 
    Lorsqu’un contenu est identifié, il est étudié par des juristes, puis transmis aux autorités si nécessaire, afin de poursuivre en justice les auteurs. Saluée par les défenseurs des droits queer pour sa démarche protectrice, cette initiative suscite aussi des débats sur la liberté d’expression. Certains estiment qu’elle risque de limiter le débat public, illustrant le défi mondial d’équilibrer lutte contre la haine et droits fondamentaux. 
    Le Brésil, qui criminalise depuis 2019 toute discrimination envers la communauté LGBTQ+, montre la voie d’une innovation controversée, susceptible d’inspirer d’autres pays. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La République dominicaine franchit une étape historique en abolissant la criminalisation de l’homosexualité dans l’armée et la police. 
    Le 19 novembre, le Tribunal constitutionnel a déclaré inconstitutionnels des articles datant des anciens codes de justice qui condamnaient les relations entre personnes de même sexe à jusqu’à deux ans de prison. 
    Cette décision, saluée par Human Rights Watch, reconnaît que ces dispositions violaient des droits fondamentaux tels que la vie privée et l’égalité. Jusqu’ici, les forces de sécurité assurent leur fidélité à un cadre hérité d’époques répressives, créant un climat de peur pour les policiers et militaires LGBT, sous peine de sanctions ou de licenciement. 
    Même si la société reste conservatrice, avec une forte influence religieuse et une absence de reconnaissance des unions homosexuelles, cet arrêt représente une avancée majeure.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • « Makoumé » (créole) pourrait se traduire par « PD », « tante » ou tout autre terme employé dans le petit homophobe illustré (!). Noam Sinseau a repris ce terme pour en faire sa force, celle d’un jeune queer émancipé qui n’oublie pas de mettre quelques paillettes et beaucoup d’humour dans son discours, ce qui donne un stand up drôle mais aussi revendicatif. On ajoute une pincée de voguing et ça donne Makoumé superstar !

    A partir du 30 janvier à la Nouvelle Eve, 25 rue Fontaine, 75009 Paris, mais aussi en tournée dans toute la France en 2026.

    https://www.tcholele.fr/noam-sinseau.

    Bruno De
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  • Douze États américains ont porté plainte contre Donald Trump, l’accusant de discrimination envers les personnes transgenres et intersexes.

    Cette action judiciaire, menée notamment par la Californie, New York et le Massachusetts, vise à contester une série de directives et de projets de loi soutenus par l’ancien président, jugés contraires aux droits civiques. Les plaignants dénoncent une politique fédérale qui, selon eux, aurait cherché à restreindre l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection contre les discriminations pour les minorités de genre. Depuis son investiture, voilà déjà un an, Trump se livre à une guerre de sape et d’usure, multipliant les actions législatives à leur encontre. 

    Acharnement

    Au cœur du dossier figurent les mesures prises sous l’administration Trump pour limiter la reconnaissance légale du genre à des critères strictement biologiques. Ces décisions auraient eu pour effet d’exclure les personnes trans et intersexes des protections prévues par le Civil Rights Act et par le Title IX, qui garantit l’égalité dans les établissements scolaires recevant des fonds fédéraux. Les États plaignants affirment agir pour « rétablir la dignité et l’égalité de traitement » de milliers de citoyens privés de droits fondamentaux. De son côté, l’entourage de Trump dénonce une « manœuvre politique » à l’approche de la campagne présidentielle de mi-mandat de 2026, minimisant la portée juridique de la plainte. L’affaire, désormais portée devant une cour fédérale, pourrait devenir un test déterminant de la protection des droits des personnes LGBTQ+ aux États-Unis.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Connaissez-vous Rainbow Wool ? C’est une initiative insolite et engagée qui met en lumière la lutte pour les droits LGBTQIA+ : des moutons gays, élevés dans une ferme biodiverse en Allemagne, fournissent leur laine pour une mode solidaire. Ces petites bêtes, souvent destinés à l’abattoir, vivent désormais en liberté, protégées et aimées, grâce à Michael, éleveur ouvertement gay. Leur laine, transformée en produits fashion, finance des projets pour la communauté queer via l’association LSVD+ - (Fédération pour la diversité queer), la plus grande ONG allemande qui représente les intérêts des personnes queer dans la politique, les médias et la société.  La démarche allie respect animalier, écologie et solidarité, tout en dénonçant la criminalisation de 62 pays où l’homosexualité reste punie. En achetant ou en adoptant un mouton, chacun peut soutenir cette cause, faire avancer l’égalité et rappeler que la diversité est une richesse universelle. Un vrai plaidoyer pour un monde plus juste, avec style.
     https://rainbow-wool.com

    Julien Claudé-Pénégry
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  • En France comme en Europe, le changement de genre et de prénom se joue aujourd’hui entre clarifications juridiques et bataille pour l’autodétermination.

    En France, la circulaire du 8 janvier 2026, signée par Gérald Darmanin, rappelle aux officiers d’état civil et aux magistrats les règles applicables aux personnes trans souhaitant changer de prénom ou de mention de sexe. Ces procédures doivent être « accessibles, rapides et respectueuses de l’intimité de la vie privée », loin du parcours du combattant dénoncé par les associations. Message central : la procédure est entièrement démédicalisée. Aucun certificat, traitement ou opération ne peut être exigé, le Code civil interdisant depuis 2016 de refuser une demande au motif que la personne n’a pas subi d’actes médicaux ou de stérilisation.

    La circulaire recadre aussi les pratiques illégales : certains tribunaux et mairies continuaient de réclamer des attestations médicales ou de juger de la « cohérence » entre apparence et prénom. Or les agents sont enjoints à ne pas « reproduire des stéréotypes de genre » et un prénom peut être neutre, épicène, féminin ou masculin. Mais le texte laisse un goût d’inachevé : la Défenseure des droits, Claire Hédon, plaidait pour déjudiciariser le changement de la mention de sexe et en faire une démarche déclarative fondée sur l’autodétermination. La circulaire, elle, se contente de surligner des principes existants sans toucher au rôle du juge.

    À l’échelle européenne, deux arrêts de la Cour de justice de l’UE, Mousse et Deldits, ouvrent un autre front. Mousse juge contraire au RGPD l’obligation de choisir « monsieur » ou « madame » pour acheter un billet de train, faute de nécessité objective. Pour l’avocat Étienne Deshoulières, « l’apport essentiel de Mousse est la possibilité d’une suppression de la mention de genre à l’état civil ». Deldits consacre, lui, le droit de corriger administrativement la donnée « sexe/genre » dans les registres publics, sans passage systématique devant un juge. Un colloque est justement organisé sur le sujet à l’Assemblée nationale, ce 22 janvier 2026. 

    Dans un contexte européen contrasté, ces décisions font du RGPD un outil stratégique pour transformer la reconnaissance du genre : passer d’un contrôle de légitimité à une véritable reconnaissance de la parole des personnes concernées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis plus de 10 ans, cet unique carnaval gay de France s’attache à promouvoir des valeurs de partage, d’inclusion et de vivre ensemble. Vendredi 27 février à partir de 20h, la place Masséna résonnera aux sons des batucadas et au rythme des drag queens/kings/queers et des déguisements flamboyants.

    Attention, l’entrée sur le site reste gratuite mais uniquement sur inscription, pour des raisons de sécurité : https://www.nicecarnaval.com/evenements/lou-queernaval. D’autre part, il est fortement conseillé de suivre le thème de cette année : Vive la Reine ! 

    Bruno De
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