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  • L’ancien patineur et actuel commentateur sportif pour France Télévisions a déclaré « moi je suis hétéro. Est-ce que c’est une maladie aujourd’hui ? J’ai l’impression que oui.» Habitué des dérapages sexistes, il se cache derrière l’audimat : « grâce aux propos que j'ai pu tenir, on a amené 3 millions de téléspectateurs supplémentaires ». Tout est donc permis, pourvu que ça plaise au plus grand nombre ?! Consternant…

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  • Ce qui fut à une époque le Thermik, puis les Souffleurs vient de raccrocher. Enième lieu à baisser le rideau dans le Marais, cette adresse discrète en journée, rameutait toute la scène queer alternative la nuit venue. Espace étriqué en apparence, mais à l’esprit ultra ouvert, on venait boire des verres, refaire le monde, explorer de nouvelles sensations, se déhancher jusqu’à plus d’heures dans la cave voûtée où la chaleur humaine vous laissait un goût de plaisir infini.

    Quant au Bar’Ouf, le bar lesbien de la rue Saint Martin qui proposait des apéros-concerts, des expositions et des jeux de société et bien d’autres activités, il vient lui aussi à son tour de fermer ces portes. En guise de clap de fin, une soirée dansante pour une dernière fois, faire vibrer cette aventure humaine, lieu d’échange unique où les filles se sentaient comme à la maison. Merci pour ces moments. 

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  • Le samedi 12 mai, le.la jeune chanteur.se suisse de 24 ans Nemo a remporté l’Eurovision 2024 permettant aux Helvètes de gagner pour la troisième fois la compétition. Déjà hymne queer, l’artiste n’a pas quitté le drapeau non-binaire à laquelle iel appartient offrant une énorme visibilité. Dans 20 Minutes, il explique : « cela a commencé avec la prise de conscience que je suis non-binaire, La principale question était de savoir où est ma place si je ne me situe ni d'un côté ni de l'autre. Je décris toute cette évolution personnelle faite de moments très beaux mais aussi très difficiles ». Un grand bravo !

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  • Alors que se tient le Brussels international fantastic film festival (BIFFF), le dernier film de Rose Glass avec Kristen Stewart, intitulé Love lies bleeding, a été émaillé de propos misogynes et lesbophobes. L'événement est survenu le samedi 13 avril. Présenté dans le cadre de ce festival par le distributeur Searchers, ce film explicitement « lesbian friendly » a fait se déplacer un public féminin mais pas que. Parmi elles, des hommes qui sont venus voir un film lesbien mais avec de mauvaises intentions. On entend des « sales gouines », « elle aime ça la bite », « ta gueule sale pute », les insultes fusent et s’accompagnent de beurks lors des scènes d’amour, décrivent des spectatrices sur les réseaux sociaux. Des femmes lesbiennes quittent par dizaines la salle et essaient, choquées, de faire arrêter la projection du film. Mais rien n’y fait, le film reprend. Les organisateurs du BIFFF ont déclaré sur leur site internet que « les événements qui se sont déroulés lors de la séance sont inadmissibles et ne reflètent en aucun cas l’esprit libertaire du festival. Nous n’acceptons PAS les commentaires misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, racistes, ni aucune autre forme de discrimination, de harcèlement, de honte ou de violence, physique ou verbale, ni aucune forme d’insulte. »

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  • Les évènements de la Big Bertha vous manquaient, avouez-le ! Bonne nouvelle, La Bertha’s Fantasia version Mad Cirkus revient le 12 juin au sein de l’écrin de la Machine du Moulin Rouge pour une soirée endiablée. La drag queen comme à son habitude aime être bien entourée. Les meilleurs preformeurs du monde des arts vivants, du cirque, du drag, du burlesque vont s’emparer de ce lieu mythique pour plus de 2h de show.

    On retrouve sur scène pour cette nouvelle édition Misty Phoenix, une performeuse en or 24 carats et reine de Drag Race France Saison 3, Mara de Nudee, résidente burlesque des soirées Bertha’s Fantasia, Shananigans, une ensorceleuse aux doigts de feu tout droit venue d’Angleterre, Julie Demont, une déesse acrobate à te faire perdre la tête, Demi Noire, légende burlesque londonienne et Snookie Mono, un Écossais gentleman avaleur de sabres !

    Et après le cabaret, la Fantasia se transforme en mode clubbing pour se déhancher sur le DJ set du Madrilène Matth Van Mayrit. Préparez-vous à une expérience hors du temps, toute en frivolité, légèreté et excentricité.

    Infos et billeterie ici.

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  • Inclusivité en entreprise : l’évolution en chiffres

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s

    L’Association l’Autre Cercle a publié la 4ème édition de son baromètre. On avance dans le bon sens, mais…

    Si 60% des personnes sont aujourd’hui out (+10 points en 3 ans), il reste pas mal de chemin à parcourir à propos de l’homophobie, latente ou visible. Ainsi, si les violences physiques diminuent (10% des interrogés contre 14% en 2021), les violences verbales stagnent : 53% déclarent avoir été insultés ou victimes de remarques.

    Près de la moitié des gays, lesbiennes ou trans n'osent pas parler de leur orientation sexuelle au travail. Un long chemin…

    https://autrecercle.org/barometre-lgbt/

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  • Le comité organisateur a voulu faire du parcours de la flamme olympique un long moment de joie, de fierté, mais aussi d’inclusivité et de tolérance. Ainsi, les drag-queens Miss Martini à Marseille, Nicky Doll en Arles, mais aussi Rémy Fréjaville, champion du monde de football gay, ont été choisi.e.s pour porter le flambeau, faisant grincer des dents ici et là.

    A Paris, des tombereaux d’insultes se sont abattus sur les réseaux sociaux après l’annonce du choix de la drag queen Minima Gesté. La mairie a signalé à la procureure de Paris des propos qu’elle estime potentiellement constitutifs du délit d’injure publique à caractère homophobe ou transphobe. 

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  • Après 5 ans de succès à Paris où il a attiré près de 5000 personnes l’été dernier, le concept s’exporte cette année dans la capitale des Gaules.

    Au programme : près de 30 d'exposant.e.s, des tables rondes, des ateliers, de l'art queer, de la musique, des cocktails et bien sûr des shows drags. D’ailleurs, si vous souhaitez monter sur scène, il suffit de le demander (marchedrag@gmail.com).

    18 & 19 mai à la Cité des Halles, 124 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon.

    Billetterie ici.

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  • Nommée au ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations en janvier 2024, Aurore Bergé se retrouve régulièrement prise à partie sur les réseaux sociaux pour d’anciennes prises de position problématiques sur les questions LGBT.

    Nous sommes à la soirée officielle des 30 ans de SOS homophobie, le 11 avril dernier. Après le discours des co-présidents Joël Deumier et Véronique Godet, Aurore Bergé prend la parole. En préambule de son discours, la ministre se plaint d’être en permanence ramenée à tweet de novembre 2012 contre le mariage pour tous et souhaite réaffirmer son soutien de longue date à l’égalité des droits. De quoi s’agit-il ? En novembre 2012, la militante, alors membre de l’UMP, a 26 ans. Le débat autour du mariage pour tous commence à monter en puissance. Dans un tweet, elle dénonce les propos homophobes d’un des membres de son parti, Nicolas Dhuicq. Un autre élu l’interpelle alors : « dans un précédent tweet vous vous disiez contre l'adoption par les homosexuels. Qu'en est il du mariage ? », la questionne-t-il. Elle fait cette réponse : « je suis contre le mariage et l'adoption par les couples homos et contre la bêtise crasse et l'homophobie. » Or, Aurore Bergé affirme ensuite avoir manifesté en faveur du mariage pour tous, le 27 janvier 2013, à peine deux mois après. Un article du Journal du dimanche atteste en effet de sa présence ce jour-là. « Si elle bat le pavé ce dimanche, c’est parce qu’elle dit constater « une vraie libération de la parole homophobe », écrit le journal. Son tweet de novembre ressort le 23 avril dernier, jour anniversaire du dernier vote à l’Assemblée pour l’ouverture du mariage. Elle se félicite : « je suis fière d'avoir été de ceux qui avaient marché pour le #mariagepourtous ! Fière de m'être engagée pour cette liberté. »Le compte Le coin des LGBT+ lui rappelle son tweet de novembre. Elle y répond : « vous résumez mon engagement à un tweet, daté de 2012 dont la première vocation était de dénoncer l'homophobie. La vérité est différente. Elle est documentée. En 1 minute sur internet vous retrouvez tribune, interview, article de presse qui expliquent mon engagement EN FAVEUR du mariage pour tous dès janvier 2013. A un moment où à droite, nous étions si peu nombreux à nous engager. A un moment où je n'avais rien à y gagner mais tout à y perdre puisqu'on me menaçait d'exclusion, moi qui était candidate aux municipales. Je l'ai fait par conviction, sincère. J'ai écouté les auditions à l'Assemblée nationale. J'ai écouté mes proches. Et j'ai vite compris l'importance du mariage pour tous, de cette reconnaissance par la République de l'amour, de l'égalité et de fraternité. J'ai donc milité et marché pour le mariage pour tous. Un engagement et une conviction ancrés en moi et qui n’ont pas bougé depuis. » Dont acte.

    Rencontre avec les TERFS

    Autre sujet, les droits des personnes trans. En novembre 2022, Aurore Bergé, alors présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée reçoit Dora Moutot et Marguerite Stern, militantes transphobes (ou TERF, pour Trans Exclusionary Radical Feminist), qui viennent de commettre l’horrible livre Transmania. La future ministre pose alors tout sourire avec les deux femmes. Et se justifie ensuite sur Twitter : « oui je reçois des militantes des droits des femmes et de leurs libertés », Puis reprenant le vocable TERF : « l’égalité des droits ne passe pas par l’invisibilisation des femmes ». Peu après, elle propose un amendement à la loi de constitutionnalisation de l’IVG qui a été compris comme une exclusion des hommes trans. Pour l’égalité des droits, on a vu mieux. Sur ce point on attend toujours une explication. Joël Deumier a bien tenté d’en obtenir une lors de la soirée des 30 ans de SOS homophobie. A la fin de son discours, il demande à la ministre de se prononcer sur la proposition de loi de la sénatrice Mélanie Vogel, qui permettrait un changement d’état civil libre, gratuit et déjudiciarisé (voir Strobo n°30). Quelques minutes plus tard, la ministre répond, mais à côté. Le gouvernement s’opposera à une autre proposition de loi, celle des sénateurs LR, qui veulent interdire les transitions pour les mineurs, explique-t-elle. Silence sur la proposition de loi Vogel. Et pas un mot cette fois-ci pour remettre en cause le tweet concernant Dora Moutot et Marguerite Stern. Qui lui est pourtant autant reproché que son tweet contre le mariage pour tous, et qui va vraisemblablement continuer à l’être, à juste titre.  Si elle veut que cessent les tweets hostiles à son encontre, la ministre a encore un peu de chemin à faire. Sur la question du mariage pour tous, même si son revirement en peu de temps interpelle, elle a commencé à clarifier les choses. En revanche, pourquoi avoir reçu deux militantes violemment anti-trans et n’avoir jamais condamné leurs propos et leurs agissements ensuite ? Pourquoi s’opposer à une proposition de loi transphobe, mais garder le silence sur une proposition de loi progressiste pour les personnes trans ? Pour l’instant, on est dans le flou le plus complet. Et pour citer la grand-mère de Martine Aubry, « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. » Un peu gênant pour une ministre justement chargée de lutter contre les discriminations.

    Xavier Héraud
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  • La Ligue de Football Professionnel a décidé de coupler les 17 et 18 mai ses campagnes de lutte contre l’homophobie et le racisme. Dans la tempête suite au refus de certains joueurs de porter un maillot arc-en-ciel, la LFP a décidé de botter en touche : un logo discret sur les maillots et une bâche déployé avant les rencontres de ce week-end. Le menu paraît bien maigre… L’association Panamboyz and Girls s’est dissociée de la campagne : « nous sommes reconnaissants à la Ligue d'agir contre l'homophobie, mais invisibiliser les couleurs LGBT à ce point, c'est donner raison à ceux qui ont refusé de porter le maillot » regrette son porte parole. Même chose pour les sanctions contre les supporters et joueurs malveillants, anecdotiques jusqu’ici, alors que certains pays voisins font beaucoup mieux.

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