
Le Tribunal administratif de Paris a prononcé une « condamnation symbolique » de l'État pour son manquement prolongé à l'obligation d'organiser « au moins trois séances annuelles » d'Éducation à la sexualité (EVARS), en vigueur depuis 2001. Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie, le tribunal « constate que l’État a, jusqu’en février 2025, manqué à son obligation » et a jugé cette carence « une faute ». L'État a été condamné à verser l'euro symbolique réclamé. Les associations saluent une « victoire majeure » comme précisé dans le quotidien Le Monde, mais déplorent le rejet de leur demande d'injonction, car le tribunal a estimé que la publication des nouveaux programmes EVARS en février 2025 mettait fin au « comportement fautif ». Sarah Durocher du Planning Familial a souligné qu' « Il y a des générations entières qui n’ont pas pu en bénéficier ». Le ministère de l'Éducation nationale affirme que l'action engagée en 2025 « démontre la détermination de l’État à garantir pleinement ce droit essentiel ». Cependant, les associations restent « méfiantes » et exigent des mesures concrètes : un plan de formation national pour le personnel, des « financements dédiés, stables et suffisants » pour les partenaires, et le renforcement de la « coordination nationale de l’EVARS » tel qu’indiqué par un communiqué officiel du Planning Familial.

Un climat de campagne empoisonné par l’homophobie à Valframbert, dans l’Orne. Conseiller municipal et candidat déclaré à la mairie en 2026, Marc Lorand Brionne, 53 ans, a saisi la justice après une série de courriers anonymes homophobes et de menaces de mort, dont une cartouche de chasse laissée dans sa boîte aux lettres, qu’il décrit comme « un nouveau seuil d’intimidation », rapportent STOP homophobie et France 3 Normandie. 
Une loi historique vient d’être adopté en Albanie rapporte le site d’actualité Balkan Insight interdisant toute forme de discrimination basée sur le sexe, l’identité de genre ou les caractéristiques sexuelles. Désormais, la charge de la preuve dans les affaires de violence sexiste revient à l’agresseur, renforçant la protection des victimes. La nouvelle législation prévoit également un quota de genre pour garantir une représentation équilibrée : 30 à 50 % de femmes dans le parlement, le gouvernement, l’administration publique, la police, le service diplomatique et les conseils d’administration.
Le tribunal correctionnel de Paris a tranché le 8 décembre 2025 : l’animateur guadeloupéen Éric Damaseau est reconnu coupable d’injures publiques homophobes. En cause, deux vidéos de sa chaîne La Pause Sans Filtre diffusées en 2022, où il qualifiait les personnes LGBT+ de « dépravées » ou de « malades ». L’audience, tenue en octobre dernier à la suite des plaintes de STOP homophobie, Mousse et ADHEOS, a mis en lumière la dangerosité de tels discours. Le polémiste est condamné à 2 000 euros d’amende et devra verser des dommages et intérêts aux associations. « Dans un territoire insulaire, ces discours ont un impact décuplé », souligne Me Étienne Deshoulières, avocat des parties civiles comme le précise STOP Homophobie. Ce jugement rappelle que la liberté d'expression ne permet pas la stigmatisation, particulièrement dans des Outre-mer où les violences LGBTphobes restent alarmantes.
a FIFA prévoit un « Pride Match » en 2026, opposant l’Égypte à l’Iran lors de la Coupe du monde à Seattle. Une initiative censée promouvoir les droits LGBTQ+, mais elle soulève une controverse majeure : ces deux pays condamnent l’homosexualité, passible de peines sévères, voire de la peine de mort en Iran. Selon un officiel FIFA, l’objectif est de célébrer la Fierté dans une ville accueillante : « le football peut unir au-delà des frontières », a expliqué un porte-parole. Cependant, les gouvernements concernés dénoncent cette remise en question de leurs valeurs. « nous nous opposons à cette décision » ont déclaré l’Iran et l’Égypte, qui envisagent de la contester.
Après la fermeture du dernier bar lesbien à Shanghai en juin 2024, les autorités multiplient les mesures restrictives. Apple a cédé aux pressions chinoises en retirant de son App Store les applications de rencontre Blued et Finka, très populaires parmi les homosexuels chinois. Ces applications, développées en Chine, étaient parmi les plus utilisées, avec des dizaines de millions de téléchargements pour Blued. Ce retrait, effectué suite à un ordre de l’administration du cyberespace, marque une étape supplémentaire dans la censure des espaces LGBT+ locaux, déjà fragilisés par l’interdiction de Grindr en 2022 et la répression des romans Boy’s Love. Selon les experts, cette offensive s’inscrit dans une volonté du gouvernement chinois de promouvoir une image traditionnelle et nationaliste, tout en évitant toute influence étrangère. La communauté LGBT+ chinoise fait face à un climat de plus en plus hostile, où la visibilité et l’expression de leur identité sont sévèrement réprimées.
La nouvelle fait froid dans le dos et rappelle les heures sombres de la collaboration française sous le régime de Vichy. Le gouvernement en établissant une « table de correspondance des noms et prénoms » durant les JO de Paris contrevient à la liberté individuelle et une atteinte à la vie privée, explique le député LFI du Bas-Rhin, Emmanuel Hernandes. 
Le tennisman suisse Mika Brunold, 21 ans, a annoncé son homosexualité sur Instagram, devenant le deuxième joueur professionnel masculin à faire son coming out publiquement. En pleine montée, passant de la 750e à la 310e place, il affiche sa sincérité : « le succès sur le court n'est pas qu'une compétence, c'est aussi de rester fidèle à soi-même. » Fier de qui il est, il dénonce l'absence de discussions sur l'homosexualité dans le sport et espère un monde où le coming out ne serait pas nécessaire. Son courage, après des insultes homophobes, constitue une avancée pour la visibilité LGBT dans le tennis. 
Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse a déposé plainte le mardi 25 novembre contre le groupe d'extrême droite Jeunes d’Oc. En cause : le vandalisme de plusieurs drapeaux LGBT+, maculés de noir ou tagués « Stop Woke » le week-end dernier, notamment à la gare Sud de France. Revendiquées en vidéo par le groupuscule, ces actions ont suscité l'indignation de l'édile : « leur intolérance et leur haine doivent trouver une totale fermeté », a-t-il martelé. Alors qu'une enquête est ouverte pour dégradation de biens communs, les associations LGBT+, en émoi, réclament des sanctions rapides face à ces actes concertés.
L’Union européenne franchit une étape historique en matière de droits LGBT+. La Cour européenne de justice (CJUE) a statué le 25 novembre que tout mariage entre deux citoyens de même sexe, légalement contracté dans un pays membre, doit être reconnu par tous les États membres, même ceux qui interdisent encore le mariage pour tous. Cette décision, née du cas de deux Polonais mariés en Allemagne, affirme que le refus de transcrire leur union en Pologne, où la loi interdit et la Constitution protège l’union homme-femme, va à l’encontre du droit européen. Si la reconnaissance peut prendre différentes formes, elle doit rester équitable, sans discrimination basée sur l’orientation sexuelle. La CJUE n’oblige pas cependant les États à légaliser le mariage homosexuel, mais ouvre la voie à une harmonisation plus juste, pouvant potentiellement donner naissance à un PACS européen.