L’adolescence est une période de la vie aussi particulière qu’ambiguë. Ni gamin, ni adulte, on se retrouve coincé entre la perte d’innocence des premières années et le sentiment de ne pas être compris de nos ainés.
Dans Les belles Créatures, du réalisateur islandais Guðmundur Arnar Guðmundsson, nous suivons Addi, un jeune de 14 ans qui prend sous son aile Balli, un garçon introverti, victime de harcèlement. Son entrée dans sa bande va le confronter à un style de vie chaotique, avec cette horde livrée à elle-même qui se complait dans des échanges ponctués par la violence et la brutalité. Les choses s’enveniment. Mais Addi qui a été élevé par une mère qui à la capacité de voir l’avenir dans les rêves, commence à son tour à vivre une série de visions oniriques. Est-ce que ces prémonitions lui permettront de trouver une voie de sortie, là est la question.
Dans ce récit poétique, onirique et plein de fougue, c’est l’idée d’amitié qui est explorée. Les liens qui se nouent entre Addi et Balli mettent en exergue le trouble qui naît entre deux individus. Les sentiments sont mis à rude épreuve. On se questionne sur l'évolution de la relation entre les deux protagonistes, l’importance que l’un a pour l’autre, sa légitimité, sa profondeur et les affinités qui en découlent.
Derrière le hurlement sourd de cette jeunesse en perdition et en quête de repères, on assiste à la naissance d’une relation bien plus forte qu’il n’y paraît. C’est à la fois touchant, sensible et puissant.
A découvrir en salle à partir du 25 septembre.

La GLiTS souhaite célébrer la communauté transgenre, non binaire et genderfluid. Cette soirée trimestrielle propose des performances drag, un DJ set et même un espace pour se préparer sur place. Entrée 10€, 
Elle s’était fait une place de choix dans la pop culture des années 80 et 90, tout comme son frère. Pour célébrer ses 40 ans de carrière, la star sera en concert à l’Arena de Paris le 25 septembre. On se souvient des chorégraphies flamboyantes des spectacles de « l’époque », Rythm nation et autre All for you ont accompagnés les premiers émois adolescents de certain.e.s. A voir si 3 décennies plus tard, la diva aura gardé toute son énergie. Nostalgie, quand tu nous tient…
Un policier municipal d’Auxonne (Côte-d’Or) a été condamné le 11 juillet 2024 pour outrage homophobe. Il s’était moqué du maire de la commune, Jacques-François Coiquil, marié à un homme, en l’appelant à deux reprises « madame » devant des témoins. Son argumentaire, s’appuyant sur la plaisanterie, n’a pas convaincu le tribunal, qui l’a notamment condamné à 1500€ de dommages et intérêts. Pas d’impunité pour cette fois, mais ô combien de LGBTQIA+ subissent au quotidien, sans pouvoir se faire entendre par les autorités !
L’homophobie touche aussi les plus hautes sphères de l’Etat, jusqu’au Haut Conseil à l’Egalité. Sylvie Pierre-Brossolette, sa présidente, a été poussée vers la sortie après de nombreux signalements de propos sexistes, racistes, islamophobes et homophobes, rien que ça ! Pourtant, cette instance est chargée de produire des rapports d’expertise au Premier ministre, justement sur l’état des discriminations dans l’Hexagone. Il aura quand même fallu 7 mois pour la rendre démissionnaire, après de nombreux signalements syndicaux dès janvier 2024. Elle a été remplacée par Bérangère Couillard, ex-ministre de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations. C’est ça l’égalité, camarade ! 
Dans le quotidien Le Monde du 3 septembre, trois spécialistes de la reproduction s'expriment dans une tribune autour de la GPA. La Gestation Pour Autrui est un sujet qui divise en France alors que dans de nombreux pays, cette pratique est autorisée. Certains y voient un acte immoral à la limite de l’esclavagisme moderne quand d’autres y voient un nouveau moyen de faire famille. Nos politiques s’écharpent sur le concept même autour d’arguments moraux quand de plus en plus de nos concitoyens se disent favorables à une ouverture de cette nouvelle voie de procréation.
Dans la tradition des music-halls « d’avant », Charlène Duval lance une soirée mensuelle à partir du 19 septembre. La scène fera la part belle à la variété, la fantaisie, des talents très confirmés et en devenir, du 100 % live. On commencera avec Tara Jackson, avant le grand retour de Madame Raymonde les 28 et 29 octobre.
Le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump n’a que faire des droits musicaux et croit que l’utilisation de titres est possible sans demander l’accord des artistes apparemment. Par trois fois, des artistes de renommées internationales et leur maison de disques ont expressément demandé que leurs titres ne soient pas utilisés pour faire la promotion du postulant à la Maison Blanche. Le musicien français Woodkid a en début du mois d’août dénoncé l’usage de son morceau aux sonorités martial Run boy run dans un clip de campagne de 2 minutes où l’on des images de l'ancien président américain, de militaires ou encore de manifestants antivaccins, agrémentées de slogans comme «
Deux hommes et une femme ont écopé de prison ferme et avec sursis pour une agression envers un couple de femmes dans la rue en juin dernier. Le tribunal a retenu la circonstance aggravante, malgré les arguments de l’un des prévenus qui a accusé sa complice d’avoir seule tenu les propos incriminés. La victime avait aussi mis en cause la police qui, au lieu de l’aider, a menacé de la placer en garde à vue si elle ne quittait pas les lieux. Le préfet de l’Hérault avait saisi le procureur de la République et demandé l’ouverture d’une enquête interne, sans suite à ce jour.