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  • Fatigué de jouer l’espion « survirilisé » depuis 15 ans, l’acteur a fait un virage à 180 degrés avec le film Queer, où il incarne William S. Burroughs, ou plutôt son double littéraire, dans le Mexique des années 50. Ce vieil homo intello, drogué et alcoolisé, entraîne un michetonneur à la recherche d’une plante censée développer la capacité de télépathie.

    Sur le papier, le pictch a de quoi étonner, mais les plus curieux (voyeurs) pourront se délecter de scènes de sexe très hot. Présenté à la Mostra de Venise, on ne sait pas encore si le film sera distribué en France, mais nul doute que les nombreux festivals du film LGBTQIA+ dans l’hexagone remueront ciel et terre pour se procurer une copie. Queer, de Luca Guadagnino.

    Bruno De
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  • Début 2023, le local avait subi un incendie et des tags LGBT-phobes. Un an et demi après, le centre rénové peut reprendre ses actions sociales, psychologiques et préventives. Concernant l’enquête, un homme de 21 ans a été condamné à un an de prison ferme.

    Il est important de rappeler la nécessité encore plus grande dans les DROM-COM de structures LGBTQIA+ en raison de la LGBT-phobie encore plus marquée qu’en métropole.

    Bruno De
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  • C’est une première ! Un musée national, en l’occurrence le MUCEM au cœur de la cité phocéenne, consacre jusqu’au 9 décembre le naturisme à travers une exposition intitulée Paradis naturistes. 

    Vivre nu en communauté́ pour communier avec la nature serait-il le secret du bonheur et de la santé ? Pourquoi et comment la France est-elle devenue un « paradis naturiste » ? Mais au fait, naturisme et nudisme, est-ce la même chose ? 500m2 d’exposition pour y répondre à travers ses aspects historiques, philosophiques, sociaux.

    Le musée vous propose de mieux comprendre ce phénomène singulier et fédérateur qu’est le naturisme, ou plutôt les naturismes, car ils sont pluriels grâce à un parcours scénographique passionnant, riche et ludique réunissant 600 photographies, films, revues, objets quotidiens, peintures, dessins, livres, estampes et sculptures.

    Et si vous voulez vivre l’expérience jusqu’au bout, vous pouvez visiter Paradis naturistes en totale nudité les 20 août, 3 septembre et 11 octobre. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • C’est un peu le Festival de Cannes de l’électro chaque année : du 16 au 18 août devant le Palais des Festivals, la plus grande beach party revient pour une 17ème édition. Au programme : 15 heures de musique, 6 scènes et des grands noms : Feder, Mosimann, Nico Moreno, la Darude, pour ne citer qu’eux. Cette année encore plus qu’avant, les organisateurs ont prévu un festival engagé avec une charte écolo et durable. Quand on peut concilier clubbing et respect de l’environnement, on fonce 

    www.plages-electroniques.com

    Bruno De
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  • Nino est bien seul. Dans son quartier de Santiago del Estero au nord de l’Argentine, il subit sans arrêt des brimades homophobes pour son côté efféminé. Pour le protéger sa mère très pieuse l’emmène avec sa sœur à la campagne le temps des vacances d’été. Mais leur maison est située en bordure d’une forêt qui est dite hantée par Almamula, un monstre qui, selon la légende, enlève tous ceux qui commettent des péchés charnels.

    Le réalisateur Juan Sebastian Torales est allé puiser dans son expérience personnelle pour exorciser en quelque sorte un souvenir d’enfance. Sous le poids de la religion catholique castratrice omniprésente dans ce film, il met en évidence la difficulté pour un jeune garçon en quête de lui-même de se trouver, de se définir, de s’assumer et de s’épanouir lorsque la pression sociale et le carcan de la foi qui oblige à renoncer à qui l’on est. Entre réalisme et univers fantastique, Almamula nous plonge dans le passage délicat de l’enfance à l’adolescence, là où l’envie de l’autre se matérialise. Envoûtant.

    Almamula de Juan Sebastian Torales en salle le 7 août.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Contre toute attente, la gauche a réussi à sortir victorieuse des élections législatives anticipées. Mais elle se retrouve loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner tranquillement. Une période d’incertitude s’ouvre. 

    La catastrophe a été évitée. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête du deuxième tour des élections législatives le 7 juillet. Cela n’a été possible que grâce à une forte mobilisation de la société et de la gauche pour faire barrage à l’extrême droite, qui avait obtenu le plus grand nombre de voix lors du premier tour et que de nombreux sondeurs annonçaient victorieuse au second. On n’avait en effet pas vu un tel taux de participation à des législatives depuis 1997. 

    Dans ce mouvement de résistance, les associations LGBT ont pris leur part. On a pu le voir dans les prides, comme à celle de Paris, qui se tenait la veille du premier tour. Les pancartes et slogans anti-extrême droite y étaient légion. L’Inter-LGBT et SOS homophobie avaient d’ailleurs appelé à utiliser « cette marche festive, politique, et antifasciste comme étendard de nos identités ». Si nous ne voulons pas qu’en 2025, sous la répression et la haine réactionnaire, nos marches soient interdites et nos vies proscrites, LGBTQIA+ et allié.e.s : marchons ! » 

    Citons également l’appel de la Fédération LGBTI, qui rassemble la plupart des Centres LGBT+ français. Rappelant l’opposition constante du FN/RN aux droits LGBT, la Fédération LGBTI a exhorté les personnes LGBT à faire battre le parti fondé par Jean-Marie Le Pen. La Pride Marseille qui se tenait la veille du second tour avait également appelé à « faire barrage au Rassemblement National et à Reconquête ». Elle a attiré un nombre record de participant.es  : plus de 40 000 selon les organisateurs. Voix légèrement discordante, Gaylib a publié un communiqué le 2 juillet où elle reprenait les propos d’une partie de la droite en invitant « à voter pour les candidats de l’arc républicain : pas une voix pour LFI, pas une voix pour le RN ».

    Reste que l’Assemblée Nationale se retrouve désormais scindée entre trois grands blocs, le Nouveau Front Populaire (182 sièges), la mouvance macroniste Ensemble (168 sièges), et le RN et ses alliés (143 sièges). Aucun ne peut prétendre à la majorité absolue. Cela ne signifie pas que personne ne pourra gouverner. Comme le rappelait le politiste Etienne Ollion le soir du deuxième tour sur Mediapart, « Dans la Vème République, il n’y a pas besoin d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée pour gouverner, il faut juste pas avoir une majorité contre soi et ne pas être sujet à une motion de censure. » Telle est l’équation que devront résoudre ceux qui gouverneront. 

    Au moment où nous bouclons cet article, Emmanuel Macron n’a pas encore nommé de Premier ministre. En attendant, Gabriel Attal expédiera « les affaires courantes », comme on dit. Du côté de l’Assemblée, les tractations entre groupes parlementaires vont sans doute aller bon train pendant plusieurs jours.  

    En revanche, dès le lendemain du 7 juillet les élu.es européen.ne.s RN ont rejoint le groupe de Viktor Orban, le Premier ministre Hongrois au Parlement européen. Orban, l’ami de Poutine, qui a fait passer dans son pays une loi inspirée de celle sur la « propagande gay » du leader russe. En France ou en Europe, le RN continue de placer ses pions. Sa semi-défaite aux élections législatives ne doit pas masquer cette réalité: le parti lepéniste progresse encore et toujours. Et ce n’est un bon signe pour personne. Marine Le Pen parle elle-même de « victoire différée ». On est prévenus.

    Photo: Marche des fiertés LGBT+ de Paris, 2024. Xavier Héraud.

    Cet article a été publié dans Strobo n°33

    Xavier Héraud
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  • Bonne nouvelle : les Jeux Olympiques ne sont pas qu’un grand raout sportif mondial qui va métamorphoser Paris en une forteresse pour ses habitants. Cela va aussi avoir du bon pour tous les touristes et les Parisiens. Du 1er juillet au 8 septembre, fin des Jeux Paralympiques, les terrasses estivales voient leur autorisation d’ouverture de deux heures supplémentaires au-delà des 22 heures habituelles pour se prolonger jusqu’à minuit. De quoi savourer plus longtemps les apéros et les dîners estivaux sous le soleil de Paname.

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  • Un tea dance sur les flots de la Garonne aura lieu le dimanche 21 juillet (14h30-20h). Ca secoue moins qu’en pleine mer, donc on ne renverse pas son verre sur la jolie marinière qui sera la dresscode.

    Ponton Croisières Burdigala, face au 7 quai des Queyries.

    croisieresburdigala.fr/fiche-croisiere/9

    Bruno De
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  • Roger Goodell, le titan de la Ligue nationale de football (NFL) a récemment parlé à Outsports de certaines des mesures essentielles qu'il a prises en tant que commissaire pour inclure la communauté homosexuelle dans le sport le plus populaire d'Amérique. Si le coming out de Carl Nassib l'a poussé vers certains développements, Goodell a déclaré qu'il a toujours été ouvert à l'évolution du jeu. « L'une des tâches les plus importantes qui m'incombent en tant que commissaire est d'écouter » a-t-il déclaré. Le commissaire est fier des progrès réalisés par la ligue au fil des ans, notamment de son partenariat avec le Trevor Project, qui, selon lui, « renforce la sensibilisation à cette organisation qui sauve des vies ». M. Goodell a également évoqué les événements « puissants » organisés par la NFL en collaboration avec la GLAAD, notamment la promotion des groupes LGBTQ+ pendant le Super Bowl.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 6 juillet, la 3e édition de Queer Amann qui est la marche des fiertés de Quimper accueillait la Hart Family, une famille de drag-queens haute en couleurs made in Bretagne. Pour découvrir cette tribu perchée sur des talons de 15 cm avec faux cils et perruques qui ambiancent les nuits de la ville, il vous faut regarder sur la plateforme France.tv, Queens in Finistère, le pétillant documentaire de Vanessa Le Reste qui la met en lumière.

    Ces belles se nomment Anthony, alias Britany Hart, la drag mother et ses filles Lily, Oly, Agnoy, Ixy. Elles se racontent en toute simplicité, évoquent leurs transformations, ce que l’art du drag leur a apporté personnellement et professionnellement. Une rencontre passion qui est pour elle un moyen d’expression, de réalisation et de revendication. Un portrait intimiste qui vient casser les codes du genre.

    A voir et à revoir ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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