

Une fois de plus, le Forum Gay & Lesbien de Lyon ne participe au défilé organisé par le CFL (Collectif des Fiertés en Lutte). Cette décision est motivée par différents points de désaccords avec les organisateurs.
A commencer par le maintien des zones d’exclusion au sein du cortège avec 5 zones en non-mixité imposée. Le FGL rappelle « qu’il a toujours milité pour la mixité qui favorise l’inclusion des personnes LGBTI+ dans la société et dans les structures LGBTI+ entre elles. La non-mixité est pour nous une forme de séparatisme, de communautarisme que nous ne voulons pas ». Ensuite sur le mot d’ordre de cette marche de 2024 : système violent, système oppressant, riposte progressive, luttes collectives ! Le FGL considère le slogan hors de propos, car est fait aucunement référence à une quelconque revendication ou problématique de la communauté LGBTI+.
Le FGL précise qu’il ne fera pas barrage à la marche des fiertés : « car nous respectons le droit de manifester et la pluralité des idées. »

Alors que les instances dirigeantes du monde du football essaient de faire évoluer les choses, certains joueurs campent sur leur position et refusent toujours de s’y associer. Réfractaires déjà l’année dernière, le nantais Mostafa Mohamed a précisé ne pas vouloir se rendre au match contre AS Monaco en cette journée où il aurait dû porter un simple badge neutre de toute référence aux LGBT. « L’objectif de la LFP, lorsqu’elle a décidé de retirer le flocage arc-en-ciel, c’était de ne plus faire de vagues et d’emporter tous les joueurs dans cette campagne, y compris ceux qui refusaient de porter le flocage l’an dernier », explique Bertrand Lambert, président des PanamPride Football Club à nos confrères de Eurosport sur le sujet. « Ceux qui ne voulaient pas le porter estimaient que ce flocage faisait la promotion de l’homosexualité, ce qui n’était pas évidemment pas le cas : c’était un flocage contre l’homophobie. C’est suite à ces refus que la LFP en est arrivé imaginer ce badge noir sans aucune référence LGBT et censé être accepté par tout le monde. On voit visiblement bien que c’est encore trop pour certains, preuve s’il en est qu’il ne fallait rien céder. Ce n’est pas faute de les avoir alertés. »
Trois hommes ont été lourdement condamné pour deux home-jacking qui se sont déroulés en 2022 à Paris : 8, 7 et 5 ans de réclusion, allant au-delà des réquisitions du procureur pour deux d’entre-eux. La circonstance aggravante en raison de l’orientation sexuelle des victimes a été retenue. Ils avaient séquestré leurs 2 victimes pendant plusieurs heures pour les extorquer, reconnaissant qu’il leur semblait « plus facile » de commettre leurs actes sur « ces gens-là ». L’utilisation de sites et applications de rencontre est de plus en plus courante pour ces méfaits.
Le président de la République a déclaré vouloir améliorer l’accès à la procréation médicalement assistée et a précisé plan contre l’infertilité (notamment un bilan complet pour chacun autour de 20 ans).
Le ministère de la Santé péruvien a publié un décret le 10 mai mettant à jour la liste des prestations minimales auxquelles un assuré a droit. Y figurait depuis 2021, les maladies mentales. Mais désormais, il a décidé d’y inclure les traitements liés à l'identité de genre, incluant les thérapies de réaffirmation ou les opérations de réassignation sexuelle. Maladresse ou faute volontaire ? En fait, le Pérou exploite ici une classification obsolète depuis 2022 de l’Organisation mondiale de la santé. Et cela laisse planer l'idée que la transsexualité est toujours considérée comme un « trouble mental » dans ce pays, ce qui n’est pas le cas a réaffirmé le ministre de la Santé et les défenseurs LGBTQIA+. Ces derniers ont demandé l’abrogation de ce texte stigmatisant et discriminatoire.
Le collectif associatif Lim’bow aura bientôt son local. Il accueillera tout un chacun sans jugement. « Ce sera un endroit convivial et festif, nous y organiserons des soirées culturelles, des conférences sociales et militantes, des partages sur la prévention en faveur des LGBTI+ », selon la trésorière.
2024 solde trois décennies d’activisme pour l’association communautaire homosexuelle, Ex Aequo. Pour raconter cette histoire, une exposition en ligne est consultable sur leur site. Intitulée« 
La Boîte sous le lit, un nom très poétique pour un projet ambitieux et essentiel : collecter, transmettre et valoriser la mémoire communautaire « par la gestion d'une collection d'archives et des évènements de médiation autour de cette thématique ». Bordelais, si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, contactez archives@
le-girofard.org. L’association a déjà le matériel de conservation adéquat, mais il manque toujours des petites mains, et bien sûr des archives à récupérer.
Au regard de la hausse significative des actes LGBTphobes recensés lors du 1er trimestre à Paris (+15% selon les chiffres communiqués par la Préfecture de Police), le groupe communiste au Conseil de Paris par la voix du député Ian Brossat, souhaiterait que plusieurs arbitrages soient mis en place.
La ville de Seine Saint Denis a installé des gros stickers aux couleurs du rainbow flag sur de nombreux poteaux de feux piétonniers, pour marquer la quinzaine des Fiertés. Espérons qu’ils auront un autre destin que les passages piétons arc-en-ciel de la Guillotière à Lyon, vandalisés le jour de leur mise en place.