
Les films traitant de l’homosexualité sont rares dans les salles de cinéma ukrainienne. Dans ce pays conservateur où le religieux a la main mise sur la manière de penser et où l’emprise de la Russie fait voir les gays comme une menace pour les bonnes mœurs, Leçons de tolérance, une comédie à petit budget duréalisateur Arkady Nepytaliouk ose aborder le sujet de manière décalée.
Cette histoire raconte comment afin de sauver sa famille de la ruine, une enseignante ukrainienne persuade son mari et ses enfants de s'inscrire à un programme d'État axé sur l'intégration européenne, baptisé « Leçons de tolérance ». Dans le cadre de ce programme, ils doivent héberger chez eux, pendant un certain temps, un représentant et un militant LGBTQ+.
Bien entendu, l’homophobie a pu s’exprimer lors de la projection comme le précise BFM TV par des tags néo-nazis et homophobes inscrits sur un cinéma Octobre de Kiev. Mais ce qui est important dans ce film engagé, c’est de prouver les faux semblants colportés par les homophobes. Le pari est réussi, car pas question de stéréotypes un seul instant, juste des personnes qui expliquent leur vie, font preuve de pédagogie et de patience pour éduquer une partie de la population hostile de prime abord. « Une personne qui ressent de l'homophobie se reconnaîtra dans les personnages du film et commencera à y réfléchir : Pourquoi est-ce que je fais ça ? Que ferais-je dans cette situation ? », espère Nepytaliouk.

La situation des activistes LGBT et alliés se complexifie en Argentine. A l’instar de Pierina Nochetti qui a été arrêtée pour avoir fait un graffiti en soutien à la communauté LGBT. Elle encourt une peine pouvant aller jusqu’à 4 ans de prison. Affaire à suivre avec le procès qui va s’ouvrir.
Dans la lignée des pays qui s’arqueboutent contre la communauté LGBT, la Biélorussie examine une proposition de loi visant à sanctionner la « promotion des relations familiales non traditionnelles ».
Le média américain Collider rapporte que Lilly, la sœur de Lana Wachowski à qui l'on doit Matrix et Sense 8, s’apprête à réaliser Trash Mountain, son 1er film sans sa sœur. Campé par l’humoriste Caleb Hearon, qui est aussi co-scénariste, on suit un jeune gay qui quitte Chicago pour revenir dans une petite ville du Missouri où il a grandi afin de vider la maison de son père qui vient de décéder. Au milieu des amas d’effets que son géniteur a accumulés au fil des années, les souvenirs resurgissent.
« Nous ne sommes pas de petites violettes qui aiment le cul » : 
En écho à la sortie du livre Sous l’objectif de Jean Daniel Cadinot, aux éditions Hors champs et après l’exposition qui lui a été consacrée en qualité de pionnier du film X gay au centre LGBT de Paris, c’est au tour de la Galerie du jour de proposer une expo-vente autour du photographe qu’il a été.
Viktor Orban n’a de cesse depuis son accession au pouvoir de restreindre tout ce qui a attrait à l’homosexualité et au changement de sexe. La culture est à ce titre l’une des premières cibles puisqu’elle est tenue de ne pas en faire la promotion. Force est de constater que parfois, quand ça ne veut pas, ben ça ne veut pas. En effet, en 2023, l’enseigne Lira avait été condamnée à payer une forte amende car l’ouvrage Heartstopper n’était pas emballé comme il se doit, laissant donc la possibilité aux jeunes de découvrir le contenu. Cette infraction à la loi et la pénalité qui a été exigée à la chaine vient de tomber à la suite d’une erreur d’interprétation du texte de loi. En effet, la justice hongroise a remarqué qu’une virgule mal placée changeait la manière de comprendre ce qui était réclamé. En fait, il était requis un emballage fermé que pour les livres « vendus séparément d’autres produits ». Étourderie volontaire ou non, nous ne retiendrons simplement que cette interdiction n’a plus lieu d’être.
Attention aventure en vue ! Le MAIF Social Club, une adresse hybride de la rue de Turenne dans le cœur de Paris mêlant expériences, culture et lieu de vie ouvre son antre à une exposition intitulée Faisons corps du 30 mars au 4 janvier 2025. Pas moins de 14 artistes ont répondu présent à l’invitation qu’il leur a été faite pour raconter les corps.
L'année dernière, la Cour suprême de Russie a qualifié d'« extrémiste » le « mouvement LGBT international », précisant qu'il n'existe pas. De nombreuses descentes dans des clubs gays ont été effectuées afin de persécuter les personnes LGBTQ+.
Un débat intéressant secoue la version française de l’encyclopédie en ligne : faut-il garder les deadnames des personnes trans dans leurs pages ? Il s’agit du prénom assigné à la naissance, ensuite abandonné par une personne trans afin d’en choisir un qui correspond mieux à son identité de genre (le nom en français : morinom). Le débat entre les éditeurs de l’encyclopédie en ligne a pour but de « sonder la communauté sur certains points qui donnent lieu à des guerres d’édition », peut-on lire sur la page dédiée. Le sondage comporte deux autres questions : faut-il utiliser le deadname des personnes trans ? Et si oui, comment, et à quel endroit de la page ? Cette consultation fait suite aux critiques de mégenrage de Wikipédia. Résultat : sur 357 votants, une faible majorité a estimé qu’il faut mentionner le nom de pré-transition dans le résumé introductif.