Après les centres de Tours et de la Réunion en début d’année, le local de l’association le Refuge au Havre a été la cible de tags homophobes en juin, tandis que l’association Quazar d’Angers a failli perdre son local en raison d’un départ d’incendie volontaire en juillet. Toutefois, le caractère homophobe n’est pas établi de source sûre, en raison des émeutes du début d’été.
D’autre part, à Rennes, la nuit précédent la Marche du 17 juin, une banderole homophobe a été déployée sur une grue de chantier sur le parcours du cortège. Des enquêtes ont été diligentées par les autorités, tandis que les élus locaux ont apporté leur soutien.
4 ans après la légalisation du mariage pour les couples de même sexe, ce pays, à l’avant-garde des droits LGBT+ en Asie, continue sa marche en avant vers l’égalité. Désormais, ils peuvent adopter des enfants non biologiques ou être le parent légal de l’enfant adopté par leur partenaire.
Le collectif Pédés balance un livre manifeste aux éditions Points qui remet les compteurs à zéro. Oui être et dire que l’on est pédé est un acte militant et hautement politique. Dans un quotidien en proie à une influence patriarcale qui met au ban de la société ces propres enfants, ce collectif de huit militants, journalistes, écrivains et artistes explore les homosexualités masculines contemporaines en France. Là où l’homophobie agresse, blesse, meurtrie, traumatise, tue, ces textes très personnels d'une puissance inouïe décrochent des uppercuts à l’hétéronormativité. Ce plaidoyer affirme le concept de pédérité, délicieux néologisme de Camille Desombre/Matthieu Foucher pour unir à jamais les luttes gays en vue de nous libérer d’une doxa binaire. Huit voix comme autant de cris en marge, échos d’une communauté solidaire, consciente et pensante. Un ouvrage majeur à lire, relire, annoter, passer, discuter, échanger.