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  • Documentaire : c’est la lutte finale !

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer, cinema

    Un documentaire à visionner absolument pour tout cinéphile inverti-averti (!). L’auteur présente une rétrospective occidentale des LGBTQ+ dans le cinéma depuis 1895. Oui oui, dès les débuts du 7ème art sont apparu des personnages en marge.  Bien au-delà des suggestions et des sous-entendus, mais aussi de la moquerie, des cinéastes ont depuis le début osé et transgressé. Passionnant.

    L’homosexualité au cinéma, les chemins de la victoire, en streaming sur www.tv5unis.ca.

    Bruno De
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  • Le divin nectar aurait dû couler à flot au Théâtre Clavel si le réchauffement climatique ne s’était pas invité dans le Saint des saints grec. Dans Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la nouvelle opérette mythécologique signée Michel Heim, c’est un peu la débandade, il faut bien l’avouer.

    La montée de la température n’impacte pas que les humains, les habitants de l’Olympe bien que pourvus de tout plein de pouvoirs sont aussi aux prises avec cette chaleur insupportable.

    En situation de crise, Junon convainc Jupiter, son mari, de réunir le Conseil des Dieux pour trouver comment faire pour que les hommes arrêtent les émissions de gaz à effet de serre, responsables de tout ce chambardement. Jupiter, Junon, Mercure, Neptune, Mars, Eros, Diane y vont toutes et tous de leurs idées mais aucun accord ne semble se détacher jusqu’à la décision de Junon : fuir tout en haut de l’Himalaya. Entre toges de circonstance, soleil assommant, préoccupations et intérêts individuels, ce spectacle est une critique douce-amère de la situation dans laquelle notre planète sombre inévitablement. Michel Heim en profite pour épingler le détachement de nos leaders qui préfèrent prendre la tangente et renvoyer la responsabilité sur d’autres, plutôt que de mettre tout en place pour résoudre ce problème.

    Et quoi de mieux pour accentuer le trait que de n’utiliser que des alexandrins et de chanter sur des musiques empruntées à Offenbach, mais aussi à Rossini, Trenet, Brassens, Brel, Barbara, Gainsbourg, Boris Vian, Michel Berger, Véronique Sanson, Mika, etc… pour faire passer des messages.

    Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, du 10 septembre au 30 octobre, Théâtre Clavel, 75019.

     Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Tracks, l’émission d’Arte qui décortique les dessous de la culture pop s’intéresse aux représentations du nu masculin dans l’art. Fort du constat que les nus féminins sont grandement majoritaires dans l’histoire de l’art, les corps masculins sont surtout représentés dans des postures d’action ou de souffrance, pour incarner des valeurs morales et viriles plutôt que pour s’offrir au désir du spectateur. Célia Laborie a rencontré plusieurs artistes et curatrices qui questionnent ces représentations en érotisant le corps masculin dans leur travail. On plonge dans le vif du sujet avec un duo explosif qui redistribue d’emblée les cartes, le photographe Marc Martin et le modèle Mathis Chevalier.

    A l’occasion d’un shooting, les protagonistes du livre Tomber des nu(e)s, nous font entrer dans l’intimité qui se tisse entre deux hommes et donnent une nouvelle lecture de l’image de l’homme, au-delà des convenances, des genres et des orientations sexuelles. Les fondatrices du projet photographique Lusted Men — ouvrage à paraître en novembre 2024 aux éditions Hoëbeke — ont quant à elles fait un appel aux dons.

    Durant 5 ans, elles ont reçu des centaines de clichés. Elles ont récolté plus de 700 photos d’hommes qui dans leur hétérogénéité lèvent le voile sur tout un pan peu visible de l’imagerie masculine, l’érotisme. Enfin le peintre iranien Alireza Shojaian, qui a quitté son pays pour pouvoir continuer de créer des hommes sans avoir à craindre les représailles d’un pouvoir liberticide, raconte son parcours.

    Ici en France, il laisse exprimer ces envies, et œuvre pour s’exprimer un autre versant de la création iranienne à travers son travail. L’approche du corps masculin dans son plus simple appareil s’affranchit aujourd’hui de l’académisme, des stéréotypes et des diktats pour se réinventer de fond en comble et offrir ainsi un nouveau regard sur les hommes où le désir est assumé et visibilisé.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La performance de l’actrice Karla Sofia Gascon dans Emilia Perez, le dernier film de Jacques Audiard a été unanimement saluée par le monde du cinéma. Celle qui a reçu lors du dernier festival de Cannes le prix d’interprétation féminine a pourtant dû faire face à une avalanche de propos transphobes d’une rare violence depuis son sacre. En réaction, elle a porté plainte notamment contre Marion Maréchal pour « outrage sexiste ». Lors de sa consécration, les propos puissants de l’actrice ont marqué les esprits par son authenticité et la visibilité qu’elle offrait à toute les personnes trans. Celle qui incarne le rôle principal de ce long métrage d’une puissance infinie n’est pas par hasard. Audiard a eu un véritable coup de foudre pour elle et comme il l’explique au site suisse 360.ch, « on a ouvert tous les radars. On était en plein casting, tout à coup je vois une photo d’elle. Le coup de foudre. Si je ne l’avais pas croisée, j’y serais encore. Peut-être, sûrement même, que je n’aurais pas fait le film. Karla est très attachée au problème de la transition. Mais surtout elle a ce truc fondamental. Elle me touche. Elle est drôle, forte, intelligente, douce, libre. Avant elle était Karl, un acteur. Après sa transition, elle a simplement repris son métier ». Dans ce film elle incarne Emilia, une ancienne chef de cartel mexicain enfermée dans un corps d’homme, Manitas. Elle change de vie avec l’aide d’une avocate. Emilia passée pour morte, resurgit quatre ans après et reprend contact avec son ancienne femme et ses deux enfants.

    Ce qui est le plus incroyable, c’est que ce genre de profil reste encore peu visible dans le cinéma français comme le démontre le magazine Les Inrockuptibles dans un article titré : « quelle place la France accorde-t-elle aux acteurs et actrices trans ? ». Là où les pays anglo-saxons intègrent largement les personnes trans dans leurs productions, la France reste « frileuse ». C’est encore très compliqué pour faire sa place, vivre de « son jeu » et d’être visible. L’exemple de Karla Sofia Gascon est une source d’inspiration pour de nombreux.ses acteur·rices  dans le métier. Espérons que les choses changent au plus vite.

    Emilia Pérez de Jaques Audiard, actuellement en salle.

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  • Déjà 3 saisons que les reines du drag font jaillir paillettes et strass de nos écrans, 3 ans qu’elles prolongent grâce à la scène.

    Nicky Doll sera accompagnée de la gagnante, Le Filip et des autres participant.e.s. Cette année, la direction artistique a été confiée à Savary et Zaffuto, qui ont notamment travaillé sur les shows de Kylie Minogue et Christina Aguilera. ça promet ! 

    Aux Folies Bergère, 32 rue Richer, 75009 Paris et en tournée dans toute la France.

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  • Les meurtres de personnes transgenres sont désormais passibles d'une peine pouvant aller de 35 à 70 ans de prison à Mexico City. Les changements, promus par le parti Morena au pouvoir, ont été adoptés par 45 voix contre une, a indiqué l'assemblée législative de la capitale sur la plateforme de médias sociaux X.

    La « loi Paola Buenrostro », en mémoire d'une femme trans assassinée, condamne le meurtre de personnes transgenres en raison de leur sexe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dans les pages du Washington Post publié le 27 juillet 2024, on apprenait que Jeffrey Burrill, un prêtre catholique américain, poursuivait l’application de rencontres gay Grindr. En effet, il fait partie de ses nombreux utilisateurs qui ont vu leurs données vendues.

    Selon les informations, celles-ci auraient été achetées par une organisation catholique aux Etats-Unis, qui a permis ensuite à celle-ci de rendre public l'identité des prêtres gays dans les journaux.

    Les profils des ecclésiastiques révélés, l’Église les a congédiés. Sorte de chasse aux sorcières modernes et de mise au bûcher, bien que religieux, les plaignants ont fait appel à la justice pour divulgation d’informations personnelles.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après 10 ans de travaux, on inaugure le nouveau toit-terrasse de 250m2, voulu comme « un authentique jardin suspendu, décoré avec des inspirations méditerranéennes et nomades, offrant une vue panoramique à couper le souffle sur tout Paris ». On ira vérifier lors des prochaines VendrediXXL… Ouvert tous les jours (16h-minuit en semaine, 12h-minuit le week-end).

    23 rue Boyer, 75020 Paris.

    instagram.com/letoit_bellevilloise

    Bruno De
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  • La mairie l’a acté : un monument en mémoire des personnes LGBT+ déportées pendant la Seconde Guerre Mondiale va être érigé non loin du Pavillon de l’Arsenal, dans le 4ème arrondissement. Jean-Luc Verna, artiste en charge de sa création souhaite cette œuvre comme une « commémoration aux gens partis mais aussi l’ombre portée par les menaces qui subsistent. Comme on voit partout que l’histoire se répète et qu’aucun droit acquis n’est pérenne, je pense qu’il était bon de ne pas s’adresser uniquement au passé, mais de distiller aussi quelque chose de l’ordre du présent ».

    Bruno De
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  • Bruxelles (Brussels): Bruxelles : Fame 2024

    lesbiennes, Queer, cinema, exposition, théâtre, concert

    Ce festival d’arts de la scène, qui met en valeur le travail de femmes et minorités de genre se déroule du 20 au 28 septembre dans la capitale belge. C’est un espace conçu en dialogue avec les luttes féministes, queer et décoloniales. Théâtre, danse, concerts, conférences, discussions, ateliers, balades, films : autant de formes d’expression pour créer un héritage culturel commun plus inclusif, paritaire et diversifié.

    Le programme complet ici.

    Bruno De
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