Connaissez-vous Haus of Bobbi aka Julien, un barbu, musclé ? Vous nous direz qu’ils sont nombreux à correspondre à cette description. Ok mais lui est artiste de chanson française et depuis 3 ans, il mène à travers sa musique et les textes de ses chansons, une exploration personnelle. Il y raconte entre autres son rapport au monde, à l'amour, et aux garçons. Alors que sortira son deuxième EP intitulé Je t'aime trop, le 1er mars, il vient de partager un premier extrait de cet album qui contiendra 6 morceaux. Emmène-moi est une sorte mise en bouche. Ce titre qui raconte la naissance du désir, de la première impulsion jusqu'à l'abandon à l'autre. Ancré dans une tendance synth pop/new wave des années 80/90, « avec par endroits quelques détours électro ou plus organiques » comme il le précise, Haus of Bobbi s’aventure sur une rythmique lancinante et renvoie à l’univers « farmerien » autant par la mélodie que par le mini film qui l’accompagne. Inspirée des clips de Laurent Boutonnat et du l’ambiance du fim Le Nom de la rose, cette fiction illustre des paroles co-écrites avec l'artiste K Sensei et nous plonge dans une histoire monacale où un novice reçoit pour mission de venir chaque jour apporter son repas à un personnage vivant reclus dans sa cellule et dont il ne peut jamais croiser le regard. Au fil des jours, une relation particulière de fascination/répulsion semble naître entre eux... Pour servir le propos, on y retrouve « Personne Public » (Benjamin Agoyer), héros du beau livre objet Beau Menteur de Marc Martin pour conférer à l’histoire un côté arty et sulfureux. A la fois envoûtant et intriguant, sexy et mystérieux, Emmène-moi va hanter vos esprits.
Emmène-moi, disponible sur les plateformes musicales et le clip sur Youtube.
La diva retourne sur les planches pour cette pièce inspirée d’une comédie italienne des années 70, jouée à l’origine par Bette Davis. Le pitch : Une vieille milliardaire au tempérament explosif organise à chaque étape de ses voyages une partie de cartes en promettant sa fortune à qui la battra. À Paris, ses victimes sont Jean-Luc et Pierrette, un couple au désespoir se préparant chaque année à récupérer L’argent de la vieille. Avec l’aide de leur fille espiègle et volontaire, ils vont tout faire pour duper la milliardaire et son majordome trop dévoué pour être honnête. A l’heure d’écrire ces lignes, nous n’avons pas vu la pièce, mais il faut avouer que le jeu d’actrice n’est pas la meilleure corde à l’arc de l’artiste. On notera quand même l’auto-dérision d’Amanda, hors d’âge (et qui ne l’a jamais révélé) et qui semble vieillir aussi bien que sa chanson Follow me qui illustre la dernière pub de Chanel.
Michaël Billebault, un courtier en assurance de 39 ans et bénévole dévoué de l’association Fiertés Pas-de-Calais depuis près de trois ans, a récemment créé l’Association COULEUR, basée à Lens. Cette nouvelle association est engagée dans la lutte contre les discriminations homophobes et la prévention. Mickaël a une expérience significative dans l’organisation d’événements pour la communauté LGBT, notamment la marche des fiertés à Arras. Malgré les défis, comme les attaques répétées contre le centre LGBT ouvert par l’association Fiertés Pas-de-Calais en septembre 20221, son enthousiasme et sa détermination restent intacts. En ce qui concerne l’organisation d’une Pride à Lens, bien qu’il n’y ait pas encore d’informations spécifiques disponibles, l’expérience et l’engagement de Mickaël laissent présager qu’il jouera un rôle clé dans cette initiative.
Beaucoup de mots viennent à l’esprit lorsqu’on évoque Mylène Farmer. Beaucoup, mais rarement « sociologie ». C’est donc avec une grande curiosité que nous avons ouvert cette Sociologie de Mylène Farmer, signée Arnaud Alessandrin et Marielle Toulze. On peut remarquer d’emblée que cette étude ne se limite pas uniquement à la chanteuse mais s’intéresse aussi largement aux fans. D’abord, les sociologues ont mené une analyse des clips, des vidéos, des concerts et des documentaires produits par l’artiste. Ensuite, ce sont les fans qui ont été passés au microscope. Quel rapport entretiennent-ils ou elles avec la chanteuse? Est-on un fan différent selon qu’on soit un homme gay, une femme hétéro ou un homme hétéro (il y en a, si si!)? Le top 10 des chansons préférées varie-t-il en fonction de l’âge? Et au final, comment la chanteuse et ses fans se répondent-ils? Un livre qui permettra aux fans d’en apprendre un peu plus sur eux-mêmes et qui peut fournir aux autres un document passionnant sur un phénomène pop d’une ampleur inégalée en France ces trois ou quatre dernières décennies.
Saltburn, le thriller déjanté de la réalisatrice Emerald Fennell fait parler de lui depuis son arrivée le 22 décembre sur Prime Video. Et il y a de quoi ! Si vous cherchez du sensationnel, vous êtes au bon endroit. On part sur une histoire somme toute très classique : la rencontre de deux étudiants, à l’université d’Oxford. Quand Félix, fils d'une famille d'aristocrates, va inviter Oliver à passer l'été dans la demeure de ses parents, les vacances vont se transformer en véritable cauchemar. Sur ce postulat de départ, on ne peut que se laisser tenter. Drogue, nudité, sexualité, les scènes s'enchaînent comme une vague qui ne cesse de grossir. Toujours plus osé, plus irrévérencieux, plus underground. Les limites du politiquement correct partent en éclats, seul le plaisir et le lâcher-prise ont le droit de citer. On ne va pas vous spoiler le contenu mais retenez que la scène de la baignoire a été qualifiée par le réalisatrice elle-même dans People Magazine : « je pense que c'est la scène la plus sexy que j'ai pu voir dans ma vie. Je suis intéressée par ce que les spectateurs ressentent et si vous avez ressenti quelque chose de nouveau devant ce film, alors notre mission est accomplie ». Sans compter sur la scène de fin des plus épiques et des plus jouissive qui soit, sans compter un florilège de moments excitants et dérangeants. Ce film ne vous laissera pas de marbre, on vous le promet.