Présenté au festival Chéries-chéries 2023, Einsmayer du réalisateur David Wagner est à découvrir au cinéma. Le sergent-major Eismayer est connu et redouté comme l'officier instructeur le plus dur des forces armées autrichiennes, impitoyable avec les recrues et inébranlable dans sa discipline, son ordre et sa dureté machiste. Mais lorsqu'il commence à tomber amoureux de Falak, une nouvelle recrue qui assume sans honte son homosexualité, l'existence fermée d'Eismayer est ébranlée dans son intégralité. Pour un homme comme Eismayer, aimer un autre homme n'est pas compatible avec l'idée qu'il se fait d'un soldat modèle. Choisira-t-il de protéger son image de dur à cuire, ou peut-il suivre son cœur et son véritable désir ?
Branle-bas de combat
Inspiré d'une histoire vraie, le réalisateur Wagner avait entendu parler d’un fait divers qui avait à cette époque défrayé les chroniques relatant que Eismayer, l'officier d'entraînement le plus terrifiant de l'armée autrichienne tombé amoureux d'un jeune soldat, finit par accepter sa demande en mariage et l'épouse en uniforme dans la cour de la caserne. À l'époque, en 2014, Wagner étudie la mise en scène à l'école des médias de Hambourg. Dans le cadre de son cours, il transforme l'histoire en scénario pour un long métrage. Huit ans plus tard, Eismayer sort enfin au cinéma. Cette romance sur fond de principes et de rigidité militaire montre deux approches de l’homosexualité et la manière de la vivre.
Confusions émotionnelles
D’un côté un homme, marié, père de famille le fameux Eismayer campé par Gerhard Liebmann, qui tente de refouler son attirance profonde pour les hommes en incarnant une image de l’homme hétéro cis qui ne saurait se détourner du droit chemin et de l'autre un bleu qui bien dans sa tête et son corps, ouvertement gay va montrer que l’on peut faire carrière dans l’armée tout en assumant qui il est. Leur rencontre va être percutante, sulfureuse et explosive. Derrière l’amour naissant, c’est un coming out, un revirement d’existence, une libération dont il s’agit. Le jeu des acteurs est captivant, et les sujets abordés finement traités. Et c’est peu dire. Eismayer va vous prendre littéralement aux tripes.
Eismayer, de David Wagner en salle le 13 décembre 2023
Arnaud Rouger, directeur général de la Ligue de Football Professionel a déclaré devant une commission d’enquête à l’Assemblée : « la frontière est ténue entre lutter contre l’homophobie et faire la promotion de l’homosexualité ». Exit donc le maillot aux couleurs arc-en-ciel (on le savait déjà, mais les raisons sont bien obscures, à se demander si ce monsieur s’en préoccupe, tout comme les chants homophobes et racistes qui émaillent trop souvent les matchs. Quant au président de la LFP, Vincent Labrune, il semble plus clair sur la question : il a plaidé pour une interruption systématique du match. « Les questions de discrimination en général ça m'insupporte, les questions d'homophobie ça me rend fou (…) Il faut faire comprendre aux supporters que chanter des paroles homophobes, c'est ringard, et qu'ils comprennent qu'ils sont à côté de la plaque, et à côté de la société dans lesquels ils évoluent ». On n’est quand même pas sorti du sable !
La marque finlandaise Vuokkoset vient de lancer une gamme de tampons dédiés aux hommes trans. C’est dans le packaging que ça se passe. « For men » s’adresse à des consommateurs qui ne se réduisent pas aux femmes non transgenres : « la menstruation n’est pas seulement une question de femmes, car les hommes transgenres et les personnes transgenres peuvent avoir un utérus et des règles », précise le fabricant. Dakota Robin, l’égérie de la marque s’empare du projet pour en faire la promotion et défendre cette nouveauté. Une évolution plus que bienvenue qui est à saluer car elle brise le tabou du sujet de la gestion des menstruations chez les personnes transgenres et qui surtout permet d’offrir un produit qui pourra prendre aussi sa place dans les toilettes des hommes aux bureaux lorsque certains de vos collègues auront leurs règles.