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  • Les Drom-Com peinent à suivre quand il s’agit d’acceptation des droits LGBTQI+. Pour preuve, le centre LGBT+ de Saint Denis de la Réunion a été recouvert d’inscriptions LGBTphobes et incendié au mois de février. Xylric Lepinay, président de l’association OriZon (qui occupe le local,) déplore : « je suis très en colère, mais malheureusement pas surpris, vue la nature de nos combats, on sait qu’il y a une partie de la société qui ne nous accepte pas ».

    Bruno De
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  • Le projet a été lancé il y a plus de 20 ans et piétine depuis, sur fond de méprises et autres désaccords entre la mairie, le collectif porteur du projet et deux associations qui ont amassé une partie des archives. Récemment, un local de 600 m2 a été trouvé dans le 19ème arrondissement. Ce centre servira non seulement à recueillir et conserver les archives de la communauté et du mouvement LGBTQI+, mais aussi de lieu de pédagogie et d’accueil du public. Paris rejoindrait ainsi enfin de grandes métropoles comme New York ou Berlin, qui bénéficient de centres dignes de ce nom...

    Bruno De
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  • C’est le nouveau rendez-vous mensuel que vous propose le sauna le Sun City Paris. Avec 26°, l’été a pris ses quartiers avec un peu d’avance grâce à Michel Mau, organisateur d’évents LGBTQIAP+ et Romano Bay, DJ de la nuit parisienne, bien connus l’un comme l’autre. Avec cette Pool Party où la chaleur, la détente, l’esprit festif sont de mises, un samedi par mois des guests s’emparent des platines tandis que des drag shows et des gogos à gogo mettent l’ambiance. Et à la question, mais qu’est que l’on met en guise de tenue de soirée ? La réponse varie selon votre degré d’audace , vous avez le choix entre le speedo, le short, le jockstrap ou tout simplement tout nu… idéal passer de la piscine au bar ou au dancefloor. Prochaines éditions, le 1er avril puis le 26 mai en mode soirée mousse pour bien clôturer la saison. Page officielle Facebook ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 17 mai, nous commémorerons la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Dans le même temps, la Mairie de Paris marquera une décennie de mariage pour tous par une série d’événements :

    • une conférence internationale sur le thème « le mariage pour tous, 10 ans après : en France et dans le monde, où en est-on ? »

    • le Prix international pour les droits des personnes LGBTQI+ 2023 sera remis à une asso engagée, en présence de Stuart Milk, neveu d’Harvey Milk

    • côté distraction, une grande course en talons le long de la rue de Rivoli puis un grand bal populaire sont prévus. 

    Bruno De
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  • Oscars 2023

    La cérémonie a vu la victoire du film queer de l’année : Everything Everywhere All at Once, 7 statuettes, dont celle de la meilleure actrice. Michelle Yeoh remporte la timbale pour son rôle d’une mère pleine de regrets, dépassée par sa relation avec sa fille lesbienne. L’un des réalisateurs du film, Daniel Scheinert, a remercié ses parents avec humour : « merci à ma mère et mon père qui m’ont laissé m’habiller en drag quand j’étais petit. Ce qui n’est une menace pour absolument personne ». Il a voulu répondre aux détracteurs conservateurs américains, qui tirent à boulets rouges sur le phénomène drag. Enfin, Jamie Lee Curtis, lors de son discours à la presse après avoir gagné, a indiqué souhaiter ouvrir un dialogue sur les catégories genrées dans les cérémonies de prix, sans manquer de faire part de sa fierté d’être la mère d’une jeune fille trans. 

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  • Elle a perdu 10 kilos, s’est vue prescrire 28 jours d’ITT, subit des crises de Ménière (vertiges, perte d’audition) : Hoshi n’en peut plus ! Après avoir embrassé sa compagne le 14 février 2020, devant les caméras de la cérémonie des Victoires de la musique, elle a reçu des milliers de messages d’insultes : « ça m’a empêché de vivre pleinement pendant 3 ans (…) j’ai eu peur à chaque fois que je suis montée sur scène, peur de me faire agresser, je ne suis jamais ressortie seule dans la rue depuis (…) j’ai toujours eu peur qu’ils trouvent mon adresse », autant dire un calvaire. Comme un exutoire, elle a publié un florilège de ces messages sur son compte Instagram. Du côté de la justice, peu ou pas d’avancées malgré la plainte de l’artiste, puisqu'une seule personne sera potentiellement convoquée à un procès au mois de juin. 

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  • 7 ans après les faits, un homme de 30 écope de 180 jours-amendes pour une agression à caractère homophobe dans un bar gay. Selon la défense, l’enquête aurait été bâclée, puisque le père de l’agresseur, présent au moment des faits, a été relaxé et deux autres hommes impliqués n’ont pas été retrouvés. Rappelons que l’injure ou la diffamation publique basée sur l’orientation sexuelle est punie au maximum d’un an de prison et 45000€ d’amende.

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  • Ca y est ! La commission de sécurité a donné son feu vert à la réouverture de ce lieu mythique des nuits parisiennes, fermé depuis 3 ans, puis racheté par la Mairie de Paris pour pérenniser l’activité. Un bail précaire a été accordé jusqu’à la fin de l’année, avant que de lourds travaux soient entamés dans les étages pour faire place à des logements sociaux. Il faudra faire cohabiter le tout. En attendant, les amateurs de danse et musique rétro peuvent s’y retrouver le week-end. 

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  • Booking DJ

    Yauss, ancienne meneuse du bar musical le Troisième Lieu, s’est reconvertie en bookeuse. Son site internet permet de trouver des DJs pour des événements privés et d’entreprise, avec une touche en plus : les unions LGBTQI+. Il est vrai que d’autres agences plus « classiques » ont tenté de faire du pink washing, avec peu de réussite vers ces publics. https://bookingdjparis.fr.

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  • Philippe Joanny, sort son second roman intitulé Quatre-vingt-quinze, le 1er février. Un récit poignant, vif, désarçonnant et troublant sur les ravages de l’épidémie de sida à l’aune des années 2000.

    Une annonce. Alex ne s’est pas réveillé, il a fait une crise cardiaque. Comme un cri dans le noir, cette disparition projette une bande de potes dans les couloirs de la mort. Cette génération d’homosexuels qui se prend le sida en pleine face ne savent que faire. La maladie se répand, les condamne. Les traitements ne sont pas là, on ne le connait pas ce virus qui nous saigne sans distinction. « Ils tombent les uns après les autres et on les laisse tomber », tel est le constat amer, brutal et désespéré de Philippe. Pour échapper à l’inéluctable déchéance qui les attend sur un lit d’hôpital, on préfère faire la fête à outrance, se droguer pour vivre perchés et s’adonner à des overdoses de sexe. On s’offre le meilleur avant la chute. C’est de cela qu’il s’agit. Une semaine durant, jour après jour, l’auteur nous retrace le quotidien de ces amis qui défilent chez Lucien, le copain d’Alex. Les confidences se déversent, les souvenirs s’amoncèlent, les rires succèdent aux pleurs. Quelques années plus tard, Philippe interroge ses amis Willy, Adam, Léon, Hervé, Gaby, Jeff et les autres. Ils reviennent sur leur relation avec Alex, comment l’ont-ils connu et ce qu’ils ont gardé de cette semaine qui précédait les obsèques de leur ami disparu. Le mélange de styles, entre paroles rapportées et confidences, rythme ces 192 pages qui déferlent comme une urgence de vivre. On se laisse emporter par cette amitié, plus forte que tout, par cette période qui résonnera pour certains comme des scarifications douloureuses et pour d’autres comme le témoignage d’un passé bien présent. Mais la folie douce qui anime ces garçons, c’est celle de l’insouciance ultime et de l’envie de hurler : "nous sommes là, ne nous oubliez pas, jamais !" Philippe Joanny livre le récit saisissant et vibrant d’une génération sacrifiée. Vous n’en sortirez pas indemnes.

    Quatre-vingt-quinze,  de Philippe Joanny, ed. Grasset. 18€

     

    Julien Claudé-Pénégry
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