
Paul Morrissey, cinéaste emblématique de la scène underground new-yorkaise et proche d'Andy Warhol, est décédé à 86 ans, comme l'a annoncé son archiviste Michael Chaiken. Morrissey, hospitalisé à New York, est mort le 28 octobre 2024 des suites d'une pneumonie.
Après un parcours littéraire à l’université de Fordham, Morrissey fait chavirer le cinéma dans les années 1960 avec des films audacieux qui exposent les vies de marginaux, de travailleurs du sexe et de toxicomanes. Sa rencontre décisive en 1965 avec Warhol lui permet de réaliser l’innovant Chelsea girls, puis la fameuse trilogie underground Flesh, Trash et Heat, dont les violences sexuelles et les thématiques provocatrices mar-quent les esprits. Morrissey a aussi travaillé avec le groupe mythique The Velvet Underground sur leur premier album. Après avoir régné sur le cinéma expérimental des années 70, il s'est retiré à la fin des années 80, déçu par l'évolution du septième art. Le musée Andy Warhol a exprimé sa profonde tristesse à l'annonce de son décès.

En octobre dernier, Rome a été le théâtre d'une tragédie qui a choqué les jeunes et les utilisateurs des médias sociaux : Nicolò Fraticelli, un Tiktokeur de 21 ans, a mis fin à ses jours. Le jeune étudiant, connu pour ses vidéos sur la plateforme, avait récemment partagé son malaise et son sentiment de solitude avec ses abonnés, suscitant à la fois empathie et critique. Nicolò avait osé se montrer vulnérable en déclarant dans l'une de ses vidéos : « je suis une personne seule et triste, qui souffre beaucoup en ce moment. » Malgré sa franchise, son appel à l'aide a été accueilli par des accusations de « victimisation », des remarques qui, selon certains, ont pu peser lourdement sur son état mental. Des milliers de jeunes l'ont suivi et ont été touchés par sa confession, mais d'autres l'ont vigoureusement critiqué, aggravant son sentiment d'isolement.
Voilà un festival éclectique : du 18 au 30 novembre, 12 jours dédiés à la création permettant de rendre visibles les thématiques lgbtqia+, 6 spectacles vivants (théâtre, cabaret, marionnettes et danse), 6 projections de films et série, une nuit Liberté (DJ set et performances drag) et une soirée Nomad’ Dancefloor. Derrière le terme intrigant de « queer », il y a la volonté d’aborder la question des sexualités à travers le prisme de la création artistique et de parler librement d’identités, d’orientations, de genres et des systèmes normatifs qui les contraignent souvent. Les Ouvreurs poursuivent également leur travail de sensibilisation et de prévention des discriminations lgbtqiaphobes. 
Le 13 octobre, le monde du hockey est en émoi après la découverte du corps de Janne Puhakka, reconnu comme le premier joueur finlandais à faire son coming-out. Âgé de 29 ans et ancien joueur des Rapaces de Gap en France, Puhakka a été retrouvé mort à son domicile à Helsinki. Selon le quotidien finlandais Ilta-Sanomat, son ex-compagnon, Rolf Nordmo, un vétérinaire norvégien de 66 ans, est suspecté d'être l'auteur de ce drame. Il aurait tué le hockeyeur avec un fusil de chasse alors que celui-ci revenait récupérer des affaires. 
Sortez vos cahiers et surtout vos trousses à maquillages, talons et perruques. Brandon et Etienne viennent de créer la compagnie Pink & Blue. Ils proposent des ateliers de théâtre, de stand up et de drag. Le harcèlement, les identités de genre, l’orientation sexuelle ou encore les handicaps invisibles sont les thèmes que le binôme souhaite porter à la scène. 80€ par trimestre.
Le petit frère lyonnais de la version parisienne a ouvert ses portes début novembre. Fruit d’un an de travail et de préparation, la boutique Lucky Records a pour ambition, comme sa grande soeur parisienne, d’être la plus exhaustive possible pour les fans de Madonna, Mylène Farmer, Taylor Swift, Michael Jackson, The Weeknd, Britney Spears, Harry Styles ou encore Billie Eilish, mais aussi des révélations comme Sabrina Carpenter et Chappell Roan. Et elle ne se limite pas à la pop : rock, électro, R&B, rap, country, jazz… Toutes les musiques y auront leur place.
La première exposition LGBT+ en plein air de l’île aurait pu se passer d’une telle publicité : 9 œuvres célébrant l’amour et la diversité ont été dégradées en marge d’une manifestation contre la vie chère à Fort-de-France. Les autorités locales ainsi que l’association organisatrice ont porté plainte. Kap Caraïbe dénonce un « climat de haine et d’intolérance » au sein de la société martiniquaise.

On ne manque pas d’humour quand on est LGBTQIAP+, qu’on se le dise. Là où des cathos intégristes le 7 octobre dernier ont organisé une prière de rue homophobe pour «réparer le mélange de blasphème, de satanisme et d’idéologie LGBT» de la cérémonie d’ouverture des JO, le collectif militant Inverti·e·s a organisé le jeudi 31 octobre une grande cérémonie de ré-homosexualisation de la passerelle Debilly ! Baptisée opération Dionysos, et pour se moquer de la perception de ces croyants qui y ont vu la Cène de Jésus insultée, nous étions tou.te.x.s invité.e.x.s à venir costumés pour parader et redonner des couleurs de la vie, de la diversité sur ce pont qui fut le théâtre de toutes les perversités. 
Le dimanche 27 octobre, Séoul a été le théâtre d’un rassemblement exceptionnel. Près de 1 million de personnes (selon les organisateurs) se sont réunies pour dénoncer les droits des personnes LGBT+. Cette messe géante, organisée par des groupes chrétiens, visait à « expier les péchés du pays » face aux récentes évolutions législatives en matière de droits des homosexuels, notamment une décision de justice qui permet aux couples de même sexe de bénéficier de la Sécurité sociale.