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  • « Féminisme, diversité, inclusion, équité, immigration, avortement, environnementalisme, idéologie du genre » : tels sont les ennemis énumérés par le président argentin, Javier Milei, dans son discours au Forum économique mondial de Davos. Pour ce dirigeant d'extrême droite ce qu’il considère comme « le cancer de l'idéologie woke » vise maintenant à franchir une nouvelle étape : le gouvernement tentera d'éliminer le concept juridique de féminicide, les quotas d'emploi pour les minorités sexuelles, la parité hommes-femmes dans les listes électorales, les documents d'identité non binaires comme l’énumère le journal El Pais. Il compte aussi mettre fin à l’autodétermination des personnes trans. Pour y parvenir, il devra réunir une majorité de soutien au Congrès, ce qui ne semble pas être le cas pour l'instant. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La soirée queer par excellence se déplace hors les murs du Klub, son établissement attitré. Vendredi 21 février, on se retrouve à la Cité Fertile de Pantin (19h30-1h30) avec de la pop un peu pouf, des drag hôtesses, de quoi manger, de quoi boire, de quoi jouer. Et en plus, l’entrée de cette ancienne friche SNCF est gratuite alors on se looke années 90-2000, un petit tour dans une friperie pour trouver de quoi…

    14 Avenue Edouard Vaillant, 93500 Pantin.

    facebook.com/powerpoufparty

    Bruno De
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  • Il n’a que 21 ans lorsqu’il apprend qu’il est séropositif au VIH. De cette annonce, Nicolas Aragona ne se laisse pas engloutir par le désarroi, il en fait un atout. Il crée en 2021 l’association Superséro et investit les réseaux sociaux avec un rendez-vous destiné à tous ceux et celles qui vivent la même situation que lui et à tous ceux séronégatifs qui ont des craintes, des aprioris sur les personnes vivant avec le VIH. Il y dispense de l’aide, des informations, des coups de gueule souvent. De cette expérience, il en écrit un livre intitulé le Dico des Superséros aux éditions Améthyste qui vient juste de sortir en librairie. Loin d’être un recueil qui relate son parcours, il préfère en faire un guide qui sous forme d’abécédaire, explique tout ce qui a attrait à la vie de « tous.tes les courageux.ses vivant avec le VIH ; ces Superséros du quotidien et leurs allié.es. » Il aborde sans tabou les turpitudes qui accablent leur vie, il revient sur des termes qui sonnent et qui font mal comme « clean », « sidaïque »…, il parle de ces gestes et mots qui construisent la sérophobie, il parle de prévention, de drogues, de réduction des risques, d’IST, d’observance, de traitements.

    A base de clés d’entrée, il évoque ce que l’on vit en étant porteur.euse du VIH : « épée de Damoclès »,  de la réaction de sa « Maman », de ces « coming out » qu’il est demandé de faire, du choix de la « disance », de la fierté d’être, de cette force qu’il y à trouver pour lutter contre les préjugés, expliquer les avancées médicales, rabâcher sans cesse les informations pour que vivre comme tout le monde. Entre témoignages émouvants et conseils pratiques, il donne à tous.tes des conseils, il ose parler de ce que le silence assourdis. Il assène un flamboyant « n’ayez pas honte ! ». Une écriture incisive, décomplexée, un franc parler et le « Mot de Tata Sida » qui conclut chaque texte sous forme de petit clin d’œil plein d’espoir pour convaincre que cette infection chronique ne fait pas de nous des parias, mais des personnes comme les autres, « ni coupables, ni victimes, mais des héro.ines remarquables de cette épidémie ». Une œuvre sensible, fédératrice, simple et tellement encourageante. Il aurait vraiment été dommage que tous les efforts de visibilité, d’éducation des masses que s’évertue à distiller avec foi Nicolas, ne soient pas condensés dans un livre tel que celui-là.  A offrir sans modération.

    Le Dico des Superséros – Le guide des personnes vivant avec le VIH mais aussi les autres ! Ed. Améthyste, 19,90€, 224 pages.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ce lieu culturel à partager vient d’être placé en redressement judiciaire. Il serait déplorable que Grenoble perde ce lieu alternatif qui accueille souvent des événements LGBTQIA+. Donc toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, d’abord en allant y faire la fête, mais aussi en proposant des initiatives et projets ou même en donnant un coup de main bénévole, car la Bobine restera avant tout ce que chacun y apporte.

    42 boulevard Clémenceau. 

    cooperation@labobine.net

    instagram.com/labobinegrenoble

    Bruno De
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  • Un escalier arc-en-ciel de l’université Rennes 2 a été recouvert de peinture bleue, blanche et rouge dans la nuit du 24 janvier dernier. Résultat d'un vote du budget participatif de la faculté, ce symbole de tolérance et de lutte contre l’homophobie avait été mis en place en 2019. Les enquêteurs ont évoqué la piste de militants d’extrême-droite, sans la confirmer, mais l’inscription « fck LGBT » laisse peu de place au doute.

    L’université a remis en état, tenant à « réaffirmer son soutien à la communauté LGBTQIA+ et son engagement dans la promotion de l’égalité, l’inclusion et la diversité. Ces attaques montrent que la lutte contre les violences de genre, les messages de haine, les discriminations et les violences sexuelles et sexistes reste un combat à mener sans relâche ».

    Bruno De
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  • Au début des années 2000, Next a révolutionné la vie nocturne bruxelloise en proposant les premières soirées queer (au sens premier du terme) pour la communauté LGBTQIA+ et leurs amis. Tous les mois, une foule bigarrée se réunissait pour danser sur une programmation musicale chaleureuse et éclectique. Le 1er mars, Next est de retour avec la même vibe positive. Ce mois-ci, pour le dj line-up, il y aura Piiit (le résident) et Snooba (Radio Panik) comme invité en « back to back ». Bienvenue à ce nouveau rendez-vous queer chez Madame Moustache, tous les premiers samedis du mois à partir de 22h !

    Samedi 1er mars, à partir de 22h.

    (et tous les premiers samedis du mois) chez Madame Moustache, 5-7 quai au Bois à Brûler, 1000 Bruxelles.

    Avant 23 h: 7€ - Après 23h: 10€.

    Un shot gratuit avant minuit.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au Théâtre de la Porte Saint Martin, la pièce Les Idoles de Christophe Honoré fait son grand retour, ravivant la mémoire d'une génération d'artistes gays disparus trop tôt à cause du sida.

    Présentée pour la première fois en 2019, cette création audacieuse aborde des thèmes universels tels que la vie, l'amour et la mort, tout en plongeant dans l'univers artistique des années 80, une époque où la maladie était entourée de honte et de silence. Christophe Honoré, avec humour et irrévérence, convoque sur scène des figures emblématiques comme Jacques Demy, Hervé Guibert et Bernard-Marie Koltès.

    Dans un décor évoquant un stade de banlieue abandonné, les six protagonistes se répartissent par « promo », chacun partageant des anecdotes et réflexions sur leurs dernières heures, offrant ainsi une perspective poignante sur la vie face à l'inéluctable. La distribution, alliant talent et audace, permet à chaque acteur de s'emparer de son personnage. Marina Foïs incarne Hervé Guibert avec une intensité saisissante, tandis que Paul Kircher prête sa voix à Bernard-Marie Koltès, évoquant des souvenirs chargés d'émotion. Les performances sont à la fois respectueuses et libres, offrant une incarnation vibrante des artistes. Les Idoles n'est pas qu'un hommage : c'est un cri du cœur qui questionne notre rapport à la mort et à la mémoire. Dans une époque où les années sida semblent s'effacer des consciences, cette pièce rappelle les luttes de ceux qui ont souffert en silence.

    En redonnant vie à ces figures, Honoré nous pousse à réfléchir sur l'héritage culturel et les douleurs passées. Une soirée théâtrale fascinante, à ne pas manquer, qui se joue jusqu'au 6 avril 2025.

    Infos & billetterie ici.

    Crédit photo Jean Louis Fernandez

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le G-A-Y Bar, emblématique de la vie nocturne londonienne et de la communauté LGBTQ+, est désormais à vendre. Son propriétaire, Jeremy Joseph, a exprimé son ras-le-bol face aux réfractaires/opposants et aux restrictions de licence qui, selon lui, « ruinent Soho » comme il l’explique dans le quotidien Metro London.

    Ce lieu, qui a perdu de son dynamisme, est devenu un fardeau financier, notamment après la fermeture temporaire de son autre établissement, le Heaven Nightclub, suite à des accusations graves.

    Malgré ses efforts pour maintenir le G-A-Y Bar ouvert, notamment en envisageant de prolonger les horaires d'ouverture, Jeremy fait face à une opposition systématique de la Soho Society et des autorités locales. Il déplore un manque de soutien pour l'hôtellerie et les espaces LGBTQ+, affirmant qu'Old Compton Street a perdu son identité queer. Le bar, qui s'étend sur trois étages, offre une atmosphère conviviale avec un rez-de-chaussée élégant, une boîte de nuit au sous-sol et des espaces de détente au premier étage. Malheureusement, la fermeture du G-A-Y Late en novembre 2023 avait déjà annoncé une tendance inquiétante pour les lieux LGBT de Soho. La vente du G-A-Y Bar soulève des questions sur l'avenir de la culture nocturne queer de Londres. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Du 24 janvier au 21 juillet 2025, le Musée du Louvre s'apprête à accueillir une exposition inédite, Louvre Couture, qui marque un tournant dans l'histoire du musée. Pour la première fois, cet emblématique lieu se penche sur le dialogue entre la mode contemporaine et les chefs-d'œuvre de ses collections.

    Sous la direction d'Olivier Gabet et Nathalie Crinière, l'exposition met en lumière 65 silhouettes contemporaines et une trentaine d'accessoires, issus de grandes maisons telles que Chanel, Yohji Yamamoto et Dolce & Gabbana. Ces créations dialoguent avec des œuvres allant de Byzance au Second Empire, révélant les influences réciproques entre art et mode.

    En revisitant les styles décoratifs et l'ornement, Louvre Couture souligne les liens historiques qui unissent ces deux univers. Les prêtres de mode et d’art, tels que Jacques Doucet et Madame Carven, seront également évoqués, témoignant de la richesse des échanges créatifs. Cette exposition promet d'offrir un nouveau regard sur les objets d'art, à travers le prisme des créateurs contemporains, tout en célébrant l'héritage de la mode au sein de l'institution.

    Infos et billetterie ici.

    Bruno De
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  • Le Coco Loko, fermé récemment, il ne restait guère de lieu communautaire dans une si grand ville, mis à part le Buster, l’A2 et le Café Pompier.

    Qu’à cela ne tienne, le cabaret le Diamant Rose vient d’ouvrir un espace bar, histoire de boire un verre dans le feutré le jeudi, vendredi samedi et veille de jour férié de 19h à 2h. On y attend pourquoi pas des drag shows et autres soirées à thèmes.

    3 rue Prémeynard.

    instagram.com/diamantrose.bar

    Bruno De
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