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  • Ce ressortissant mexicano-britannique a pu enfin quitter le pays libre, après 6 mois de détention arbitraire suite à un piège tendu par la police Qatari sur Grindr.

    Parodie de procès, la justice du pays avait prétexté la détention de drogue pour l’incarcérer. Grâce à la mobilisation d’ONG. « Ce qui m'est arrivé pourrait arriver à n'importe qui », prévient-il. Il convient donc de rester très prudent dans ces pays où l’homosexualité est condamnée.

    Bruno De
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  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
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  • Un de plus. Le 11 juillet dernier, l’Agence France Presse qui a pu consulter le compte rendu officiel d’un conseil des ministres Burkinabé nous informe d’un projet de loi interdisant l’homosexualité. Jusqu’à présent, celle-ci n’était absolument pas dans le collimateur des autorités. Mais depuis qu’une trentaine de pays africains prennent des lois discriminatoires à l’attention de la communauté LGBTQI+, il semblerait que les pays les plus ouverts du continent prennent la même direction. Le régime militaire à la tête du pouvoir au Burkina Faso en est l’exemple.

    Le quotidien Libération explique que la Présidence a adopté un décret pour un nouveau Code des personnes et de la famille (CPF) qui « consacre l’interdiction de l’homosexualité ». Un premier pas contre les personnes de mêmes sexes avait été franchi lorsque « le Conseil supérieur de la communication, l’organe régulant les médias, avait décidé d’interdire de diffusion les chaînes de télévision faisant la promotion de l’homosexualité » en août dernier. C’est maintenant l’homosexualité dans sa globalité qui est ciblée. Même si le texte ne précise pas les sanctions encourues, le texte doit passer devant les députés pour validation.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Emboîtant le pas à sa voisine hongroise, ce pays de l’ex bloc soviétique interdit désormais toute « propagande LGBT » à l’école. Le 7 août, le parlement a adopté a la quasi unanimité une loi rendant illégal au sein des écoles, le fait d'encourager cette « orientation sexuelle non traditionnelle ». Dès lors, pas simple d’exposer la réalité en cours d’éducation sexuelle. Pire : ce texte rend difficile la lutte contre le harcèlement scolaire que subissent les jeunes LGBTQIA+

    D’éventuelles sanctions de l’Union européenne, dont le pays fait partie, pourraient-elles faire changer de direction ? On en doute, vu le peu d’actes concrets qui ont suivi la promulgation d’une loi similaire en Hongrie.

    Bruno De
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  • Lyon : Street queer de la rentrée

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    La rue Coysevox va être transformée par Body Design Lyon en un festival de couleurs, musique et solidarité. Au programme samedi 28 septembre de 16h à 23h : DJ sets, spectacles drag, buvette associative, prévention avec des stands de dépistage et distribution de matériel par Enipse.

    Bruno De
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  • Pour ceux/celles qui souhaitent emboîter le pas aux reines du drag, Stevie Rosebush propose des ateliers make-up/tenue/construction du personnage/performance. Ca se passe au bar le Boum les 12 et 19 septembre pour un show le 3 octobre.

    Inscription : boumequipe@gmail.com (avec en objet « Stevie’s Workshops »).

    Bruno De
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  • Ce lieu alternatif autogéré se retrouve dans une passe très difficile. Placé en redressement judiciaire, il reste 2 mois pour redresser la barre, avant d’être mis en vente. La viabilité économique dépend de la fréquentation. Pour aider, il faut d’abord s’y rendre et faire exploser le chiffre d’affaires ! Les événements proposés sont nombreux, à suivre.

    instagram.com/lamutinerieparis

    176 rue Saint Martin, 75003 Paris

    Bruno De
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  • Dans ce bar niçois, en plus de profiter de DJ sets, on peut aussi se cultiver grâce à des expos temporaires. Jusqu’au 7 novembre, la photographe Amandine André expose ses œuvres urbaines, réalisées au gré de ses voyages.

    RamDam, 3 rue Lascaris,  06300 Nice.

    Bruno De
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  • France : Record de Marches en 2024

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’été s’en va, la saison des Fiertés 2024 aussi. Il reste encore quelques occasions de défiler : Le 14 septembre à Limoges et Saint Nazaire, le 28 à la Roche-sur-Yon et Pau et le 12 octobre à Chambéry. Au total, plus d’une centaine de Marches a été organisée en France métropolitaine, chiffre record. Et on continuera à battre le pavé en 2025 !

    Bruno De
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  • Le conseil des superviseurs a voté une décision unanime en faveur de la protection des personnes transgenres, non binaires, non conformes au genre et bispirituelles qui viennent dans la ville pour recevoir des soins conformes à leur genre, contre les zones où les soins sont restreints. C'est l'une des premières grandes villes à adopter de telles protections. « La majorité de ces lois ciblent spécifiquement les personnes transgenres, y compris les jeunes », a déclaré le superviseur Rafael Mandelman au San Francisco Chronicle. « Alors que d'autres villes et États intensifient la haine, des villes comme San Francisco doivent intensifier l'amour.»

    La Californie est devenue un État sanctuaire pour les soins d'affirmation du genre à la suite de la signature par le gouverneur Gavin Newsom de la loi SB 107 en 2022. La loi interdit aux États qui ont banni le traitement salvateur de punir ceux qui se rendent en Californie pour le recevoir en empêchant la divulgation d'informations ou l'arrestation et l'extradition d'une personne sur la base d'ordonnances judiciaires d'un autre État. Alors que la Californie était déjà un État sanctuaire, la loi de San Francisco garantira spécifiquement que les ressources locales de la ville ne seront pas utilisées pour aider les forces de l'ordre d'autres juridictions dans leurs tentatives de poursuivre les familles des mineurs recevant des soins d'affirmation du genre, ainsi que leurs prestataires de soins de santé.

    Julien Claudé-Pénégry
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