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  • Les cinéphiles grenoblois vont se régaler du 29 septembre au 16 octobre avec la 26e édition de ce festival du cinéma LGBTQIA+. Tout le monde pourra trouver son bonheur dans la programmation variée de courts et longs métrages internationaux : des avant-premières, des exclusivités totales en France, du drame mélancolique, du teen movie exubérant, de la comédie débridée, de la romance poétique, il y en a pour tous les goûts

     

    Au-delà des projections, le festival propose aussi des évènements festifs et conviviaux, avec une buvette ouverte aux festivaliers, un after pour un samedi soir digne de ce nom, et une soirée de clôture en musique avec la compagnie des Gentils.

     

    Programme complet : www.vuesdenface.com

    Bruno De
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  • L'Espagne intensifie sa lutte contre les discriminations anti-LGBT+. Le Congrès des députés a approuvé une réforme clé du Code pénal visant à criminaliser les « thérapies de conversion », prévoyant désormais des peines allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour leurs auteurs. Fondées sur l'idée fausse que l'homosexualité ou la transidentité seraient des pathologies à corriger, ces pratiques destructrices subissent un coup d'arrêt juridique majeur.

    Jusqu'alors passibles de sanctions administratives dans certaines régions, elles deviennent de véritables délits pénaux à l'échelle nationale. En envoyant les responsables de ces dérives derrière les barreaux, Madrid confirme sa posture de pionnier européen : l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne se soignent pas, elles se protègent.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Plus de trois ans après le suicide tragique de Lucas, treize ans, collégien dans les Vosges, la justice a tranché. La cour d’appel de Paris a reconnu définitivement que l'adolescent a été victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle. Cette décision infirme la relaxe prononcée en novembre 2023 par la cour d'appel de Nancy. Appuyée par l'enquête administrative et les signalements répétés de l'élève, la juridiction a établi que les insultes et moqueries subies avaient altéré sa santé psychique.

    Cependant, le lien de causalité direct entre ces faits de harcèlement et le suicide du jeune garçon n'a pas été retenu. Si cette distinction juridique laisse place à l'incompréhension, la reconnaissance de la discrimination homophobe soulage la famille. Elle rappelle que ces violences verbales ne doivent pas être prisent à la légère. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Sur un continent où les droits LGBTQI+ sont de plus en plus menacés, le Botswana pourrait de nouveau marquer l'Histoire.

    En couple lesbien, Bonolo Selelo et Tsholofelo Kumile ont saisi la Haute Cour pour contester la loi réservant le mariage aux hétérosexuels. Elles revendiquent simplement l'égalité des droits et la protection de leur foyer. Après la dépénalisation de 2019 et la récente révision du code pénal, le pays aborde une étape clé : passer de l'absence de poursuites à la reconnaissance familiale.

    Malgré la ferveur des opposants religieux, cette action rappelle une vérité fondamentale : tolérer ne suffit pas, la justice exige d'accorder à chaque foyer la même dignité devant la loi. Si cela est reconnu, le Botswana sera alors le deuxième pays d’Afrique à reconnaitre légalement le mariage de personne de même sexe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Allemagne : du rififi LGBT

    En Allemagne, les questions LGBT+ bousculent le paysage politique. D'après Le Figaro, la démission du chef des députés conservateurs, visé par des critiques internes en tant que « père d'un enfant né sous GPA », met en lumière les tensions sur la parentalité.

    Parallèlement, l'affaire de la militante d'extrême droite Marla-Svenja Liebich — condamnée puis transférée dans un établissement pour femmes malgré une transition perçue comme une provocation — a conduit la justice à trancher. Elle a été affecté à un centre pénitencier « masculin » pour purger sa peine d’un an et demi d’emprisonnement pour incitation à la haine raciale et diffamation. Alors que le gouvernement annonce vouloir réexaminer la loi sur l'autoidentification de genre pour éviter les abus, ces polémiques révèlent un débat de fond. Entre progrès sociétaux et instrumentalisations politiques, l'Allemagne cherche un difficile équilibre.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • C’est un nouveau coup dur pour les espaces queer à Paris. Le Bunker Bar, lieu incontournable de la jeunesse LGBTQ+ et militante de la capitale, se retrouve aujourd’hui au cœur d'une vive tourmente après avoir écopé d'une mise en demeure. Une épée de Damoclès qui relance le débat brûlant sur la survie et la légitimité des lieux alternatifs face aux pressions extérieures. Ouvert pour offrir un refuge sûr et festif aux minorités, le bar s'est rapidement imposé comme un tiers-lieu indispensable. Mais cette visibilité, couplée à son ancrage politique et intersectionnel, en fait régulièrement la cible de tensions. La récente notification reçue par l'établissement illustre la fragilité de ces écosystèmes nocturnes, souvent soumis à des contrôles accrus et à des injonctions qui menacent directement leur équilibre économique et leur existence même.

     

     Face à cette menace juridique et administrative, la communauté ne compte pas baisser les bras. Les appels à la solidarité se multiplient sur les réseaux sociaux, rappelant à quel point ces espaces d’autonomie sont vitaux dans un tissu urbain de plus en plus standardisé et gentrifié. Alors que les menaces de fermeture et les pressions de toutes sortes pèsent lourdement sur les initiatives queer et racisées, l'affaire du Bunker Bar met en lumière l'urgence de défendre ces lieux communautaires face aux tentatives d'asphyxie. La mobilisation s'organise pour que le Bunker continue d'exister.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Airbnb a frappé fort. La plateforme de location a supprimé définitivement le profil de Yona Faedda, militante du collectif féministe et réactionnaire Némésis. En cause ? Des banderoles polémiques déployées depuis des logements loués, immortalisées pour alimenter les réseaux sociaux. On y dit des propos racistes : « protégeons les femmes. Expulsons les agresseurs étrangers ». « Une décision prise sous la pression médiatique », s'indigne l'intéressée. Cette dernière affirme n’avoir jamais reçu d’avis négatif ni dégradé les biens et estime que la sanction relève de la censure. De son côté, l’entreprise invoque le respect de ses « normes et politiques ». 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le film 100% trans de Lilly Wachowski ne verra pas le jour

    transgenres, cinema

    Hollywood ferme ses portes au prochain projet de Lilly Wachowski. La cocréatrice de Matrix se heurte à une fin de non-recevoir des studios pour financer un long-métrage doté d'un « casting fait exclusivement d'acteurs trans ».

    Interrogée par la radio américaine KCRW, la cinéaste a dénoncé cette frilosité structurelle : « personne ne veut le faire, c'est un mur », confie-t-elle, pointant le refus persistant des grandes sociétés de production à parier sur une visibilité queer totale.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Une seule webapp, un seul site internet vous informe des événements festifs et culturels en France et dans plus de 20 pays européens : www.everydaypride.eu.

    La recherche est simplissime : par lieu, catégorie (gay, lesbienne, trans, queer, FLINTA, friendly) et type d’événement. Que vous recherchiez une sortie ou une activité clubbing, culture, spectacle, apéro, concert, festival, jeu, prévention, repas, sport, vacances, fetish, voire même Marche des Fiertés/Pride, vous trouverez forcément parmi plus de 670 000 rendez-vous étalés sur 12 mois.

    Bruno De
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  • Ce n’est que la deuxième personnalité politique à faire état de son statut sérologique. En effet, l'élue communiste parisienne Raphaëlle Primet a révélé publiquement être séropositive. Un choix fort pour briser le silence et combattre les préjugés liés au VIH. Dans un entretien accordé à l’Humanité, la prise de parole de la conseillère de Paris intervient en marge d'un mouvement de mobilisation autour de la sérophobie : une grève de la faim menée par Christophe Paco et Nicolas Aragona, tous deux militants engagés contre les discriminations faites aux personnes vivant avec le VIH.

    « Je ne m’en suis jamais cachée, mais je ne l’avais jamais déclaré publiquement, exprime Raphaëlle Primet. Plusieurs personnes m’avaient déjà demandé pourquoi je ne le faisais pas ». L'élue rappelle une réalité essentielle mais encore trop méconnue : aujourd'hui, grâce aux traitements, les personnes séropositives sous traitement ne transmettent plus le virus (selon le principe I=I soit Indétectable = Intransmissible).
    Pourtant, la peur, l'ignorance et le rejet demeurent ancrés dans la société. En s'exposant, Raphaëlle Primet espère faire bouger les lignes politiques et juridiques, plaidant pour une meilleure reconnaissance de la sérophobie comme une discrimination à part entière nécessitant des sanctions et une protection accrue des droits des personnes concernées. 

    Crédit photo : DR

    Julien Claudé-Pénégry
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